Déclaration du CHSCT central du CHU de Toulouse du 19 décembre 2012

Le CHSCT a 30 ans. La loi n° 82-1097 relative aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail dites lois «Auroux»  a été promulguée le 23 décembre 1982. 30 ans après la volonté inachevée de « permettre aux travailleurs d’améliorer eux mêmes leurs conditions de travail » dans les entreprises de plus de 10 salariés, la prévention de la santé en France et l’instance CHSCT est encore trop peu respectée et donc pas assez efficace au regard des énormes enjeux.
Cette année, les accidents de travail et maladies professionnelles ont encore augmenté de 1,1% et ont entrainé officiellement 46,9 millions de journées d’arrêt de travail (2 jours par actifs), c’est à dire selon les estimations du BIT, une perte de 50 milliards d’euros (2,5% du PIB) – le BIT estime qu’en France une journée d’arrêt de travail coûte en moyenne 1000 euros à l’employeur. Le coût humain est incalculable mais pèse lourdement sur des millions de foyers, sur le bien être moral et les gestes du quotidien. Cette année encore 37% des handicaps reconnus sont d’origine professionnelle. Nous savons aussi que les accidents de travail et maladies professionnelles sont sous déclarées, qu’une bataille est menée contre les déclarants d’accidents de travail aussi bien dans le privé que dans le public.
La santé au travail se dégrade, mais alors que l’espérance de vie en bonne santé vient de passer à 61,5 ans, les différents gouvernements continuent à prendre des mesures délétères : augmentation de la durée de cotisation retraite, augmentation de l’âge légal à 62 ans, réforme de la médecine du travail, fin de la reconnaissance de la pénibilité pour les professions paramédicales, mais aussi baisse du « coût du travail » donc des salaires et de la protection sociale, ce salaire continué qui permet pourtant aux travailleurs de ne pas craindre l’avenir en situation de non travail notamment la maladie.
Ces mesures accroissent la pression à la productivité du patronat et de l’Etat sur tous les travailleurs ayant un emploi ou non. Les qualifications de chacun et chacune ne sont plus respectées et les problèmes de reconnaissance du travail effectué apparaissent dans toutes les études et notamment dans les professions de santé ou du social. Le travail est un facteur de création de l’identité et facteur d’émancipation lorsque les conditions sont réunies, mais la qualité empêchée, la non reconnaissance, le non respect de la dignité des travailleurs est au contraire source de souffrance pouvant aller jusqu’au suicide.
La productivité française reste la plus élevée du monde avec ses conséquences sur les corps et les esprits notamment à cause d’un management de la productivité, un management du « faire plus avec moins » avec des normes de qualité tournées vers la gestion au mépris des conditions de travail et de l’humain. Ces pratiques créent directement les « malades de ne pas pouvoir bien faire ».
Hausse de la productivité, baisse des salaires, en économie c’est le taux d’exploitation qui augmente. La souffrance au travail n’est autre que l’expression morale et physique de l’exploitation. Entre 1982 et 2012, le coût du capital qui est le marqueur du taux d’exploitation a augmenté de 151% alors que dans la même période les salaires augmentaient seulement de 56%.
Pourtant malgré ce contexte, nos employeurs des hôpitaux publics tentent encore de rogner des droits en matière de santé au travail, en effet, nous avons pris connaissance du courrier qu’a adressé la FEDERATION HOSPITALIERE DE FRANCE à propos des expertises demandées par les CHSCT des établissements publics hospitaliers.

La CGT est particulièrement choquée des pressions exercées par cette fédération alors que de très nombreux hôpitaux sont désinvoltes avec la prévention de la santé et sécurité des personnels (notamment en terme de moyens alloués) et la consultation des instances de représentations, notamment les CHSCT. Les directions hospitalières seraient moins désinvoltes si le code du travail ne dérogeait déjà pas de façon invraisemblable en ce qui concerne les sanctions pénales pour entrave. Et il ne sera pas évoqué, la mise en oeuvre de projets sans consultation ni du CTE quand cela est nécessaire ni, pis encore du CHSCT. A telle point que la CGT envisage d’utiliser une question prioritaire de constitutionnalité lors d’un prochain contentieux emblématique afin de savoir si l’immunité pénale des directeurs est conforme au principe d’égalité devant la loi.

