Après avoir lu la dernière interview du directeur général du CHU de Toulouse, nous nous devions d’un article de désintox intellectuelle…

1. Sous-effectif au CHU de Toulouse.

Le Directeur Général affirme que « entre 2010 et 2015, entre 400 et 500 emplois non-médicaux et 50 à 100 emplois médicaux ont été créés. » donc nous avons sorti les chiffres (« bilans sociaux » et « chiffres clés » produits par la direction)… Et c’est même bien plus : + de 600 ETP supplémentaires  non médicaux entre 2010 et 2015, mais ce chiffre n’a aucun sens si on ne met pas en face les besoins de la population et l’activité du CHU… Alors c’est ce que nous avons fait !

En ne prenant que  le côté quantitatif (augmentation de la population et nombre d’admission au CHU ainsi que le nombre de lits et places) on voit très clairement que l’effectif du CHU cesse d’augmenter en 2014 alors que les besoins et l’activité restent croissante. Quantitativement, on est bien en sous effectif. C’est bien de là que les burn-out et les restructurations pour augmenter la productivité font leur dégâts.  D’un point de vue plus qualitatif, toutes les expertises CHSCT, ciblées sur des services et notamment l’expertise addhoc sur le service ou un suicide a été reconnu comme imputable au service montre une augmentation aussi bien de l’activité que de la charge de travail et qu’aucune réelle politique de prévention efficace n’est menée au CHU de Toulouse pour garantir la santé au travail et aussi la santé mentale de ceux qui s’y sont cassé et ne peuvent plus exercer leur vocation…

C’est à dire que personne ne sait dire au CHU quand ce sous effectif devient dangereux : Combien faudra-t-il de suicides, burn-out et accidents pour le comprendre ? Par contre, les outils sont là pour mesurer le déficit et la productivité d’ailleurs la part de la masse salariale dans le budget global baisse fortement… Quel idiot peut encore dire que nous coûtons trop cher ??? Nous avons encore demandé par vote unanime de toutes les organisations syndicales au DG de ne pas payer la dette de 63 millions d’euros due cette année aux banques privées (avec des intérêts de près de 20% cette année) pour garantir que l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier de quelques banques… Mais toujours une réponse négative…

2. « Pas de suppression de poste au CHU de Toulouse »

C’est bizarre, il a été dit très clairement en instance : « chaque pôle doit faire un effort « théorique » de 2 à 3 postes par an jusqu’en 2018″ personne n’a démenti les représentants du personnel dans aucune instance en interne que cela représente 200 postes en moins au CHU de Toulouse d’ici 2018, dans le cadre ce doux plan « Avenir ». Logipharma, l’imagerie, le digestif seraient en mouvement pour rien ? On alors c’est une annonce que le plan « Avenir » est supprimé ? Si c’est ça, il faut nous le dire, on passera un bon réveillon!

3. L’article de Médiapart…

Intéressante position du Directeur Général… L’article n’a rien de scandaleux, il est très documenté et reprend des travaux du CHSCT du CHU. Si c’est faux, il faut absolument attaquer !!! Pourtant aucune plainte pour diffamation n’est parvenue aux journalistes de Médiapart… Encore de l’intox de la part de la direction du CHU de Toulouse.

4. Trois des quatre suicides n’auraient rien à voir avec le travail…

Il est aventureux de parler avant que la deuxième phase de l’expertise Addhoc concernant ces trois suicides est été rendue. Dans la notion « plurifactorielle » des suicides (que l’on partage), il y a le fait que la vie personnelle a un lien mais AUSSI la vie professionnelle… Il est grave de se dédouaner de ses responsabilités de la sorte avant que les experts aient pu travailler. Mais ce n’est pas étonnant, nous avons demandé que la deuxième mesure d’urgence préconisée par Addhoc soit appliquée, c’est à dire le moratoire sur toute restructuration au CHU de Toulouse… Toujours réponse négative…

Heureusement les agents ont bien compris qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes et se mobiliseront fortement en 2017 dans la continuité de 2016… C’est notre seul Espoir !

Bonne Année 2017 à toutes et tous !

 

Suite au préavis de grève déposé le Vendredi 18 Novembre 2016, le personnel de la Plateforme Logipharma « Pharmacie Central des Hôpitaux de Toulouse », est toujours en action gréviste.

Ce jour et malgré de nouvelles propositions minimes, aucune avancée notable n’a été présentée par la DRH et  la Direction du Pôle, concernant  les revendications des agents. Ainsi que la possibilité de bénéficier de congé sur la période des fêtes de Noel et nouvelle An.

