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Depuis plusieurs jours, il est pointé dans différents médias que plus de 200 000 doses du vaccin Astrazeneca dorment dans les frigos. A l’heure ou nous manquons cruellement de vaccins pour qu’une majorité de la population soit protégée le plus rapidement possible, cette nouvelle peut sembler déconcertante. Comment cela est-il possible? Depuis le 6 février, l’ensemble des personnels soignants et hospitaliers peuvent se faire vacciner avec ce vaccin, or la majorité d’entre eux ne se sont pas encore inscrits. En cause? 52% des personnes vaccinées avec astrazeneca subissent des effets secondaires, qui souvent peuvent entraîner des arrêts maladie. Ces effets secondaires sont connus et ne sont en soit pas « extraordinaires », cela arrive avec de nombreux vaccins de ce type, à savoir des vaccins composés d’une souche de virus atténuée. Nous pouvons comprendre qu’un certain nombre de nos collègues ne souhaitent pas se faire vacciner, y compris au vu du manque de transparence sur les différents vaccins. Mais le problème semble plutôt ailleurs. En effet, lorsque nous avons interpellé la direction du CHU de Toulouse sur les conséquences de ces arrêts maladie post vaccins sur nos collègues, que nous a t’elle répondu? Que ces arrêts entraîneraient un jour de carence comme tous les arrêts… malgré les engagements qui avaient été pris par le DRH. Voilà le message envoyé aux personnels hospitaliers qui font la démarche de se faire vacciner, pour certes se protéger eux mais avant tout pour protéger les patients: vous avez 1 chance sur 2 de perdre du salaire si vous faites ce choix! Éventuellement deux fois même, avec la seconde injection !
Cette politique est tout simplement scandaleuse et est à l’image de ce qu’il se passe depuis maintenant un an dans les hôpitaux: les personnels sont méprisés et à travers ce mépris c’est l’ensemble de la population qui subit des conséquences désastreuses. Le COVID est désormais la première infection nosocomiale dans les hôpitaux.Le jour de carence doit enfin être supprimé pour tous les arrêts maladie et tous les agents hospitaliers ayant été contaminés ou ayant eu des effets secondaires post vaccin doivent être positionnés en accident de travail.
La CGT du CHU de Toulouse


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