Il apparait clairement à la CGT qu’il n’est pas pensable pour ce même motif de toucher aux dispositions actuelles. Les agents des hôpitaux auraient donc besoin de moins de protection que les salariés du privés ? A l’heure actuelle ou les directions hospitalières ne savent la plupart du temps seulement rétrocéder  les contraintes posées par les ARS qui rétrocèdent elles mêmes les contraintes gouvernementales, la CGT combattra sur tous les fronts toute modification qui irait dans le sens d’ une diminution explicite ou implicite de la protection des agents hospitaliers. Nous combattrons également pour la conquête de nouveaux droits visant à l’application du préambule de la constitution de 1946 : «Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.»

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Les infirmières d’une douzaine de centres de santé et de services sociaux à Montréal effectuent des actes… minutés !

Logolib Article paru dans L’infirmière Libérale Magazine daté de décembre.

Huit centres de santé et de services sociaux (CSSS) (1), à Montréal, expérimenteraient sur les soins à domicile une adaptation de la méthode « Toyota », développée par une firme-conseil en gestion, la bien nommée Proaction. Alertés par des syndicats d’employés, nos confrères de La Presse et Le Devoir ont révélé, début novembre, l’existence d’une grille de « planification et de réalisation » sur laquelle tous les actes, de l’administration d’un gavage à une intervention psychosociale, sont rigoureusement minutés.

Citons quelques exemples : pas plus de quinze minutes par infirmier pour le lavage d’une oreille, deux oreilles vingt minutes, un soin de plaie simple pas plus de quinze minutes, et trente minutes, pas plus, pour un suivi « post-décès ». « J’ai l’impression de travailler sur une chaîne de montage de conserves de tomates », leur a confié une infirmière.

Le temps, c’est de l’argent

Rentabilité oblige, sur le terrain, les ergothérapeutes seraient invités à ne pas intervenir auprès des patients en situation de détresse psychologique, activité jugée trop chronophage, et à transférer la tâche au travailleur social. Autre travers, si un employé n’a pas été en mesure d’effectuer sa tâche dans les délais prescrits, il doit en expliquer « les motifs » à ses supérieurs, lesquels rapporteront « les erreurs de minutage » à leurs propres supérieurs. Une infantilisation dont les infirmiers et les travailleurs sociaux se passeraient bien.

Contacté par les médias québécois, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Dr Réjean Hébert, s’est dit « préoccupé » mais pas prêt pour autant à condamner les projets d’optimisation des services de soins à domicile, grand chantier du moment. Le patron de Proaction a quant à lui préféré parler d’une « résistance au changement de la part du personnel, dans un contexte de courbe émotionnelle à la hausse ».

Candice Moors

(1) Le gouvernement du Québec a adopté en décembre 2003 la Loi sur les agences de développement des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux. Au cœur de chacun des réseaux locaux de service, on trouve un établissement appelé CSSS et, dans la majorité des cas, un centre hospitalier. En 2011, le nombre de CSSS était de 94, tous chargés de promouvoir la santé et de rendre son accès plus accessible, mieux coordonné et continu.

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C’est un réquisitoire à la Audiard d’un comédien de gauche contre un comédien inclassable. Un texte long et savoureux comme une tirade de Cyrano, comme celle par laquelle Gérard Depardieu s’est rendu célèbre.

Dans Libération, Philippe Torreton signe une tribune titrée « Alors Gérard, t’as les boules ? », dans laquelle il envoie valser Depardieu bien au-delà de la frontière belge.

Il s’amuse d’abord que son confrère se soit offusqué du mot de Jean-Marc Ayrault, qui trouvait son exil « un peu minable » :

« Le Gérard “national”, le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un “c’est celui qui dit qu’y est”… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… »

Puis, ce sont l’acteur et ses vices qui ramassent :

« Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc… […] Nous faire avaler à coups de “han” de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… […]

L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ? Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! “

Torreton conclut par une référence à Cyrano – ‘en ce temps-là, tu apprenais ton texte’ – et laisse Depardieu fuir ‘en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés’ :

‘On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… […] Adieu.’

C’est un texte qu’il faut lire dans son intégralité, mieux, qu’il faut garder en achetant le Libé du jour.

via

 

 

 

Torreton envoie valser Depardieu : « Ferme-la, prends ton oseille et tire-toi » | Une Vigie Rue89 Culture.

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Les cadres de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Exaspéré(e)s … passent à la mobilisation collective !

