Nous, signataires de cette pétition, sommes indignés des sanctions encourues par 6 des enseignants ayant participé au mouvement social demandant l’application de la réforme Rep + et la reconsidération des emplois précaires dans l’éducation nationale.
Alors qu’une enseignante avait déjà été suspendue de ses fonctions depuis le mois d’avril, c’est au tour de 5 de ses collègues d’apprendre, par voie d’huissier le 22 mai, qu’une procédure de mutation imposée ainsi qu’une procédure disciplinaire ont été lancées à leur encontre.

https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7ois-hollande-mme-la-ministre-de-l-%C3%A9ducation-nationale-najat-vallaud-belkacem-mme-la-rectrice-de-l-acad%C3%A9mie-de-toulouse-h%C3%A9l%C3%A8ne-bernard-r%C3%A9int%C3%A9grez-imm%C3%A9diatement-les-6-enseignants-sur-leur-lieu-de-travail-et-levez

Aujourd’hui, les procédures disciplinaires sanctionnent des personnels mobilisés et apparaissent clairement comme des mesures punitives visant à réprimer le mouvement social. Cette violence de la part du Rectorat est intolérable et remet en cause la liberté d’expression, la liberté pédagogique, la liberté syndicale et le droit de grève. C’est un des avatars de cette nouvelle forme de management autant inhumaine qu’inefficace, appuyée par le nouveau décret entérinant la réforme des collèges.
Le personnel engagé dans ce mouvement social subit depuis plus de 6 mois brimades, intimidations, propos méprisants, violences verbales, baisses des notations administratives, multiplication des rapports fallacieux, annulation de projets pédagogiques, intrusion dans une correspondance électronique privée et intimidation physique de la part du chef d’établissement.
Ce dernier, incapable de gérer la situation intégrera un établissement de catégorie inférieure à la rentrée prochaine, preuve de sa responsabilité dans les dysfonctionnements et débordements du collège.
Pourquoi s’attaquer alors à ces enseignants qui n’ont jamais démérité, sont au service des élèves de quartiers d’éducation prioritaire avec un grand dévouement depuis de longues années et dont le mérite a été reconnu institutionnellement ?
Nous, signataires de cette pétition et solidaires du collège Bellefontaine, demandons la réintégration immédiate des 6 collègues sur leur lieu de travail et la levée des procédures disciplinaires engagées à leur encontre.

Adressée à
M. Le Président de la République, François Hollande
Mme la Ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belkacem
Mme la Rectrice de l’Académie de Toulouse, Hélène Bernard
Réintégrez immédiatement les 6 enseignants sur leur lieu de travail et levez les procédures disciplinaires engagées à leur encontre.

Les mouvements des travailleurs de la santé et particulièrement des travailleuses de la santé sont particulièrement âpres depuis des années même si ce n’est pas là le sujet et que les femmes ne sont pas apparues dans les vidéos liées . Le sous-continent indien a été particulièrement affecté  (Inde, Pakistan, Sri-Lanka, etc) avec de nombreuses batailles âpres mettant en scène des infirmières. La liste des batailles dans la santé dans le monde est particulièrement longue ces dernières années. C’est un secteur particulièrement significatif des batailles des travailleurs (précaires, femmes, instruites, etc) et un enjeu significatif de ce qu’est une partie de la classe des travailleurs maintenant. Cela correspond à un mouvement profond de développement de la santé, des infrastructures liées, des niveaux de formation et de qualification des personnels. Les mouvements sociaux qui affectent le secteur de la santé sont partagés c’est un secteur qui bouge le plus à échelle planétaire.  la grande crise exacerbe les affrontements dans ce secteur.
Au moment où la solidarité avec la santé en Grèce nous impose une attention particulière, on doit considérer cet affrontement global sur tous les continents, du rallumage des batailles des infirmières aux USA ces dernières semaines et au Canada, à la mobilisation hongroise d’il y a quelque jours, , de la mobilisation de la santé de la région de Madrid aux nombreux mouvements dans la santé en Afrique que ce soit au Kenya, en Egypte, en Algérie ou au Maroc, dans une série de pays d’Afrique « noire », la mobilisation dans l’APHP et les dizaines de luttes affectant chaque mois les établissements français, les mouvements ayant affectés la Pologne.

