Après les retraites, inquiétude sur la santé


Une trentaine de personnes ont fait hier le siège de l’agence régionale de santé. Ils manifestaient leur inquiétude pour l’accès aux soins et dénonçaient le manque de moyens des établissements hospitaliers.

Prise en charge des soins, remboursement des médicaments, défense de l’hôpital public : hier, au siège de l’ARS (agence régionale de santé) Midi-Pyrénées, syndicats, associations, personnels soignants, usagers ont manifesté « pour défendre le système de santé français que tout le monde admirait il y a soixante ans ». Avec, en ligne de mire, les mesures contenues dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2011. « Aujourd’hui, on file droit vers un système à l’américaine, une privatisation de la santé, une précarisation des plus faibles. Après les retraites, c’est la santé », souligne un manifestant venu dès 8 h 30 pour faire le siège de l’ARS. Infirmiers de l’hôpital Marchant toujours en grève, médecins de Purpan, soignants de Rangueil, coordinateur d’Act Up, tous étaient venus pour témoigner de la dégradation des conditions de travail. Des histoires différentes mais un seul dénominateur commun : le manque de moyens. « Je suis kiné à l’hôpital, explique Alain. Avant, j’étais
affecté à un service. Ce n’est plus le cas et on ne nous remplace plus. Nous ne sommes plus la priorité de l’administration ».

Une délégation a été reçue pendant deux heures par Jean-Luc Lebeuf, directeur général adjoint de l’ARS. « Nous ne faisons que mettre en œuvre une politique budgétaire restreinte mais nous veillons à ce que l’offre de soins reste de qualité. Nous ne pouvons pas faire de politique sectorielle, nous essayons d’offrir un panier de soins par bassin de population ». C’est ce que le projet régional de santé détaillera au premier trimestre 2011.

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