Ce  n’est pas la venue du DRH de l’APHP, Mr Poimboeuf, lors de l’Assemblée Générale organisée en intersyndicale USAP-CGT/SUD SANTE/CFDT/FO/CFTC qui aura apaisé les cadres hospitaliers de l’APHP.

En effet, les 400 cadres présents ont demandé en direct des réponses pour l’arrêt de la dégradation de leurs conditions de travail et pour le respect et la valorisation de leur positionnement dans notre institution.

Aux revendications suivantes :
– Le non respect, non validation, non valorisation de leurs temps de travail,
– le libre choix de l’application de la réduction du temps de travail : au forfait ou décompte horaire,
– la définition statutaire pour les cadres de santé des « gardes » et « astreintes »
– l’arrêt des suppressions de postes dans les services et ouverture de concours pour recruter des cadres nécessaire au fonctionnement des services et de stopper la politique des faisant-fonctions cadres et cadre supérieur
– l’arrêt du management « directif, entrepreneurial et répressif », les cadres veulent participer aux prises de décision et ne plus subir les injonctions basées sur productivité, rentabilité, activité à tout prix quelque soient les conséquences pour les équipes et les patients

A ces revendications, la direction générale n’a répondu que par équilibre budgétaire, contraintes économiques, et réglementations. Il a été contraint d’ouvrir des négociations immédiates qui pour l’instant, n’ont rien apporté et callés sur 4 séances (les mardis de Janvier)…

De plus l’absence de parution du décret de reclassement des cadres dont le Ministère envisage sa sortie prochaine mais sans effet rétroactif, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

N’ayant pas de réponse sur cette question mais aussi les moyens humains, budgétaires, donnés au bon fonctionnement des services dans le plus grand CHU de France, l’APHP … Les cadres présents à l’Assemblée Générale ont décidé de se rassembler, Mardi 18 décembre 2012 à 10h30 devant le Ministère de la Santé pour interpeller Madame la Ministre Marisol Touraine.

L’intersyndicale a envoyé un courrier demandant une audience à notre Ministre en sachant que les organisations syndicales l’avaient déjà alerté sur le malaise et le mécontentement des cadres lors d’une rencontre le 25 octobre de cette année…

Les raisons de la colère des cadres, nécessitent des actes et des réponses concrètes et rapides…

L’USAP-CGT

Par Esther Vivas

Il y a quelques années Michael Moore décrivait brillamment dans son film «Sicko» [2007] le marché et les escroqueries du secteur de la santé aux Etats-Unis aux mains de grandes compagnies d’assurance. Pourtant, c’est précisément ce modèle qui est en voie d’être imposé dans l’Etat espagnol. On voit bien où nous conduira cette politique: 50 millions d’états-uniens sont totalement dépourvus de couverture en matière de santé et 64% du total de la population, en 2010, n’ont qu’une assurance privée, laquelle refuse souvent de rembourser les traitements nécessaires.Si vous voulez voir ce qui nous attend, ne manquez pas de voir ce film, car plus qu’un documentaire, c’est un film d’horreur.

Les enveloppes budgétaires adoptées impliquent la coupe la plus importante jamais subie par le secteur de la santé: 7’267 millions d’euros (7, 2 milliards). Il s’agit donc d’une offensive en règle contre l’actuel système de santé, avec notamment: la fin du service de santé universel, ce qui marginalise les personnes immigrées sans papiers; la réduction de diverses prestations sociales; l’introduction du co-paiement (participation aux frais) dans le domaine de la santé, ce qui nous fait payer deux fois; et dans certaines régions autonomes, comme en Catalogne, celle d’un double co-paiement, soit un co-paiement par rapport à l’Etat central, en plus d’un co-paiement catalan, puisqu’on doit ainsi repayer ce que nous avons déjà payé sous forme d’impôts.

Il s’agit-là de mesures qui nous font reculer de plusieurs décennies et qui favorisent un service de santé déficient, avec de longues listes d’attente, des réductions de personnel et d’infrastructures… dans le but de nous pousser ainsi vers les mutuelles privées. Il est évident que le succès du système médical privé est dû au mauvais fonctionnement du système public. On peut être malades, mais ils nous veulent suffisamment vivants pour pouvoir continuer à payer. C’est ainsi qu’on impulse un système de santé à deux vitesses, l’une pour les riches et un autre pour les pauvres: la santé cesse d’être un droit pour devenir un privilège.