Mouvement massif dans la santé à Budapest (milliers de manifestants) pour les salaires et les conditions de travail .

https://www.youtube.com/watch?v=lq9Zx6H310c
https://www.youtube.com/watch?v=rJOv7FqOi2s
https://www.youtube.com/watch?v=0W8cSwYw6sc
https://www.youtube.com/watch?v=OkH0AVaolHA
https://www.youtube.com/watch?v=lq9Zx6H310c
https://www.youtube.com/watch?v=7mWkJRPFarg

Inde dans le Kashmir, à Srinagar
La lutte des travailleurs de l’état pour la régularisation de leurs contrats dont les travailleurs de la santé et les enseignants

https://www.youtube.com/watch?v=GkUJWCuY3Rk
https://www.youtube.com/watch?v=RWscHwwHmw0

https://in.news.yahoo.com//srinagar-contractual-employees-protest-demanding-regularisation-164210836.html

Pologne
http://www.zsp.net.pl/health-care-workers-strike-bielsko-biala

http://www.nysna.org/may29#.VVvOJ0atGcY
Pour ces deniers jours
https://www.youtube.com/watch?v=LsYHpQoVvS0
https://www.youtube.com/watch?v=chxDrnxKJxM

Même si de nombreuses batailles ont eu lieu et ont lieu dans le secteur de la santé en Grande Bretagne, Cameron a réussi en 7 jours de son nouveau mandat à être sous la menace d’une première sortie en masse des infirmières en 100 ans de la vieille institution « Royal College of Nursing » (420 000 adhérents). Pour défendre leurs salaires.
http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/health-news/nurses-may-call-strike-over-plans-for-truly-sevenday-nhs-10256874.html
http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/nurses-threaten-first-strike-unions-5716193

Pakistan
http://www.pakistaniscandals.com/post/1521/pakistani-young-nurses-association-on-strike-.html

Le recul gouvernemental face à la grève des infirmières au Zimbabwe c’est là :
http://allafrica.com/stories/201505170032.html

Paris, le 21 mai 2015. Rassemblement devant le siège de la direction de l'AP-HP, rue Victoria, à l'appel de tous les syndicats. Plusieurs milliers de salariéEs exigent le retrait du projet de Martin Hirsch.
Paris, le 21 mai 2015. Rassemblement devant le siège de la direction de l’AP-HP, rue Victoria, à l’appel de tous les syndicats. Plusieurs milliers de salariéEs exigent le retrait du projet de Martin Hirsch.

29 mai 2015

Aujourd’hui 28 mai, c’est à nouveau par dizaines de milliers et avec la même détermination que le 21 mai, que les hospitaliers, grévistes et assigné-es de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris se sont mobilisé-es et rassemblé-es à l’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, UNSA, Solidaires, CEF-CGC, CFTC, pour dire « NON AU PROJET HIRSCH », NON à la perte d’un seul jour de repos ou RTT.

Alors que tous les syndicats de l’AP-HP rejettent sans nuance la remise en cause de l‘organisation du temps de travail qui consisterait à supprimer des jours de RTT et autres, le Directeur Général persiste et signe, ne reculant pas d’un pouce et restant autiste aux revendications posées par les syndicats.

