lequotidiendumedecin.fr 21/09/2012

Le regard pessimiste des Français à l’égard du système de santé est tenace. Selon un nouveau sondage*, 64 % d’entre eux le jugent inéquitable et inapte à réduire les inégalités. Et 71 % d’entre eux pensent que nous n’avons pas les mêmes chances à l’égard de la santé.

Sans surprise, les plus défavorisés ressentent plus fortement cette injustice. Pour expliquer l’inégalité d’accès aux soins, ils avancent des arguments traditionnels : les revenus, cités par 74 % des répondants, les couvertures complémentaires santé (60 %), et le lieu d’habitation (33 %), devant les conditions de travail et l’éducation. Les Français dénoncent au passage le
coût excessif des soins : 60 % considèrent qu’ils ne sont pas au juste prix, tout en reconnaissant qu’ils sont de qualité (88 %).

Loin de se dédouaner, les Français se disent responsables à 46 % de la Sécurité sociale, un sentiment surtout partagé par les moins de 35 ans, les employés, et ceux qui jugent équitable le système.

Ils sont près de 20 % à accuser l’industrie pharmaceutique ou l’État d’être à l’origine du déficit de la Sécurité sociale. Le secteur de la santé dans son ensemble (laboratoires, médecins, établissements) est pointé du doigt par un tiers des Français. Une des conséquences des scandales sanitaires, analyse l’institut de sondage.

Refus de la fermeture des petits hôpitaux

Pour réduire le trou de la Sécurité sociale, les citoyens hésitent sur les mesures couramment évoquées, comme le déremboursement des médicaments peu utiles (57 % y sont favorables), les forfaits et franchises (56 %) ou le transfert des remboursements aux mutuelles (41 %). Seule prise de position ferme, ils s’opposent (à 80 %) à la fermeture des petits
hôpitaux.

Les Français se disent prêts à modifier leurs comportements. 95 % des porteurs de lunettes éviteraient d’en changer (par souci esthétique, si ce n’est pas médicalement nécessaire) pour améliorer les finances publiques, 84 % limiteraient leur consommation de médicaments et 81 % privilégieraient les génériques.

C.G.
*Réalisé par LH2 pour la Fondation April par téléphone du 23 au 26 mai 2012
auprès d’un échantillon de 1 003 personnes selon la méthode des quotas.
http://www.april.fr/sites/default/files/presse/docs/barometre_de_la_sante_equitable_-­‐
_31.08.12.pdf
http://www.fondation-­‐
april.org/user/files/file/Page%20Prix%20de%20la%20santé.pdf

Installation des jeunes médecins : coercition ou incitation ?
C’est la question piège, celle de tous les clivages.

Une réponse fermée sur un des choix est réductrice et n’a pas de sens.
- Parler d’incitation financière pour attirer dans des zones rurales des professionnels revient à légitimer les revendications corporatistes de médecins libéraux qui veulent des droits en refusant tout devoir vis-à-vis de la société.
- Parler de coercition fait se dresser l’épouvantail d’une médecine organisée par un Etat autoritaire sans choix pour les praticiens ni pour les patients et sans garantie sur les conditions d’exercice ni la qualité des soins.

La question a jusqu’à présent été posée en ces termes par des gouvernements qui ont mené une politique responsable de ces problèmes de démographie médicale :
- Concentration des étudiants en médecine dans les grands centres urbains : formation dans les grands centres hospitaliers et concours axés vers le choix prioritaire de spécialités autre que la médecine générale.
- Mauvaise répartition des installations de professionnels de santé selon l’idéologie que la loi de l’offre et de la demande suffit à réguler la démographie ; or les médecins peuvent arriver à gagner leur vie dans une zone à démographie forte, car l’activité libérale leur permet un certain nombre de pratiques profitables : multiplication des actes, dépassements d’honoraires en secteur 2…
- Disparition des hôpitaux de proximité, laissant des régions sinistrées, avec de longs trajets à effectuer pour les patients, et un réseau de correspondants limité pour les professionnels.
- Perte d’attractivité des zones rurales et de certaines zones urbaines avec la fermeture de la Poste et de l’école du village, la mise en place de centres commerciaux aux dépends de l’épicerie de village et l’abandon des banlieues en zones ghettos avec le départ des commerces et services.
- Démantèlement économique des zones rurales et de certaines banlieues en ayant laissé faire les délocalisations et les fermetures d’entreprises et en n’ayant mené aucune politique de lutte contre les inégalités.