La Catalogne et la Communauté valencienne ont été les pionnières dans ces pratiques. A noter que ceux qui poussent les autorités dans cette voie ont généralement un long curriculum dans le privé. C’est notamment le cas de Boi Ruiz, actuel conseiller de santé de la Generalitat catalane. Avant d’occuper ce poste, il a été président et directeur de la principale entreprise privée patronale dans ce secteur: la Unio Catalana d’Hospitals. Et maintenant c’est le tour de Madrid. Comme par hasard, Antonio Burgueño – actuellement directeur général de Hospitales de la Consejeria de Sanidad madrilène et le principal idéologue de la privatisation des hôpitaux et des centres de santé – a travaillé durant plus de vingt ans dans le secteur… privé de la santé. Y aurait-il un conflit d’intérêts?

On nous l’a répété à satiété: «la santé publique ne fonctionne pas», «la gestion privée est meilleure». Il y a un détail curieux: lorsque le gouvernement, les médias ou le monde des affaires se réfèrent au domaine de la santé, c’est toujours pour parler des «coûts» de la santé, des «dépenses» pour les médicaments. S’occuper de la santé, nous dit-on, implique des coûts, entraîne des dépenses. Or, alors qu’on parle toujours de «dépenses publiques», il est question d’«investissements» privés. Ils manipulent les mots pour justifier leurs pratiques, mais nous sommes toujours plus nombreux à ne pas croire leurs mensonges. La santé ou l’éducation ne sont pas une «dépense», mais un «investissement», un investissement dans un modèle de société qui vise à répondre aux droits et besoins des personnes.

Aujourd’hui, les travailleurs et travailleuses du secteur de la santé lèvent le pied. A Madrid, il y a déjà eu plusieurs journées de grève, des manifestations massives, des occupations d’hôpitaux comme celui de l’emblématique hôpital La Princesa, où vingt occupations ont eu lieu, la collecte d’un million de signatures dans la population pour la défense du système de santé public, ainsi que de multiples actions comme celle appelée: «embrasse ton hôpital» [occupation-encerclement de l’hôpital]… Tout cela pour dire «NON» au plan de réforme du système de santé impulsé par la Comunidad de Madrid. Une «réforme» qui prétend, entre autres, privatiser six hôpitaux et 27 dispensaires et imposer une taxe d’un euro par ordonnance. D’après les syndicats, cette réforme entraînerait la perte de 7’000 postes de travail.

Et tout cela alors que ce dimanche, 2 décembre 2012, quelque 50’000 personnes occupant différentes fonctions dans le secteur manifestaient à Madrid pour revendiquer leurs droits en ce qui concerne les impayés de l’administration publique. Un total de 300 millions est dû par l’administration dans ce secteur, ce qui menace d’entraîner la fermeture d’environ 20% des centres où ils travaillent. C’est une manifestation historique, la première protestation massive de ce collectif depuis des années.

A Barcelone, les travailleurs de l’Hôpital de Sant Pau ont commencé il y a trois jours (3 décembre) une occupation d’une durée indéterminée pour s’opposer aux coupes budgétaires. Celles-ci ont entraîné pour cet hôpital la fermeture de 84 lits, une réduction de l’activité des services de radiothérapie et de radiologie, la fermeture de celui de chirurgie, etc., avec la détérioration qui en résulte pour les prestations. Les protestations contre les coupes salariales, les licenciements et la précarité constituent un autre front. De fait, le cas de l’hôpital de Sant Pau peut être étendu à beaucoup d’autres centres. Et la lutte du personnel et le soutien social et citoyen avec lesquels il peut compter est un exemple à généraliser.

La Catalogne a été à l’avant-garde de la privatisation du secteur de la santé au niveau étatique. C’est un bon exemple pour montrer à quel point les politiques économiques du CiU [Convergence et Union, parti de la droite catalane] et du PSC [Parti des socialistes de Catalogne] mènent une politique identique. La revue en ligne Cafèamblet dénonce depuis longtemps les obscurs négoces de CiU et du PSC concernant la santé publique catalane. Ces enquêtes ont valu à la revue une amende de 10’000 euros pour avoir découvert «lo que no tocaba» [le peu de transparence des comptes publics où se mêlent intérêts publics et privés]. Et maintenant plusieurs entités sociales ont déposé plainte devant le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne contre le conseiller Boi Ruiz et son équipe. Elles les suspectent d’être mêlés à des délits de trafic d’influences, de non-assistance à personnes en danger, d’activités interdites aux fonctionnaires, etc.