Pour la Fédération Santé Action Sociale CGT et l’Union Syndicale de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris CGT, le refus du Directeur Général de négocier sur d’autres bases est inacceptable ! La CGT ne lâchera rien, refusant ainsi de collaborer à la gestion des politiques d’austérités, érigées pour mieux appliquer les orientations libérales du gouvernement. Les personnels ne peuvent être la variable d’ajustement des réductions budgétaires et leurs conditions de travail se voir bradées sur l’autel des économies. La mission pivot des personnels, c’est de bien soigner les patients et non pas de se ruiner la santé pour le faire. Si le statut particulier de l’AP-HP est attaqué, derrière, ce sont tous les établissements du territoire, publics et privés qui, à leur tour, seront ciblés.

La Fédération examinera avec ses syndicats le processus d’action à mener au plan national pour que dans chaque établissement, du public et du privé, ses militants débattent et informent des dangers de propagation du feu allumé par Martin Hirsch.

L’intersyndicale de l’AP-HP appelle à tenir des Assemblées Générales dans chaque site. Elle se réunira à nouveau pour décider des modalités d’actions dont les rendez-vous sont fixés toutes les semaines.

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà à une journée nationale de mobilisations et grève le 25 juin prochain pour combattre tous ces projets de régressions sociales, et pour exiger le retrait des projets de loi tels que « santé » et « Macron » qui sont synonymes de casse du service public et de ses personnels.

cf communiqué joint.

> Les organisations syndicales CGT, FO, CFDT
>       Les élus CTE CGT, FO, CFDT
>
>       Centre Hospitalier François Tosquelles
>       48120 Saint Alban sur Limagnole
>
>       à
>
>
>        Monsieur le Président de la République Française,
>
>
>
>
> Nous avons appris votre désir, dans le cadre du 70ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, de rendre hommage aux handicapés mentaux morts de faim pendant la guerre.
> Je partage votre volonté (…) qu’à ce délaissement la République n’ajoute pas le silence de l’oubli. Il est important que, dans les principaux lieux où cette tragédie s’est déroulée, des gestes puissent être effectués afin d’en rappeler le souvenir et d’en honorer les victimes. »
>
>       Les soignants de l’Hôpital Saint Alban ont protégé leurs patients, apparaissant comme le seul hôpital psychiatrique de France à avoir considéré les personnes dont ils avaient la charge comme des êtres humains à part entière.
>
> Il vous a semblé important de rappeler que face à ce délaissement la République n’ajoute pas le silence de l’oubli. Le symbole que peut représenter Saint Alban est menacé par une vision comptable que l’agence régionale de santé exerce actuellement au niveau de la psychiatrie.
>
> Alors que partout ailleurs en France l’abandon de cette population vulnérable était la règle, ici à saint Alban les soignants et la population ont pu faire survivre l’idée de solidarité.
>
> L’hôpital abritait un mouvement de résistance clandestin, animé par les docteurs Tosquelles et Bonnafé. Les religieuses, les médecins, le personnel et les patients accueillaient, cachaient et soignaient des maquisardsblessés et des réfugiés fuyant les régimes nazis ou franquistes.
> « Nous étions des résistants de fond et des résistants dans tous les domaines, intellectuels, militaires et psychiatriques… » (Lucien Bonnafé)
>
>
> C’est avec le plus grand intérêt que nous avons pris connaissance de votre expression concernant les patients et les conditions de travail en psychiatrie. Nous partageons votre réflexion. C’est pourquoi vous ne pouvez pas ignorer la situation actuelle du Centre Hospitalier François Tosquelles et des établissements de la région du Languedoc- Roussillon.
>
> Au sein de cette région qui connaît la croissance démographique  la plus forte sur les trente dernières années (données INSEE), nous ne pouvons que nous étonner que des moyens suffisants n’aient été mis en place afin de respecter la politique de secteur.
>       De plus, l’agence régionale de santé applique une modulation de la modification annuelle de financement qui ne tient  pas compte des besoins réels de la population.
>
>       Il nous semble indispensable que des moyens suffisants soient alloués afin d’assurer une prise en charge de qualité par des professionnels formés et reconnus.
>       Votre prédécesseur avait quant à lui, lors d’un discours à Anthony, stigmatisé les patients de psychiatrie en faisant valoir une dangerosité potentielle.
>
>
>       Alors même que la loi HPST oblige les hôpitaux psychiatriques à se regrouper et voit une partie de leur budget amputée, des cliniques privées fleurissent.
> Il apparaît que dans le cadre de la loi de santé devant être débattue prochainement la psychiatrie soit la grande absente.
>
>       La conjoncture ne suffit pas à cautionner les choix politiques du Ministre de la Santé concernant la psychiatrie française. Il y a 70 ans les malades mentaux sont morts de faim dans les hôpitaux. Aujourd’hui c’est dans les prisons ou dans la rue que nous les retrouvons. Va-t-on devoir attendre 70 ans pour s’en préoccuper ?
>
>       Est-il nécessaire de rappeler la phrase de Lucien Bonnafé, psychiatre durant cette période à Saint Alban :
>
>       Les personnels attendent une réponse en termes de moyens. Nous restons à votre disposition afin d’ouvrir un dialogue dans l’intérêt des patients et de notre société.
>
>
>
>       Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, nos salutations distinguées
>
>
>
>
>
>       Saint Alban le 4 mars 2015

