tract caissière tract à télécharger

Voilà les propos qui ont été tenus par la directrice de projet et directrice déléguée du pôle Femmes/mère/ couple après les témoignages des sages-femmes et lorsqu’une aide-soignante du service des urgences par- lait de ses conditions de travail lors d’une réunion de CHSCT vendredi 8 avril… Comparer des patients, des êtres humains avec des marchandises est intolérable ! Quant à sous-entendre que le métier de caissière n’est pas stressant, on a envie de lui dire d’aller travailler quelques mois à Casino et de nous dire ensuite ce qu’elle en pense ! (et du salaire qui va avec !) Et le pire c’est qu’aucun des membres de la direction pré- sents n’a dit quoi que ce soit concernant ses propos : ni le directeur du site, ni la directrice des soins, ni la cadre supérieure, ni le chef de service ! Rien non plus quand en guise d’explications elle s’est excusée «si ses propos avaient mal été interprétés». Une honte ! Ceci illustre parfaitement le mépris auquel nous sommes confrontés au quotidien en tant que soignants dans cet hôpital. Nous ne valons rien à leurs yeux, nous ne sommes que des pions, et il en est de même pour les patients. Soigner n’est plus leur priorité aujourd’hui, ce qu’ils veulent c’est toujours plus d’économies quitte à mettre en danger la vie de la population !

La santé n’est pas une marchandise,

l’hôpital n’est pas une entreprise !

22 000 suppressions de postes d’ici 2017 voilà ce que projette le gouvernement. Notre direction applique ces consignes en bons élèves : refus de titularisations, mul- tiplication des contrats précaires pour pouvoir jeter les salariés quand bon leur semble, non remplacement de départs à la retraites, des arrêts maladies etc… Et les conséquences c’est nous qui les payons au quotidien : rappels sur nos repos, modification de nos plannings en permanence, impossibilité de poser nos congés, épuisement professionnel et augmentation du risque de faute, mise en danger des patients…

HOSPITALIER-ES, CAISSIER-ES, UNI-ES CONTRE LA GALERE !

TOUTES et TOUS AU CTE !!!

appelée par la CGT, CFDT et SUD DU CHU DE TOULOUSE

VENDREDI 15 AVRIL 2016 – 8h30

Hôtel DIEU

Stop !

Nous devons toutes et tous nous mobiliser pour mettre un terme à ces agissements ! Les membres de la direc- tion qui ont tenu ou cautionné ces propos doivent par- tir ! Comment peuvent-ils prétendre diriger cet hôpital alors qu’ils sont incapables de considérer le personnel qui y travaille ? Et comment des gens qui n’ont pas mieux à faire qu’aller fouiller dans les documents des élus du personnel en parlant de prendre des photos, tout ça en rigolant… (Oui, les sessions de CHSCT sont enregistrées…) alors que ces mêmes élus sont juste- ment en train de discuter à l’extérieur de la salle de la réunion avec les agents choqués par les propos tenus par la directrice de projet ? C’est lamentable.

Mobilisons-nous !

Les personnels de Paule de Viguier entrent en mobilisa- tion face à ces insultes et face à un projet de restructu- ration qui encore une fois prévoit des moyens large- ment insuffisants et met en danger les patientes et le personnel ! Ce projet de restructuration n’est pas isolé : depuis plusieurs semaines les agents de gériatrie sont également mobilisés, les agents de la crèche le sont également face aux attaques qu’elles subissent sur leurs retraites et face aux annonces de privatisation.

Nous sommes tous concerné-e-s ! Soyons à leur côté…

A l’occasion de la journée mondiale de la santé nous nous inscrivons dans la journée européenne contre la commercialisation de la Santé lancée par un large mouvement européen.

Le contexte de la mobilisation contre la loi El Khomri remet en cause la politique patronale de ce gouvernement y compris les politiques d’austérité notamment dans la Santé.

Nous nous inscrivons dans ce fort mouvement de contestation pour le retrait de la loi travail mais aussi pour stopper les 22.000 suppressions de postes et les 16.000 suppressions de lits dans les hôpitaux français.

Les privatisations (brancardage, bionettoyage, etc…), la casse du statut des fonctionnaires (CDD, loi de déontologie…) la violence et la souffrance au travail, restructuration faites pour augmenter la productivité !!! Les problèmes d’accès aux soins mettent les hospitaliers dans une colère intense.Le CHU de Toulouse montre un déficit de 40 millions d’euros directement lié à la une privatisation rampante. La CGT exige :

– d’annuler la dette publique et privée du CHU de Toulouse.