Rentabiliser la santé publique est un des principaux objectifs du capital privé dans l’actuelle situation de crise, laquelle fournit l’excuse parfaite pour appliquer des politiques de privatisation qui étaient planifiées depuis longtemps. Tout comme on cherche à faire des profits avec les secteurs de l’éducation, du logement, des transports publics et en fin de compte avec nos vies. Les services publics sont en point de mire du pouvoir économique et politique qui les voient comme un grand gâteau qu’ils veulent se partager pour augmenter leur taux de profit. Mais comme on l’a répété à maintes reprises: «la santé publique ne se vend pas, elle se défend». Un point c’est tout.

*Traduction A l’Encontre; publié dans le quotidien Publico, le 5 décembre 2012.

Copyright : ©Photothèque Rouge/Franck Houlgatte

La politique d’immigration conduite en France et en Europe dite de « lutte contre l’immigration irrégulière » bafoue tous les droits de nombreux êtres humains : droits économiques, droits civiques dont le droit de vote, droits à la santé, droit à une vie familiale digne, droit à la culture…

Combien de drames humains, de vies ôtées ? Entre 1988 et 2012 dans la seule Méditerranée, 13000 personnes sont mortes qui tentaient de rejoindre le continent Européen.

Ces immigrés de la misère ou de la guerre sont stigmatisés et présentés comme une menace aux peuples européens. La droite et l’extrême droite en font des enjeux d’économie politique.

Ce ne sont pas les migrants qu’il faut combattre mais les inégalités et l’accaparement des richesses de la planète par une petite minorité.

La Journée Internationale des Droits des Migrants est l’occasion de rappeler quelques vérités

La plupart desmigrants, avec ou sans papiers, sont des travailleurs-ses. Les sans-papiers sont les plus vulnérables mais tous, du fait de la politique migratoire, sont contraints de s’accommoder de conditions de travail, de salaires et d’accès aux soins bien inférieures à celles en vigueur dans le pays. Cette politique discriminatoire qui précipite nombre de ces salariés dans le travail non-déclaré, dans la clandestinité, bénéficie à des employeurs qui en profitent pour tirer les salaires et les droits vers le bas. Les familles, les jeunes majeurs scolarisés, les étudiants sans papiers et les personnes malades sont tout aussi touchés par cette politique et n’ont pas accès à une vie normale.

Ainsi, pour réduire la première inégalité, celle des droits humains, il faut régulariser tous les sans papiers

Alors qu’à l’heure de la mondialisation libérale, la concurrence de tous contre tous est organisée, alors que la précarisation, la déréglementation, l’austérité se développent dans toute l’Union Européenne, alors qu’avec la crise, les droits sociaux sont partout attaqués, nous entendons agir pour que chaque salarié-e, qu’il-elle soit d’ici ou d’ailleurs, bénéficie de l’égalité de traitement, avec un contrat de travail conforme aux normes sociales du pays où il-elle, travaille, et pour que chacun-e puisse vivre en famille, avoir accès aux soins, à ses droits et étudier en toute sérénité. Nous demandons que toute personne malade qui ne peut accéder à des traitements dans son pays et toute victime de discriminations bénéficient d’un titre de séjour.

Après des années de lutte, les travailleurs sans papiers, avec l’appui de 12 organisations, ont obtenu une nouvelle circulaire qui améliore des dispositions permettant d’obtenir un titre de séjour salarié suivant des critères définis nationalement. Cependant, cette circulaire est insuffisante sur bien des points : non prise en compte des travailleurs non déclarés, exigences insurmontables pour la plupart des jeunes majeurs, des personnes âgées, durée de séjour exigée démesurée pour les familles. Elle entérine des pratiques arbitraires et des disparités d’application entre les préfectures.

Des dizaines de milliers de sans papiers seront donc exclus de ce dispositif.

Sans rupture avec la politique du chiffre et des quotas du gouvernement précédent, 30000 régularisations annuelles sont prévues dans cette circulaire. Nous continuons à nous opposer à cette politique. Nous exigeons l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention.