Une délégation française rencontre des volontaires des dispensaires sociaux solidaires en Grèce

En solidarité avec le peuple grec, un collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » soutient  les personnels des dispensaires sociaux et solidaires autogérés depuis 2 ans déjà.

Ce collectif est composé de militantes et militants syndica-ux-les, politiques ou issu-es de la société civile, majoritairement professionnel-les du soin, de la santé et du médicament en France.

Dans la conjoncture politique actuelle, une délégation a été constitué pour venir se rendre compte sur place de l’ampleur de la résistance contre l’austérité à travers la solidarité développée sur le territoire grec.

Depuis le 12 mai, nous avons visité des dispensaires sociaux solidaires, notamment  Korydallos (Pirée), le K.I.F.A. du centre d’Athènes, le K.I.F.A. de Néa Ionia, Patissia, Peristeri, Vyronas,  Néa Smyrni, Ellinikon et Halandri. Nous avons aussi rencontré la coordination Athénienne des dispensaires et pharmacies sociaux solidaires.

Nous sommes impressionné-es par la pertinence de cette manière de faire face en tissant du collectif. Et nous avons beaucoup à apprendre de ces organisations démocratiques non hiérarchiques peu fréquentes en France.

Nous avons aussi débattu avec les membres de l’association grecque « Solidarité pour tous » autour de leur « facilitation » des actions gratuites de solidarité concernant l’accès aux soins, à la nourriture, aux vêtements, au logement, à un tutorat pour l’entrée à l’université…

Les témoignages des volontaires militants nous enseignent l’importance de l’action collective pour retrouver la dignité de chacune et de chacun.

Nous constatons qu’une majorité de ces dispensaires s’inscrivent également dans une multitude d’actions solidaires de santé (alimentation, logement, vêtements, culture, éducation… ).

Trois besoins majeurs nous sont apparus : d’une part, l’importance des soins bucco-dentaires et une demande psychiatrique et psychologique forte de la part des usager-es, conséquences directes de la pauvreté, et d’autre part la carence en médicaments pédiatriques indispensables, et notamment les vaccins.

Leur démarche de solidarité ne s’arrête pas aux frontières : le soutien aux combattantes et combattants kurdes de Kobané par l’apport de matériel médical en témoigne.

La délégation a été reçue par le ministre grec délégué à la Santé, Monsieur Andréas Xanthos ainsi que par le Ministre des affaires sociales et de la santé, Panayotis Kouroublis.

Andréas Xanthos est le co-fondateur du premier dispensaire social en Crête Rethymnon en 2008, et médecin hospitalier. Il nous a décrit la dégradation de la situation sanitaire, sous-évaluée jusqu’en 2012 par les autorités au pouvoir. Les pratiques des dispensaires ont permis de mesurer la réalité de la catastrophe sanitaire.