Il faut faire d’autres choix politiques et sortir du questionnement stérile entre coercition et incitation en créant dès maintenant un secteur de santé publique de proximité :
Les droits à l’éducation, au logement, à la santé relèvent des fonctions de l’Etat et des collectivités locales. Dans chacun de ces domaines, il faut recenser les besoins de la population et développer un véritable secteur public de proximité à la disposition des usagers dans lequel les professionnels auront des droits et des devoirs.

Les soignants doivent exercer dans les lieux où leur présence est nécessaire et ils doivent bénéficier des moyens nécessaires à une qualité de travail et de soins :
- L’exercice doit se faire dans un cadre collectif et pluridisciplinaire avec du temps pour la concertation, la formation et l’enseignement.
- Les revenus des soignants doivent y être fixés à même hauteur que celui des hospitaliers, avec la mise en place de nouveaux modes de rémunération : salariat, forfait, capitation.
- L’accès aux soins doit y être garanti : pas de dépassements d’honoraires, pratique de tiers-payant.
- Une approche globale de qualité doit y être facilitée par le travail en pluridisciplinarité, la collaboration entre le médical et le social et celle entre les différents lieux de soins ambulatoires et hospitaliers, dont l’accessibilité doit être rétablie.
- L’indépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique et des autres lobbies financiers (assurances…) doit y être assurée.

Mobilisons nous pour la création d’un secteur de santé publique de proximité qui ne pourra exister sans une autre politique d’aménagement du territoire et de lutte contre les inégalités.

SMG

Signez la PETITION_LANNEMEZAN

L’exception géographique retenue par le tribunal administratif de Pau en novembre 2007 reste toujours d’actualité.
Le seul argument donné par l’Agence Régionale de Santé dans son courrier du 24 août 2011 pour ne pas la rouvrir est le manque de pédiatre. Le rôle des autorités de santé de notre pays n’est-il pas de former et répartir les médecins
spécialistes?

Le bloc est maintenu jusqu’en 2017, nous avons maintenant deux gynécologues obstétriciens, deux sages-femmes, le pédiatre peut venir en rotation avec Saint-Gaudens et Tarbes.
Pour l’ARS, le centre médico-chirurgical équilibre son budget à lui seul, cela démontre que la population du secteur utilise volontiers ce service public de santé de proximité.
Doit-on fermer les maternités et regrouper les hôpitaux ou obliger les jeunes diplômés à s’installer dans les déserts médicaux deux ou trois ans après leurs études ? Ne serait-ce pas une solution à mettre en place y compris par décret pour débloquer la mauvaise situation de notre région ? Continue reading « LA MATERNITE DE LANNEMEZAN DOIT ROUVRIR ! »

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Les années se suivent et malheureusement, elles se ressemblent en ce qui concerne les attaques sur le service public. Les crises financières qui se succèdent, au lieu de considérer le service public comme un rempart (même partiel) à l’aggravation de l’injustice sociale et écologique, servent au contraire d’arguments éhontés pour mieux les ouvrir à la concurrence. Continue reading « AG de la Coordination des hôpitaux de proximités »

Chers amis, bonjour. Meilleurs vœux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année de lutte,

