Le déclenchement du plan blanc au CHU de Toulouse du fait de la mobilisation importante des médecins libéraux pendant l’épidémie saisonnière et alors qu’il y a très peu de congés en janvier au CHU montre le sous-dimensionnement du CHU de Toulouse au regard des besoins réels de la population. Après la psychiatrie et l’obstétrique en passant par l’orthopédie dans le département, on a un nouvel exemple qui prouve que le transfert d’activité sanitaire vers le privé est un choix néfaste de l’ARS et du ministère de la santé.
Le personnel du CHU de Toulouse aurait dû être consulté pour le déclenchement du plan blanc, notamment sur les conséquences sur les conditions de travail et leur santé des mesures annoncées qui sont les suivantes :
• Déprogrammation des interventions et examens (qui se reporteront plus tard…)
• Recours aux heures supplémentaires pour le personnel soignant et support.
• Réouverture de lits et de salles d’accouchements à iso-effectif.
Il manque aujourd’hui 280 médecins libéraux pour que tous les haut garonnais aient un médecin traitant, 400 manqueront en 2027, on a un échantillon de la catastrophe sanitaire annoncée.
La psychiatrie est absente du plan blanc présenté. L’ambulatoire des urgences doit être rouvert immédiatement ainsi que la quatrième ligne de SMUR.
Il faut que la direction satisfasse immédiatement les revendications du personnel du CHU de Toulouse, notamment de renfort des urgences pédiatriques, de l’imagerie et des secteurs de psychiatrie en demande depuis des mois. La direction doit stopper les projets de réorganisations dégradant les conditions de travail du personnel hospitalier.
Nous notons aussi que l’ARS et les administrations sont beaucoup moins véhéments avec les médecins qui ne suivent pas les réquisitions que sur les agents du CHU qui n’ont pas répondu aux assignations de manière tout à fait légale pour des revendications beaucoup plus nobles que certaines revendications du mouvement des libéraux.
La demande de la CGT de centres publics de santé dans les déserts médicaux et de mettre en projet un troisième hôpital à Toulouse trouve toute sa pertinence. Nous demandons de nouveau l’abrogation de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux qui nous empêchent d’embaucher 1200 hospitalier.e.s au seul CHU de Toulouse.
