MERCI LA LOI BACHELOT !!!


Les enfants cardiaques transférés en urgence
Les enfants cardiaques sont transférés à Bordeaux, Marseille ou Paris. Photo archives DDM.

Surpris ou mécontents, le CHU de Toulouse et la clinique Pasteur n’ont eu d’autre choix que de prendre acte de la décision de la commission exécutive de l’Agence régionale de l’hospitalisation suspendant la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse (lire nos éditions précédentes). Hier, les directions des deux établissements ont confirmé leur intention de déposer une demande de recours gracieux auprès de la ministre de la Santé.

Mais c’est à une autre urgence, plus immédiate, qu’elles s’emploient à répondre : « organiser les transferts des enfants vers les autres centres de Marseille, de Paris ou Bordeaux, selon les choix des familles », expliquent-elles. Par ailleurs, les directions ont écrit au directeur de l’ARH de Midi-Pyrénées, un courrier a été adressé à Pierre Gauthier, le directeur de l’ARH de Midi-Pyrénées, lui demandant de confirmer très rapidement les termes du communiqué du 28 décembre 2009 indiquant « que l’ARH laissera le temps nécessaire à l’établissement de préparer son dossier pour se mettre en conformité, le CHU conservant dans ce temps son activité ».

De leur côté, les présidents des communautés médicales du CHU de Toulouse et de la clinique Pasteur ont demandé hier à être reçus par la ministre de la Santé. Elles se disent « surprises et très affectées de
[une] décision de l’ARH Midi-Pyrénées[…] lourde de conséquences en termes de santé publique car elle conduit à l’arrêt brutal de l’activité d’un centre en pleine expansion, dont la qualité médicale n’est pas remise en cause ». La décision de l’ARH n’en finit plus de susciter émotion et indignation. Après les réactions du président du conseil régional, Martin Malvy ; du conseil général, Pierre Izard ; ou des familles de patients, voici celle, indignée, du sénateur Jean-Jacques Mirassou, qui demande à Roselyne Bachelot de revenir sur « cette décision absurde de l’ARH, révélée par voie de presse », qu’il qualifie de « défi au simple bon sens » et constitue selon lui « une sanction injuste à l’égard de nos plus jeunes malades et de la communauté médicale hospitalière » : « Comment justifier une décision qui, en prétendant les sécuriser, impose le transfert de ces enfants à Marseille ou Bordeaux dans des conditions qui vont obligatoirement les pénaliser sur le plan sanitaire mais également au niveau de l’organisation matérielle subie par leurs familles ? » interroge le sénateur.

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