Comme vous le savez peut-être, les comités de défense des hôpitaux de Lourdes, Tarbes et Bagnères, sont à l’origine de la création du Collectif « Hôpitaux Santé 65 – Mon hôsto j’y tiens ». Ce Collectif est composé, en plus des comités de défense des hôpitaux, de partis politiques (PG, PC, GU, NPA, PS, Europe-Ecologie les verts, MODEM), de syndicats (CGT Santé 65, Sud Santé Sociaux 65) et d’associations (Convergence65 pour la défense et le développement des services publics, la Ligue des Droits de l’Homme). Continue reading « POUR LA DEFENSE DES HOPITAUX PUBLICS DU 65 »

Petits hôpitaux : Bachelot prescrit le sursisPrévu pour la fin juillet, le décret fixant à 1 500 actes chirurgicaux par an le seuil d’activité en dessous duquel les blocs opératoires devront fermer, a été reporté « sine die ». Une mission d’information pourra être saisie par les villes dont le bloc pose problème.

oilà qui va apaiser les maires des petites villes menacées de la fermeture de leur hôpital. Roselyne Bachelot a entendu leurs doléances. Il faut dire, qu’à la mi-juillet, ils étaient venus à Paris donner de la voix et demander « un peu de considération de la part de l’autorité de tutelle pour le travail mené sur le terrain. » La ministre de la Santé a fait savoir hier qu’elle reportait « sine die » la parution du décret prévoyant la fermeture des services chirurgicaux à faible activité. Continue reading « Petits hôpitaux : Bachelot prescrit le sursis »

AFP

PARIS — Les petits hôpitaux vont pouvoir souffler encore quelque temps, le ministère de la Santé ayant reporté sine die la parution d’un décret controversé prévoyant la fermeture des blocs opératoires à activité réduite, qui avait suscité la colère de certaines collectivités locales.

De Julie CHARPENTRAT (AFP) –

La parution du texte – initialement prévue fin juillet, début août – qui menace les entités opérant moins de 1.500 personnes par an, est « reportée », a indiqué mardi à l’AFP le ministère de la Santé, confirmant une information du Monde, sans donner de nouvelle échéance. Continue reading « Blocs : Le ministère de la Santé offre un sursis »

Liste des hôpitaux de Midi Pyrénées dont les services de chirurgie sont menacés par l’annonce de Bachelot :

CH LAVAUR

CH LANNEMEZAN

CH DELPECH DECAZEVILLE

CH FIGEAC

CHIC CASTELSARRASIN-MOISSAC

CH ARIEGE COUSERANS

Les fermetures annoncées ce dimanche ne doivent pas surprendre, c’est la nième décision gouvernementale en ce sens depuis plus de 15 ans.

La loi HPST-Bachelot amplifie et accélère cette politique qui vise a restreindre le service public et a favoriser le prive lucratif,  ce que la fermeture de la radiothérapie de Guéret confirme. Sans compter les menaces qui se profilent contre la Sécurité sociale… Continue reading « Non aux restructurations-destructions de Sarko/Bachelot »

des comités de défenses des hôpitaux et maternités de proximité

FACE AUX ARS ET EN RAPPORT AVEC LES MÉCONTENTEMENTS ET MOBILISATIONS QUI SE FONT partout sur le territoire, la Coordination nationale a centré ses 14° Rencontres sur les ARS et la problématique régionale, SANS OUBLIER QUE LES RESTRICTIONS DE LA DÉMOCRATIE SANITAIRE ET DE L’OFFRE DE SOINS PROVIENNENT D’UNE POLITIQUE NATIONALE CENTRALISTE, DONT LA LOI HPST QUE NOUS CONDAMNONS TOUJOURS TOTALEMENT.

Les 14° Rencontres de la Coordination nationale auront lieu à Arcachon-Cazaux les 22 et 23 mai Salle des fêtes de Cazaux. Commune de La Teste de Buch, 18, avenue du Maréchal Leclerc. Continue reading « Les 14° Rencontres de la Coordination nationale »