Nous exigeons que la préfecture de la Haute-Garonne mette fin à l’arbitraire dans le traitement des dossiers, cesse ses pratiques discriminatoires et accueille les personnes dans la dignité

RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS

Mardi 18 Décembre 2012

manifestation 17h30 place Esquirol

pour les droits des Migrants

Premiers signataires : CGT, FSU, Solidaires, Act’Up, ARCALT, ATTAC, La Cimade, CSF, ETM, LDH, RESF, CLIC,

Cercle des Voisins, collectif Résistance à la Délation31, Mouvement de la Paix(comité 31), MRAP, EELV,

Front de Gauche (Les Alternatifs, CA, FASE, GA, GU, PCF, PCOF, PG), NPA

Communiqué en droit de réponse à l’interview de la Dépêche du Midi disponible sur ce lien :
http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/11/1511435-toujours-pas-de-grand-patron-a-l-institut-du-cancer.html

COMMUNIQUE DE PRESSE

Début 2013, nous aurons un nouveau Directeur Général. Pas de quoi verser une petite larme, il est bien clair que les relations entre directions et élus du personnel n’ont jamais été au beau fixe.

Le flux tendu, le « faire plus avec moins », les dérives gestionnaires, la pression mise sur les agents qui révèlent les difficultés et les porteurs de projets pour que les dépenses rentrent coûte que coûte dans les enveloppes étriquées de l’hôpital entreprise ont tourné à l’insupportable pour beaucoup d’agents, tous grades confondus.

Les projets faramineux et concomitants (Clinique Pierre Paul Riquet, Urgences Réanimation Médicale, Cancéropôle, Psychiatrie) vont nous faire vivre une année 2013 infernale d’un point de vue logistique et surtout financier ! Il va falloir faire d’énormes sacrifices pour survivre à ces investissements qui approchent les 800 millions d’euros. Nous nous sommes fait traiter de conservateurs par la direction générale quand nous dénoncions ces dérives, qui aura raison ?

C’est bien la logique hospitalière globale qui est en cause mais chacun a un devoir de résistance quand les directives sont injustes et contraires à l’intérêt général. Beaucoup d’agents, de médecins, de directeurs ont exprimé leur mécontentement dernièrement. Pour notre part, nos Syndicats ont déposé 36 préavis de grève depuis début 2011… plus de 70 réunions de CHSCT, 6 expertises sur les conditions de travail SECAFI et ISAST, 2 pour réorganisation et 4 pour risque grave, 4 procès gagnés par le CHSCT. Le syndicat CGT du CHU de Toulouse a un mandat donné par 58% des hospitaliers pour se mobiliser afin reconstruire avec les agents un réel service public hospitalier cassé par les différents gouvernements et les précédentes directions.

Le Syndicat Général CGT CHU de Toulouse
Hôtel Dieu St Jacques – 2, rue Viguerie 31000 Toulouse

Mail : syndicat.cgt.hd@chu-toulouse.fr Site : www.cgtchutoulouse.fr

Tel : 0561778470 – Fax : 0561778469

Jeudi 13 décembre : pour que le CDI reste la norme !

Le MEDEF utilise la crise pour imposer une véritable « régression sociale » en faisant un chantage permanent. La Cgt se mobilise massivement pour sauver le CDI et augmenter les retraites.

Afin de défendre l’emploi, les salaires, la protection sociale et les retraites, une journée de mobilisation est organisée le jeudi 13 décembre.

Priorité pour tous les militants de la Cgt : être présents avec drapeaux et banderoles aux côtés des salariés au rassemblement prévu devant le Médef entre 12h et 14h.

Les fédérations qui appellent à l’action : Mines-Energie, Verre et Céramique, Métallurgie, Organismes sociaux, Chimie, Travailleurs de l’Etat, Services Publics, Santé Action Social.

En pièce-jointe, le tract départemental version PDF tract ud 13 12 2012

En lien, 2 vidéos de la confédération http://www.cgt.fr/Ne-laissons-pas-faire-le-MEDEF.html

Les personnels du secteur de la santé se sont mobilisés en masse, lundi et mardi, 
contre les coupes et les projets de privatisation dans la région de Madrid.