– de créer les 1000 postes de fonctionnaires supplémentaires nécessaires immédiatement au CHU de Toulouse au vu de l’augmentation de la population Toulousaine.

– de faire condamner ceux qui brisent délibérément la santé physique et mentale des travailleurs du CHU de Toulouse et dégradent la qualité des soins. Par délibérément, nous affirmons : en augmentant la productivité des services en restructuration de 30% en moyenne (voir expertises CHSCT), en n’adaptant pas les postes de travail aux restrictions de la médecine du travail, en faisant tout pour ne pas faire reconnaître les accident de travail ou Maladies Professionnelles malgré les différents avis de spécialistes, en mentant délibérément aux agents sur leurs droits, en n’évaluant pas les risques liés aux produits cancérigènes  (amiante, formol, ANIOS, cytotoxique), en n’évaluant pas les risques a priori des restructurations et en ne faisant pas de plan annuel de prévention des risques professionnels.

– de faire sortir le CHU de Toulouse de la Tarification à l’Activité (abrogation de la loi Bachelot et de la loi Santé).

– de mettre en place les 32h sans réduction de salaire

– d’augmenter les salaires des hospitaliers.

 

Nous invitons tous les Hospitaliers, Citoyens, Usagers à notre…

PIQUE NIQUE DE LA COLÈRE

JEUDI 7 AVRIL 2016

à partir de 12h

Café 14h30

Hall de l’Hôpital Rangueil

Monument aux morts
Allée François Verdier
31000 Toulouse

Manifestation contre la loi Travail

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s de l’université du Mirail, réuni-e-s en comité de mobilisation en ce 1er avril 2016, rédigeons ce présent communiqué à destination des autres secteurs mobilisés de Toulouse et de son agglomération en lutte contre la loi Travail, aux côtés desquels nous avons manifesté hier, le 31 mars 2016.

La journée de mobilisation nationale du 31 mars a été une franche réussite avec plus d’1,2 millions de manifestant-e-s en France, et tout particulièrement à Toulouse où nous étions 100 000 à battre le pavé pour exiger le retrait total du projet de loi, faisant de cette journée une date historique pour la ville rose.

La coordination nationale étudiante, regroupant des délégué-e-s d’une soixantaine de sites universitaires du pays, réunie le 19 mars dernier à l’Université de Paris 8 Saint Denis a voté un appel à tou-te-s les salarié-e-s, chômeur-ses, retraité-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s à poursuivre la mobilisation avec une date nationale le mardi 5 avril. Notre assemblée générale étudiante regroupant plus de 500 personnes le 30 mars au Mirail a repris cet appel.

Nous n’accepterons aucune négociation et nous pensons que le 31 mars ne doit être qu’un début. Pour faire reculer le gouvernement nous devons poursuivre et intensifier la mobilisation, main dans la main, pour construire la grève générale.

Pour l’instant, seul-e-s les étudiant-e-s et les lycéen-ne-s appellent à manifester ce mardi 5 avril. Isolé-e-s, nous ne pourrons pas gagner. Ce qui fait trembler le gouvernement, c’est bien le « toutes et tous ensemble ».

C’est pourquoi nous invitons tous les autres secteurs, notamment les salarié-e-s, à organiser des assemblées générales dans leurs entreprises mais aussi interprofessionnelles avec différents secteurs d’un département pour poursuivre la construction de la mobilisation, et à faire grève et manifester à nos côtés mardi 05 avril à 16h00 au Monument aux Morts (métro François Verdier).

« Dimanche 34 mars », place de la République à Paris. Ici, depuis le jeudi 31 mars, un nouveau temps a commencé. Depuis trois nuits, et trois jours, quelques milliers d’utopistes dorment, débattent, s’organisent et se relaient pour penser et porter un autre monde.

- Paris, reportage

L’occupation de la place a été lancée à la suite de la manifestation contre la loi Travail -la loi El Kohmri. Malgré la pluie, ce soir là, près de 4.000 manifestants sont restés réunis pour la première « Nuit Debout ». Certains dorment sur place. Chaque matin à l’aube, les policiers viennent évacuer les lieux. Chaque après-midi, les tentes sont remontées, les scènes reconstruites, le matériel réinstallé, les bâches retendues. Et chaque jour, les participants sont un peu plus nombreux.

Ce dimanche 3 avril, le soleil a enfin montré ses rayons, rappelant que le printemps est là, prêt à accompagner ce mouvement de renouveau. Au dessus de quelques palettes qui ont permis de monter un guichet, une banderole « Accueil » appelle le visiteur. Ici, chacun fait la queue pour proposer de participer à la commission Démocratie, Restauration (pour les repas), Sérénité (pour assurer la sûreté des lieux), Logistique ou encore Communication. L’organisation s’inspire notamment de celle des Indignés espagnols.