Le  programme de Santé du nouveau gouvernement Syriza  a été discuté sur les points majeurs suivants : rétablissement et extension de la couverture maladie, suppression du forfait hospitalier de 5€, accès aux  soins primaires gratuits quelque soit la nationalité, le revenu, le statut de l’emploi et la position sociale.

Et nous avons conclu ensemble sur l’importance des liens de convergence des luttes qui se constituent en Europe, précieux pour le gouvernement Grec et pour la démocratie Européenne.

Nous avons discuté par ailleurs, de la nécessité de créer un rapport de force Européen sur la question du médicament face à la puissance des multinationales.

Sur les enjeux cruciaux du contrôle des prix, de la production, du brevet, de la commercialisation et du cadre légal, nos points de vue convergent.

 

A l’heure où la loi santé Touraine et le projet de loi du financement de la sécurité sociale en France prévoient de couper les budgets, de supprimer 22 000 postes, et ouvrent grand les portes à la privatisation du système de soins, ce parallèle nous interpelle d’autant plus.

C’est une politique européenne qui se décline partout à des degrés divers.

Ce constat nous pose la question de la souveraineté populaire et démocratique d’un pays est remise en question par les politiques européenne,

Et la lutte  et issues politiques commune des peuples pour la démocratie et leur souveraineté

Nous avons constatons la similitudes des politiques menées autour de la santé et de la protection sociale.

Les formes sont différentes

Nous avons visité Sotiria, hôpital historique et  de référence des maladies respiratoires et de la tuberculose. L’hôpital publique est au bord de l’effondrement.

D’une part, il est sous-financé et manque crucialement de personnel et de matériel. 5 services ont été fermé à Sotiria.

D’autre part, une violence inouïe s’exerce sur les patient-es. L’administration demande aux femmes enceintes 1000€ par accouchement. A défaut de paiement, il est fait pression sur les membres de la famille et à défaut, oblige la saisie des biens au domicile.

L’incidence de la tuberculose explose, le taux de suicides augmente et la plupart des cancers ne sont plus soignées. La malaria et la rage sont réapparues.

La surcharge de travail des personnels soignants est énorme, et dues à la désorganisation des soins primaires. 112 patient-es vues aux urgences dans les 12h de garde d’une médecin.

HÔPITAUX PUBLIC

Si la volonté du collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » est de soutenir matériellement dispensaires et pharmacies sociales et solidaires en Grèce grâce à des collectes d’argent et de médicaments, sa volonté est également de manifester un soutien politique à cette nouvelle forme de résistance aux mesures d’austérité appliquées à la Grèce depuis 2008. La résistance du peuple grec est une force motrice qui aujourd’hui sert de référence aux autres peuples d’Europe.

Leur engagement militant distingue ces structures des autres structures humanitaires. Aujourd’hui, environ 50 dispensaires solidaires sociaux fonctionnent dans toute la Grèce grâce à l’action et au travail de bénévoles. Des médecins, généralistes ou spécialistes, des dentistes, des pharmaciens et des citoyens s’y engagent.

 

Un collectif solidaire pour résister

Le collectif « Solidarité France-Grèce pour la santé » est né de l’initiative d’un petit groupe de personnes d’origine grecque vivant en France et désirant agir collectivement et concrètement en solidarité avec les pharmacies et dispensaires sociaux en Grèce. Ce collectif aujourd’hui constitué de personnes de tous horizons (associatifs, professionnels, politiques, syndicaux) a pour but d’informer sur la crise sociale et sanitaire en Grèce et sur ses origines politiques, de créer depuis la France les maillons d’une chaîne européenne de solidarité, notamment en collectant et envoyant sur place le matériel médical et pharmaceutique nécessaire, de contribuer aux débats sur la santé publique et les soins pour tous et toutes.

