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Ils font encore de l’austérité avec la prime… Voilà la vœu unanime des élus du personnel : fin de non recevoir de la direction du CHU. Scandaleux !

Le CTE du CHU de Toulouse constate que la gestion de la prime COVID, comme toute décision hospitalière, est encore une fois soumise à des principes d’austérité ET DE DISCRIMINATION. D’abord 1000 personnes puis seulement 40% du personnel auront droit à 1500 euros de prime, 60% n’auront le droit qu’à 500 euros alors que :
1. TOUT l’Hôpital a été réorganisé pour la crise sanitaire, les services techniques, administratifs, médicaux et médico techniques, de recherches, d’enseignement et de soins…
2.Tous les agents du CHU ont été exposés au même risque professionnel à savoir une contamination par un agent biologique potentiellement mortel, du fait du manque d’anticipation dans la gestion de la crise sanitaire : pénurie d’EPI (masque FFP2 et FFP3), pénurie de masques chirurgicaux (masque périmés au non chirurgicaux…) pénurie de tests et donc des contaminations par cascade car impossibilité de repérer les cas contacts.
3. Suite à une note de la médecine du travail dès le début de l’épidémie (17 mars) demandant aux agents de venir travailler malade, des agents ont pu être contaminés et contaminer leur famille. Ceci constitue un manquement grave à l’obligation générale de sécurité de l’employeur.
4. Les critères choisis par la direction ne tiennent pas compte des patients ou collègues asymptomatiques qui ont pu transmettre le virus malgré eux. Le risque est sensiblement le même en service COVID et Non Covid.
5. Le critère d’attribution selon le décret n° 2020-568 du 14 mai 2020 est l’implication des agents et contractuels « dans la prise en charge de patients contaminés par le virus covid-19 ou mobilisés par les circonstances exceptionnelles d’exercice, induites par la gestion sanitaire de la pandémie » (article 8), pourquoi limiter à 40% du personnel l’attrition de la prime de 1500 euros et introduire la notion de mérite discriminante et contraire à notre statut.
6. Les agents et contractuels en ASA ou en maladie pour des co-morbidités ou absents pour garde d’enfants ont contribué à leur échelle à la lutte contre l’épidémie. Les médecins traitants ont parfois arrêté des agents avec co-morbidité qui n’avaient pas été arrêtés par l’administration ou la médecine du travail.
7. Les autres établissements du GHT ne sont pas concernés alors qu’il y a soit disant une direction commune.
8. Les 15670 bons TOTAL qui sont des dons doivent être distribués à chacun des agents et contractuels du CHU.

La seule solution pour éviter, les injustices, les divisions et les discriminations est la demande à l’ARS du versement des fonds pour que la prime de 1500 euros, la prime d’insalubrité au maximum et 20 heures supplémentaires soient attribuées à tous les agents et contractuels du CHU de Toulouse, du GHT, des GCS ou des sous-traitants. La gestion de cette prime ou de ces mesures de reconnaissance doit être géré de manière démocratique soumise à la délibération des représentants du personnel et non de la direction du CHU, de l’ARS et de la DGOS.

Vote pour : unanime CGT CFDT FO SUD

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