Entre les deux allées de tentes, un grand cercle s’est formé autour du premier cour de sociologie de l’université populaire. Sous une bâche, la commission Démocratie se demande comment s’organiser sans hiérarchies. Plus loin, aux pieds de la statue de la République, la commission Communication parle réseaux sociaux.

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Comment s’organiser sans hiérarchie ?

Le mot d’ordre de tous, c’est la « convergence des luttes », mais sinon, il n’y a pas de revendications communes encore bien définies. L’idée générale est de « repenser le système ». Florient porte un petit carré rouge sur le blouson : « Certains essayent de lancer ça comme signe de ralliement, comme pour la mobilisation au Canada. Ce qui me plairait c’est que les gens se rendent compte qu’on ne vit pas dans une démocratie aujourd’hui, que la constitution ne défend que certaines personnes. »

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Florient : « Ce qui me plairait, c’est que les gens se rendent compte qu’on ne vit pas en démocratie »

Marine, elle, « a été touchée par la mobilisation du collectif #OnVautMieuxQueÇa », qui a lancé la mobilisation contre la loi Travail. La jeune prof revient sur la place tous les jours depuis jeudi : « J’ai surtout j’ai aimé l’idée qu’on diseOK, c’est bien de s’opposer mais maintenant si on se rassemblait tous et qu’on discutait de ce que l’on a envie de créer ensemble’  ? »

« On est gouvernés pas une élite, le but, c’est de remettre en cause le système qui nous gouverne », complète Thomas. Ce grand barbu a, par exemple, participé à la commission Logistique. « Ce qui m’a plu, c’est que ça a donné quelque chose de cohérent sans qu’on ai besoin d’une organisation verticale », raconte-t-il. Dans le même groupe d’amis, Marion confirme : « Je crois qu’il y a un ras-le-bol général, je crois que les gens en ont vraiment marre de la façon dont on est gouvernés. Il y a des gens, je crois qu’ils ne savent même pas pourquoi ils sont là, mais ça leur fait du bien, ils ont juste besoin que ça change. »

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Anthony, Marion, Marine, Thomas : « C’est bien de s’opposer. Mais si on discutait de ce qu’on a envie de faire ensemble ? »

C’est finalement un peu le cas d’Anthony, toujours dans le même groupe d’amis. « Cela fait plusieurs mois et même années, que j’ai l’impression qu’il y a un réel problème de démocratie, que nos politiques ne représentent plus ce qu’il se passe sur le terrain, explique-t-il. Cela m’énerve beaucoup et ici, je peux échanger avec les gens, pour essayer de faire avancer les choses. Pour cela je reviendrai demain, et mardi, et mercredi, et au-delà. »

Pour Jocelyn, qui est venu tous les jours depuis le début, l’essentiel est… de parler, que tout le monde se parle :

- Ecouter Jocelyn :

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01:19

18 heures, c’est l’heure de l’assemblée générale (AG) quotidienne. Les personnes présentes s’assoient au pied d’une petite scène équipée d’une sono. Le cercle s’étend, jusqu’à faire peut-être une centaine de mètres de diamètre. Une personne qui compte depuis la tribune annonce 2.000 personnes.

Pour les nouveaux venus, on révise les codes pour s’exprimer en assemblée : mains en l’air pour approuver, en croix pour dire non, qui moulinent pour dire à celui qu’il parle qu’il se répète, etc.

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Les codes des mains pour s’exprimer dans une AG nombreuse

Puis on cherche des volontaires pour animer l’AG, notamment pour passer le micro et organiser les prises de parole. Chaque commission a un porte-parole qui vient rendre compte de son travail. Tout se mélange un peu. D’un côté l’organisation pratique de la lutte -comment gérer la cuisine, peut-on vendre de l’alcool, besoin de monde pour la commission Logistique, appel aux musiciens pour la programmation musicale des soirées. Et de l’autre, l’organisation démocratique : comment organiser les votes, comment faire tourner les responsabilités pour qu’un petit groupe de coordinateurs ne devienne pas de fait le « gouvernement » du mouvement ?

Les prises de parole se succèdent rapidement, la file d’attente s’allonge. Les discours et les propositions fusent. Frédéric Lordon propose de « rédiger une nouvelle constitution ! »

- Ecouter Frédéric Lordon :

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00:49

Une autre invite à être joyeux : « Il faut ajouter à notre lutte le rire et l’impertinence et l’insolence ». Elle propose aussi de s’appeler « Amarades, et d’enlever le C qui clive ». « Mais il faut aussi mettre sur le tapis la question des traités européens », renchérit un autre. « Je propose un mot pour décrire ce que l’on fait, on pourrait parler de parler de ’re-création’ », imagine un troisième.