 

Contact :

Christine : 06 67 49 58 89

france.grece.solidarite.sante@gmail.com

https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/

De nombreux syndicats souhaitent obtenir des informations sur la lutte qui se déroule à l’AP-HP pour la préservation des jours RTT. Nous vous communiquons le tract qui appelle à la journée d’action du 21 mai 2015.

« Maintien de 4 000 emplois contre nos RTT…

Pas question.. Ce n’est ni amendable, ni négociable »

La ministre de la santé annonce un plan d’économie pour 2015, lié au pacte de responsabilité de plus de 3 milliards dont 825 millions pour l’hôpital, soit 22 000 postes à supprimer. Le directeur général actionne un levier supplémentaire pour répondre au plan d’économie AP-HP exigé, soit 25 millions d’euros sur les 150 millions pour 2015.

Martin Hirsch impose un chantage aux agents : « Pour ne pas perdre4000 emplois à l’AP-HP, il faut remettre en cause les protocoles 35h et supprimer des RTT »

Dans la boite à outils du DG, une méthode bien connue du monde du travail, notamment dans les usines , le « chantage » et la « culpabilisation » sont utilisés pour demander des efforts supplémentaires aux agents (augmentation du temps de travail , perte de salaires etc..) pour soit disant « sauver » les emplois ou l’entreprise .

Dans le privé, comme dans le public les efforts et sacrifices qui sont demandés sans cesse n’ont pas empêché les fermetures d’entreprises ou de licencier en masse. Le seul but est d’augmenter la productivité, la rentabilité, la flexibilité des agents.

 

Lire la suite dans le tract en PJ

 

Les pertes engendrées sont énormes, jugez-en plutôt !

– Pour un ASH au onzième échelon de l’échelle 3 à l’indice 363, salaire brut à  1 680,80 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 1 875 € brut, la perte est de 194,20 € par mois.

– Pour un AS ou un OPQ au onzième échelon de l’échelle 4 à l’indice 375, salaire brut à 1 736,36 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 1 953 € bruts, la perte est de 216,16 € par mois.

– Pour une infirmière de classe supérieure en catégorie B au 6ème échelon à l’indice 540, salaire brut à 2 500 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 2 851 € bruts, la perte est de 351 € par mois

– Pour une infirmière 1er grade en catégorie A au 8ème échelon à l’indice 509, salaire brut à 2 356 €, s’il avait suivi l’inflation son salaire s’élèverait à 2 666 € bruts, la perte est de 310 €.

Télécharger le tract pétition salaires

Faxez cette pétition remplie au 05.61.7(7.84.69)

2015 tract petition salaires_Page_1 2015 tract petition salaires_Page_2 Télécharger le tract pétition salaires

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(Par Caroline BESNIER, aux salons santé autonomie)

PARIS, 19 mai 2015 (APM) – La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Marisol Touraine, ne veut pas s’immiscer dans les discussions menées localement par les hôpitaux pour revoir l’organisation du temps de travail, mais les appelle à respecter le dialogue social et à ne pas dégrader les conditions de travail, a-t-elle déclaré mardi à l’occasion de l’inauguration de l’édition 2015 des salons santé autonomie (SSA) à la Porte de Versailles à Paris.

Lors d’un point presse organisé à la suite de son discours inaugural des SSA qui se tiennent jusqu’à jeudi, la ministre a rejeté l’idée d’un cadre ou d’une négociation au niveau national sur le sujet des 35 heures à l’hôpital, comme le demandait le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) (cf APM EH9NOLE8K).

Elle a observé, sans la nommer, que la FHF pouvait parfois appeler à plus d’autonomie pour les établissements mais souhaitait sur le temps de travail un mot d’ordre national. « Il n’y a pas de mot d’ordre national car c’est établissement par établissement que s’organisent les discussions autour du temps de travail, des conditions du temps de travail et de la qualité des prises en charge », a-t-elle martelé.

