Les comités toulousains d’Espaces Marx, des Amis du Monde
Diplo, d’ATTAC et la Librairie La Renaissance 20h30 vous invitent à
débattre sur

« Les enseignements de la crise des années
1930 : d’une crise systémique à l’autre »

avec
l’historienne de la synarchie

Annie Lacroix-Riz

Les « trente glorieuses » n’avaient fait que freiner la croisade entreprise après la
guerre de 1914 – 1918 par l’oligarchie financière pour asservir la démocratie
(cf. le mur de l’argent contre le « cartel des gauches » de 1924).
Quel est le nouveau mur actuellement ?
Depuis quand la haute finance est-elle mondialisée ?
Quel est le rôle du « contrôle » monétaire dans cette nouvelle croisade
(cf. Warren Buffet : « dans cette guerre des classes, c’est nous qui gagnons »)
Le « couple » franco-allemand et le bloc anglo-saxon : quelles rivalités entre
« frères » ennemis ?
Qui dirige : le politique, l’économique ou la finance ?
Jusqu’où risque de déboucher cette crise ?
Quels instruments (locaux et globaux) sont nécessaires pour (nous) en sortir ?

Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. On l’appelle « la Firme », comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.

(France, 2012, 75mn)
ARTE F

Voir la vidéo ici : http://videos.arte.tv/fr/videos/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde–6894428.html

Il manque 2 Mds€ au secteur hospitalier en raison de la disparition de la banque Dexia, selon nos informations. Des responsables d’hôpitaux tirent la sonnette d’alarme.

La vague de choc provoquée par le démantèlement de la banque Dexia n’en finit pas de faire des dégâts. Après les collectivités locales, c’est au tour du secteur hospitalier de subir la fermeture du robinet de financement que représentait la banque publique. Selon nos informations, il va manquer plus de 2 Mds€ aux hôpitaux cette année. Cela représente environ 50% des besoins de ces établissements de soins. Des besoins de crédits, tant de long terme, nécessaires pour les investissements (1,5 Md€), que de trésorerie (600 M€) pour leur fonctionnement courant. « Nous sommes face à un risque de credit crunch (pénurie de crédit) », s’inquiète le directeur d’une agence régionale de santé.

« Les hôpitaux souffrent d’un vrai problème d’accès aux liquidités bancaires depuis cet automne. Dexia, notre interlocuteur numéro un, s’est effondré et le relais n’a pas été pris par les acteurs bancaires traditionnels », s’inquiète la Fédération hospitalière de France (FHF), qui regroupe plus d’un millier d’hôpitaux publics et dont le président tirait déjà la sonnette d’alarme dans nos colonnes voilà quelques semaines. Deux tiers des hôpitaux, notamment des petites et des moyennes structures, pourraient être prochainement en cessation de paiement. Une partie des chantiers prévus en 2012 est arrêtée, avec des conséquences catastrophiques pour le secteur du BTP et les économies locales. Partout en France, les directeurs d’hôpitaux ont parfois du mal à payer les salaires de leur personnel.

La santé, un secteur peu rémunérateur pour les banques

La Banque postale doit reprendre, avec la Caisse des dépôts, une partie des activités de Dexia, mais le dossier n’a pas encore reçu le feu vert de Bruxelles. Son implication prend donc du retard. Autre difficulté, la Banque postale comme les autres établissements traditionnellement prêteurs, comme les Caisses d’épargne, le Crédit agricole, la Société générale et le Crédit mutuel Arkea, manquent des compétences requises en matière d’analyse du risque spécifique aux hôpitaux. En outre, les nouvelles règlementations bancaires en matière de fonds propres (techniquement appelées normes Bâle 3) font des hôpitaux, gros consommateurs de prêts à long terme, des clients peu attractifs. Contrairement aux entreprises et aux particuliers, les hôpitaux font très peu de dépôts, ne souscrivent pas de produits d’épargne et n’achètent aucune prestation de conseil, autant d’activités extrêmement rémunératrices pour les banques.

Certains gros hôpitaux comme ceux de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) ou de Grenoble arrivent à lever des fonds sur le marché obligataire. C’est-à-dire qu’ils se financent sur les marchés financiers hors des circuits bancaires. Mais ces montages sont très compliqués et les hôpitaux plus modestes n’ont pas cette possibilité. Les pouvoirs publics ont déjà demandé par deux fois à la Caisse des dépôts de voler au secours du secteur de la santé. Mais elle ne pourra pas continuer à financer des investissements sur quinze ou vingt ans alors que l’essentiel de ses ressources provient des fonds du livret A déblocables par leurs titulaires à tout moment. « En attendant l’émergence d’une nouvelle banque de financement des collectivités locales et des hôpitaux, qui ne devrait pas intervenir avant l’automne, la Caisse des dépôts et la Banque Postale vont s’arranger pour prêter un peu d’argent », précise une source proche du dossier. Toujours est-il que la plus grande des incertitudes demeure sur l’avenir financier de nos hôpitaux.

Source : Le Parisien

JANNICK ALIMI ETMATTHIEU PELLOLI | Publié le 12.05.2012,

P.-S.

Un petit lien vers la carte des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales et les hôpitaux… en France les chiffres datent de 2009 aujourd’hui, ils sont en augmentation. http://www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique

Notre cher hôpital apparaît, il est financé par la banque DEXIA qui a fraulé la faillite en 2008 et recapitalisé de justesse par l’État.

Pendant les années 2000 elle a, avec d’autres banques restructuré les emprunts des collectivités locales pour les farcir de produits toxiques et faire des gains rapides mais trés risqués et ce qui devait arriver, arriva, en 2008 BOUM !

Aujourd’hui les taux d’intérêts de ces produits financiers explosent jusqu’a + 50% dans certain cas…

Une crise en cache une autre, alors faillite généralisé des villes hôpitaux avant ou après 2012 ?

Le capitalisme est à genou qu’attendons nous pour l’achever ?

PJ: un courrier de notre formidable DG qui tentait de nous rassurer sur DEXIA dans son éditorial, en novembre 2008.

par John Vassilopoulos

Depuis la fin du mois de mai et jusqu’à la mi-juin, les plus importantes compagnies pharmaceutiques ont imposé un embargo sur les hôpitaux publics grecs pour protester contre la tentative du gouvernement social démocrate PASOK de réduire la dette du service public de santé. Ce boycott a représenté un risque de catastrophe sanitaire en Grèce, les médecins étant contraints de reporter des interventions médicales du fait d’un manque de produits essentiels.

Le gouvernement Papandreou a cherché à vendre la dette du service de santé (qui s’était accumulée principalement du fait des prix excessifs imposés par les compagnies pharmaceutiques) sous forme d’obligations à forte décote ou « à coupon zéro » qui auraient forcé les compagnies pharmaceutiques à supporter une perte estimée à 19 pour cent sur une dette combinée de 6,2 milliards. Cette mesure concernant la dette fait partie de la promesse d’Athènes d’appliquer les diktats des marchés financiers mondiaux l’enjoignant à réduire de façon draconienne les dépenses publiques. Continue reading « Embargo de médicaments sur le service de santé grec ! »