La file de celles et ceux qui veulent prendre la parole – pas plus de deux minutes – s’allonge. Le fond de l’affaire est qu’il faut prendre l’argent aux riches, dit l’un, avant qu’un maraîcher bio, prenne la parole pour s’inquiéter que quelqu’un a été exclu ; un membre de la commission Sérénité explique qu’il s’agit de ne pas être infiltré par l’extrême-droite. Clément demande que la commissions Action contacte les syndicalistes « pour donner envie de lutter. Il faut la réduction du temps de travail, celui qui travaille sans arrêt, il ne participe pas, et il n’y a pas de démocratie sans participation des travailleurs ». Le débat se poursuit, puis il est temps de voter les propositions. Un membre de la commission démocratie vient réexpliquer la procédure de vote et s’emmêle un peu les pinceaux. « C’est compliqué la démocratie », entend-t-on derrière le micro. L’assemblée sourit, réagit, redemande des explications. Le débat continue…

Puis, dans la soirée, tout le monde discute avec tout le monde, fait la queue à la cantine – à prix libre -, s’inscrit à l’Accueil pour être sur une liste de tâches à accomplir ou recevoir la newsletter. Près de la bouche de métro, la commission Sérénité fait calmement barrage à des proches d’Alain Soral : il n’est pas question que l’extrême-droite infiltre le mouvement. La nuit est tombée, la petite scène de musique est installée, et le reggae fait danser tout un bout de la place.

Lundi soir ? On verra. Et mardi 5 avril : c’est sûr que la Nuit Debout continuera.


LE TEXTE VOTÉ À L’ASSEMBLÉE DE DIMANCHE

Voici le texte adopté à l’assemblée générale :

« Sais-­tu ce qui se passe là ?

Des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, et dans toute la France, depuis le 31 mars.

Des assemblées se forment où les gens discutent et échangent. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public. Pourquoi en est-­on arrivé là ?

Ni entendues ni représentées, des personnes de tous horizons reprennent possession de la réflexion sur l’avenir de notre monde. La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous. L’humain devrait être au cœur des préoccupations de nos dirigeants. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général.

On occupe l’espace public pour reprendre notre place dans la République.

Venez, réfléchissons ensemble à notre devenir commun. »


Lire aussi : La nuit debout ne fait que commencer


Source : Marie Astier et Hervé Kempf pour Reporterre

Photos : © Reporterre

tract AG 4 avril tract AG 4 avril à télécharger.

100.000 à Toulouse !!! 1.200.000 en France… Le retrait de la loi « travail » est à portée de main, on continue, le 5 et 9 avril…

Par milliers, par dizaines de milliers, par centaines de milliers, de Marseille à Lille, de Paris à Bordeaux, de Nantes à Strasbourg, et dans plus de 250 manifestations, des salarié-es, des agents de la Fonction publique, des privé-es d’emplois, des retraité-es, des jeunes, des étu- diants et lycéens ont affirmer le rejet du projet de loi El Khomri et de la politique pro-patronale du gouvernement.

Elaboré en catimini par le gouvernement et le Medef et la CFDT ce projet de loi représente une nouvelle provocation dont la portée est inac-

ceptable par la très grande majorité de la population. Elle est dévastatrice et d’un autre âge. Pour la CGT, la flexibilité n’est gage ni de création d’emplois ni de relance économique. Elle est clairement porteuse de reculs sociaux et d’appauvrissement des travailleurs du public et du privé. Il est prouvé que la seule solution à la crise actuelle (chômage appauvrissement souffrance au travail) est la poursuite de la réduction du temps de travail jusqu’à 32h sans perte de salaire (nous sommes déjà à 32h30 de nuit…) et l’augmentation des salaires…

C’est le RETRAIT de cette loi patronale qui mettra un terme à ces régressions sociales, notamment les 22.000 suppressions de postes à l’Hôpital… Comme pour la déchéance de la nationalité, le Président de la République doit reculer ou partir !!!

La CGT appelle déjà tous ses syndiqué-es, tous les salarié-es à s’inscrire et préparer les nouvelles dates de mobilisations du mardi 5 et du samedi 9 avril…

assemblée générale AU CHU

le lundi 4 AVRIL 2016 à 14h PURPAN : HALL PPR RANGUEIL : HALL d’entrée

Hôtel Dieu La Grave : Entrée HD Salies : Hall d’entrée IUCT : Hall D’entrée LARREY: Hall d’entrée