Le management anxiogène exercé par l’encadrement de proximité dans l’immédiat passe par une période de calme…

La première des revendications, qui est le retour de tous les agents de la plateforme en 7h42 par jour, comme le prévoit la  charte du travail en application sur le CHU de Toulouse va faire l’objet d’une étude, pour sa faisabilité durant le premier trimestre 2017. Mais tout reste hypothétique.

Pas de véritable plan de résorption des emplois précaires pour les CDD.

Pas de mise en place, ni de réelle envie de mise en application de plan de formation pour les préparatrices en pharmacie de plus de 26 ans, afin qu’elles puissent accéder au concours de  PP Hospitalière .

Pas de prise en compte du renouvellement de matériel de manutention, si ce n’est les scanner à mains.

Pas de prise en compte des revendications du personnel de la DNAC, si ce n’est de réduire les effectifs sous prétexte qu’ils ne remplissent pas les objectifs décidés par le management conjointement avec la Direction du CHU de Toulouse.

Syndicat Général CGT

Hôtel Dieu St Jacques

2 rue Viguerie

TSA 80035

31059 Toulouse Cedex 9

Tél. : 05 61 77 84 70 Fax : 05 61 77 84 69

Mail : syndicat.cgt.hd@chu-toulouse.fr

Site : www.cgtchutoulouse.fr

Pot Commun : www.lepotcommun.fr/pot/e5bg1t77

 

Les agents de la radiologie, dans le cadre du préavis de grève de l’intersyndicale CGT, FO, SUD, ont décidé de ne plus assurer la cotation informatique des actes de radiologie, cette grève n’a aucune incidence sur la qualité des soins et des prises en charge mais bien sur la facturation. Elle durera jusqu’au retrait du projet de restructuration dicté par des restrictions budgétaires, l’atteinte au droit des agents et l’augmentation de la charge de travail.

La direction du CHU de Toulouse a décidé de supprimer des postes de façon arbitraire, hors projet médical, seulement pour réduire le déficit du CHU de 30 millions d’euros. Ceci rentre en contradiction avec les besoins de l’agglomération toulousaine qui augmente chaque année. De plus, le déficit de l’hôpital est organisé, car il est la conséquence de prêts aux banques privées qui nous coûtent cette année 65 millions d’euros dont 14 millions seulement en intérêt, un véritable scandale ! Le gouvernement a sa part de responsabilité car les baisses tarifaires ont coûté 7 millions d’euros à l’Hôpital cette année.

Les réductions de postes en imagerie en 2017 (entre 10 et 15 car la direction refuse de communiquer un chiffre exact) est inacceptable car déjà le pôle est en sous effectif et les conditions de travail à l’imagerie sont dégradées. Ces réductions feront parti des 22.000 suppressions de postes voulues par le ministère d’ici 2018.

Ce pôle entre en résistance contre le Plan “Avenir” comme d’autres services du CHU soumis aux restructurations, et ce après que l’expertise CHSCT du cabinet indépendant Addhoc ait mis clairement en cause la façon dont sont faites les restructurations au CHU de Toulouse dans le suicide de notre collègue infirmier de Rangueil en juin dernier.

L’intersyndicale a demandé clairement au Directeur Général l’arrêt de toute restructuration, le non paiement de la dette cette année pour pouvoir adapter l’hôpital aux besoins de la population et d’arrêter de privilégier l’intérêt privé de quelques investisseurs sur l’intérêt général.

 

Aux Hôpitaux de Toulouse cela fait plusieurs années maintenant que le personnel et les syndicats dénoncent les conditions de travail et les  baisses des budgets.

Le 8 Novembre 2016, une démonstration du mal être du personnel soignant, technique et administratif ( plus de 5000 personnes) ont dénoncé la détérioration des conditions de travail en général, ainsi que la dégradation de la prise en charge des patients .

Ces restructurations successives accompagnées de plans d’économie mettent à mal l’organisation des services support de l’Hôpital : « Faire plus avec moins ».

Les agents de Logipharma sont confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles avec une application du Lean poussée à son paroxysme.

Emplois abusifs de CDD,  soumis à des pressions managériales afin d’ajuster l’activité, au détriment d’emplois statutaires

Suite à un préavis de grève déposé le vendredi 18 Novembre 2016 et n’ayant obtenu aucune avancée  , la plateforme de Logipharma située  293 chemin de Tucaut à Cugnaux, sera en action gréviste à partir du 25 Novembre 2016 pour revendiquer des meilleures conditions de travail,  un vrai budget à la hauteur de ses besoins  afin de contrer la précarité et le management anxiogène.