Pour elle, les éventuelles évolutions doivent donc être discutées au niveau local. Elle s’est déclarée strictement attachée à cette « démarche autonome qui place chaque établissement devant ses responsabilités et ses choix » par rapport à l’évolution de ses organisations et à la mise en œuvre des 35 heures.

Elle a néanmoins appelé les établissements à traiter la question du temps de travail « de manière exemplaire », sur la forme comme sur le fond.

« Il faut que le dialogue social soit au rendez-vous » et « que les objectifs soient compris, entendus de tous », en associant donc « à chaque étape de façon extrêmement étroite l’ensemble des personnels », a insisté la ministre.

Marisol Touraine sera « attentive » à la manière dont les choses se passent. Pour que les organisations nécessaires et attendues soient mises en place et qu’elles aboutissent, « nous devons faire en sorte de ne pas donner le sentiment de porter atteinte aux droits de tel ou tel ». Elle a souligné lors du point presse l’importance d’être attentif à la qualité de la vie au travail des médecins, des soignants, des personnels administratifs et techniques.

S’agissant des travaux engagés à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) sur la révision des rythmes de travail (cf APM CB5NNMFG6 et APM SAN6NNXJOQ), elle a assuré qu’elle veillerait à Paris -« qui n’est pas la France »- au respect des droits des salariés comme des conditions du dialogue social.

« Nous verrons comment les propositions de la direction avancent » mais « il ne m’appartient pas de m’immiscer dans la discussion qui intervient dans un établissement même si c’est le plus grand de France ». « C’est de la responsabilité de la direction de l’AP-HP aujourd’hui de voir comment des évolutions peuvent intervenir en termes d’organisation de la prise en charge », a-t-elle souligné.

« A l’AP-HP comme ailleurs », elle « souhaite que les agents soient associés et il est important que la méthode adoptée soit comprise de tous », a-t-elle insisté.

DEFENSE DES 35 HEURES

Marisol Touraine a longuement défendu les 35 heures à l’hôpital. « J’entends beaucoup de choses sur les 35 heures, moins à cette tribune d’ailleurs que parfois à l’extérieur », où « il s’agirait au fond malgré les précautions oratoires prises aujourd’hui de contester les 35 heures », a-t-elle observé.

« Nous sommes en 2015, nous ne sommes pas en 2002, nous ne sommes pas davantage en 2017, nous n’avons pas besoin de déclarations tonitruantes, nous avons besoin d’avancer de moderniser, de transformer ».

Elle a affirmé que le gouvernement était attaché aux 35 heures à l’hôpital comme ailleurs. « Il n’est donc pas question de remettre en cause leur cadre réglementaire et d’ailleurs personne dans les établissements ne propose de remettre en cause ce cadre réglementaire ».

Elle recommande donc de ne pas « brandir cet étendard pour se voir décerner des brevets de réformisme ». Cela risque même de « braquer les équipes soignantes à un moment où nous avons besoin de transformations », qui sont nécessaires dans l’intérêt des soignants, de la qualité de vie au travail et dans l’intérêt des patients, a-t-elle mis en garde.

Elle conseille également de ne pas faire peur aux hospitaliers en leur faisant croire à une remise en cause des 35 heures, tout en reconnaissant qu’en 2002, leur mise en place s’est faite « trop vite » et qu’elles ont été « trop rapidement négociées dans certains endroits ».

« Ce sont des organisations qui se sont mises en place qui peuvent d’ailleurs être revues et qui ont été revues dans beaucoup d’établissements depuis 2002 », a-t-elle noté.

Elle a appelé les établissements à prêter une « meilleure attention » aux conditions de travail de tous les personnels de l’hôpital. « Les évolutions de l’hôpital doivent conduire à des progrès pour la prise en charge pour les hôpitaux et pour les agents aussi ». Elle estime qu’il faut rechercher un nouvel équilibre, qui ne peut se trouver qu' »à travers un dialogue social approfondi ».

cb/ab/APM polsan

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CB5NOLH4R 19/05/2015 15:21 ACTU