Hôpitaux en grève


Plus de 44 hopitaux sont (déjà) en gréve, mais, hormis le Parisien Libéré, la presse locale, et les chaines régionales de FR3, la presse Nationale reste silencieuse…

Ainsi, à Rouen, le CHU est en gréve avec des AG de plus de 250 perosnnes. Sur Paris, une flambée de grèves reconductibles touche plusieurs hôpitaux de l’AP-HP.  » Depuis Lundi 4 octobre, par exemple,Tenon et Béclère sont en grève recondctible.

Tenon est situé dans le complexe Nord Est Parisien, déjà « à l’affiche » pour la fermeture du centre d’IVG, la fermeture annoncée de l’hôpital Trousseau, les restructurations sur Saint Antoine, etc.. Face au manque de personnel , dans une 1ère étape, dés le 27 septembre, les services d’oncologie et de radiothérapie se sont mis en grève, et le 4 octobre le mouvement s’est étendu à l’ensemble des services, notamment les urgences, et au personnel ouvrier et administratif. Le personnel dénonce le manque d’effectifs, les suppression de postes, de lits et la fermeture de salles, les horaires variables imposés, les changements d’horaires arbitraires et les conditions de travail déplorables. Signe qui ne trompe pas , le week-end,du 2 au 3 ; la Préfecture à décidé de bloquer l’accès aux urgences de Tenon , et de délester les ambulance sur d’autres hôpitaux, à cause du manque criant d’infirmières. Seules les urgences pour piétons étaient ouvertes ! Voilà où mène la politique actuelle Le personnel est sorti hors mur, distribuant des tracts au marché Belgrand du mercredi, et organisant une manifestation autour de l’hôpital et de la mairie Jeudi, avec un très bon accueil de la population. Une vidéo montrant l’entrevue du personnel et de la direction (qui vaut le coup d’œil) est disponible sur http://video.aol.ca/video-detail/di...

Sur Béclère, la colère montait depuis plusieurs mois, là aussi face aux suppressions de postes, mais aussi, motif de la grève, la fusion administrative de l’hôpital Antoine Béclère avec Bicêtre et Paul Brousse avec toutes ses conséquences sur le budget, les postes, et l’autonomie médicale . La 1ère AG a plus de 200 personnels a eu lieu lundi à 9 H en présence des maires de Clamart et de Fontenay aux Roses. Une nouvelle AG Mardi, très combative, a vu la direction venir expliquer que la grève était « illégale et dangereuse », alors même que le personnel s’était organisé pour que les soins continuent d’être assurés en totalité. Depuis, la grève continue …. Dans les deux cas, la grève est reconductible, en AG journalière à 9h, avec blocages de la direction et des services administratifs et d’encaissement par le personnel

Dans les deux cas, Les problèmes découlent directement de la loi Bachelot et de ses conséquences pour l’AP-HP, transformant le service public en Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), avec priorité non à la qualité des soins, mais la production de points d’indices « rentables » pour l’AP-HP. Hors les conditions de travail pour les personnels (« les urgences sont au bord de l’asphyxie », titre par exemple le Parisien), ces restructurations impacteront directement sur les patients, et , par exemple, pour avoir une chambre individuelle , il faudra payer désormais 55 euros par jour. Plus globalement, par exemple, l’ARS dirigée par Evin prévoit de ne laisser subsister en Ile-de-France qu’un seul bloc opératoire de nuit par département (37 blocs devront fermer, ce qui à terme signifie la fermeture de tout le service de chirurgie, puis de l’hôpital concerné, pour laisser le champ libre au privé). Même chose à Mantes-la-jolie où un service de cardio tout neuf ferme … car deux cliniques privées existent dans la région proche.  Sur le 20ème, un tract unitaire a été rédigé à l’initiative du collectif retraite pour être distribué au plus vite à la population.

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