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Plus de 200 personnes réunies dans la cour d'honneur du centre hospitalier ./Photo DDM Manu Massip

Plus de 200 personnes réunies dans la cour d’honneur du centre hospitalier ./Photo DDM Manu Massip

Après plusieurs mois d’attente, l’entrevue tant attendue par l’intersyndicale de l’établissement avec l’ARS, Agence régionale de santé a enfin eu lieu hier. Les personnels de l’établissement s’étaient une nouvelle fois massivement mobilisés (ils étaient plus de 200) et ce pour la troisième fois au mois d’août, autour de leurs délégués syndicaux qui ont présenté leurs revendications dans la cour d’honneur, avant le début des discussions, en présence du docteur Corveze directeur adjoint de l’ARS, Jean-Jacques Morfoisse responsable de l’offre de soin et de l’autonomie, Joaquim Bixquert directeur du centre hospitalier et Dominik Pascal DRH. À l’origine de la colère des personnels du centre hospitalier, les grandes difficultés financières et le budget présenté par la Direction (7,5 millions d’euros de déficit) qui avait été rejeté par l’ARS. A l’issue de cette première réunion, l’intersyndicale est restée un peu sur sa faim. En effet, les seules réponses apportées aux syndicats par L’ARS sont la mise en place d’un retour à l’équilibre étalé sur 18 à 24 mois, et la direction n’est pas mise sous tutelle, mais doit discuter avec les représentants syndicaux sur les nouvelles modalités d’organisation de l’Hôpital. Par contre les raisons du déficit ont été un peu mieux cernées (sous-dotation de la psychiatrie, et du SMUR par rapport aux autres établissements de la région, forte hausse de la population du département et de sa précarité, forte concurrence du secteur privé inégalée dans la région, coût exponentiel de l’intérim médical). «Les seules décisions prises aujourd’hui par la direction sont de cibler les personnels non médicaux en ne renouvelant pas certains contractuels et en dénonçant l’accord RTT. Les agents devraient travailler plus de jours que lorsque le temps de travail était à 39 heures. Les organisations syndicales ne négocieront pas sur ces bases» déclaraient les syndicats à l’issue de la réunion.

De son côté, à la demande de l’ARS, la direction va tenter de rétablir le dialogue avec les organisations syndicales pour débloquer la situation. «Il y a un déficit et il faut stopper l’hémorragie d’ici la fin de l’année. Nous allons réfléchir à une meilleure organisation des services car les dépenses de personnel représentent 70 % du budget. À partir de septembre des groupes de travail vont essayer de trouver des solutions» confiait hier soir le directeur Joaquim Bixquert.

A suivre donc…

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