Tandis que la droite madrilène appuie sur l’accélérateur et déroule son plan de privatisation de la santé, les employés du secteur sont en grève et manifestent. Les syndicats ont enjoint ces lundi et mardi les 75 000 personnels de santé à prendre part à une grève. Le premier jour, cette dernière a été suivie à plus de 80 %. « Nous allons manifester jusqu’à ce que le gouvernement régional retire son plan », prévient Cristina Diez, interne de vingt-neuf ans à l’hôpital Gregorio-Maranon de Madrid. L’un des syndicats, celui des spécialistes, appelle même à une grève illimitée.

La « marée blanche », telle que la dénomme la presse espagnole, a touché les hôpitaux de la communauté de Madrid, et 150 dispensaires, dont 70 étaient fermés et dont certains ont été occupés à l’occasion d’une nuit blanche. Lundi, les manifestants se sont même introduits dans les locaux du ministère régional.

Un mouvement de grève s’est déjà tenu à la mi-novembre. Un autre 
est d’ores et déjà programmé les 4 et 5 décembre.

Les personnels contestent le plan annoncé le 31 octobre par le gouvernement de la communauté autonome madrilène, tenue par le Parti populaire (PP). Il ne prévoit rien de moins que la privatisation du secteur de soins. Six hôpitaux seraient donnés en concession au privé. En outre, 10 % des dispensaires pourraient être privatisés et confiés à des professionnels de santé. Cela concernerait 27 établissements. Deux hôpitaux verraient leur mission changée.

Au vu du budget alloué aux salaires pour 2013, les syndicats calculent que 8 000 postes seraient perdus, même si la communauté autonome s’en défend.

Par ailleurs, les malades devront verser une franchise d’un euro sur chaque ordonnance médicale. Toutes ces modifications proviennent des politiques d’austérité menées tant au niveau central que dans les régions espagnoles, qui ont dans leur périmètre de compétences à la fois la santé et l’éducation. Alors que, pour 2012, celles-ci ont le droit à un déficit de 1,5 %, elles doivent le ramener à 0,7 % l’an prochain.

Menées au pas de charge ces dernières années, ces politiques n’ont en rien amélioré la situation. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient de prévoir qu’en 2014 l’Espagne compterait plus de 6 millions de chômeurs, soit un taux de 27 %, contre 25 % aujourd’hui.

Gaël De Santis

Le meilleur système de santé du monde (3)
Le lundi 10 décembre 2012


La santé publique est sans doute la question politique la plus cruciale.

Le meilleur système de santé du monde (2)
Le vendredi 7 décembre 2012


Une santé égalitaire et solidaire. C’était le but de la Sécurité Sociale et des pionniers du système de santé français.

le meilleur système de santé du monde
Le jeudi 6 décembre 2012


Au moins il nous restait ça et c’était le plus important, car tant qu’on la santé…

Ambroise Croizat, militant de la Sécu
Le mercredi 5 décembre 2012


Chacun connaît une rue qui porte ce nom, un collège, une bibliothèque, mais qui était Ambroise Croizat ?

Les organisations syndicales françaises CGT, FSU et Solidaires condamnent avec force la guerre menée par le régime Assad contre le peuple syrien.

Elles dénoncent ce régime sanguinaire qui a causé depuis vingt et un mois plus de 40 000 morts, contraint plus de 440 000 Syriens à se réfugier dans les pays limitrophes et qui a enfoncé le pays dans une logique de guerre.

Elles appellent la communauté internationale à redoubler d’efforts et de détermination pour que soient enfin respectés les droits humains et que  cesse cette barbarie.

Face à cette tragédie, les Syriens ont besoin d’une aide humanitaire internationale.  Les trois organisations françaises demandent aux gouvernements et aux instances internationales de mettre en œuvre des plans d’actions afin d’aider les populations de façon directe, sans intervention militaire étrangère et hors de tout contrôle de l’actuel régime syrien et de ses alliés.

Les syndicats français réaffirment leur solidarité avec le peuple syrien qui aspire à un régime démocratique, au respect des droits et des libertés publiques.

Ils saluent son courage et demandent que les responsables de crime contre l’humanité commis en Syrie répondent de leurs actes devant la justice internationale.

Ils se déclarent déterminés à agir pour une meilleure information sur la situation en Syrie et solidaires des Syriens en lutte contre la dictature et pour la démocratie.

Ils s’engagent enfin à soutenir les mouvements syndicaux indépendants qui émergent en Syrie.

Le 5 décembre 2012