Source : www.humanite.fr

Révélation : président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants. Il a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Entretien sans détour. Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états..

Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. Continue reading « Grippe A : « Ils ont organisé la psychose » »

Madame la Ministre,

Le Comité Régional d’Organisation Sanitaire Midi Pyrénées a donné le 3 novembre un avis favorable à l’activité de Chirurgie Cardiaque Pédiatrique par le CHU. L’Agence Régionale d’Hospitalisation donne un avis négatif à cette autorisation et demande à ce que cette activité s’arrête.
La CGT du CHU est indignée de cette décision, conduisant à l’arrêt de l’activité de la chirurgie cardiaque pédiatrique.
Le CHU doit pouvoir assurer sa mission de soins de recours, soins de qualité et accessibles à tous.

Le fonctionnement actuel, transitoire, apporte toutes les garanties nécessaires de qualité et de sécurité, le CHU s’étant engagé à se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation durant l’année 2010.
Nous ne pouvons admettre l’interruption de cette activité qui prive les familles de Midi-Pyrénées d’un service public de qualité et de proximité.

La CGT dénonce dans cette décision l’application de la loi Hôpital Patient Santé Territoires visant à réduire l’offre de soins à travers une vision financière étroite.

La CGT demande que le CHU continue son activité de Chirurgie Cardiaque Pédiatrique et que tous les moyens (humains et financiers) soient mis en œuvre pour parvenir à un déblocage de cette situation.

Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.
D. BERGE
Secrétaire Général CGT
CHU de TOULOUSE

Le centre de permanence de réception et de traitement des appels du Samu 31.Le centre de permanence de réception et de traitement des appels du Samu 31./ A. GELEBART/20MINUTES

« Allô Samu, centre 15 au bout du fil. » En 2009, les 37 permanenciers

assistants de régulation médicale ont répondu ainsi à 350 000 appels de personnes en ­détresse. Depuis plus d’une semaine, ils sont en grève pour réclamer une ­revalorisation statutaire promise l’an dernier par leur ministre de tutelle, ­Roselyne Bachelot. Pour se faire entendre, ils manifesteront aujourd’hui devant le CHU Purpan et distribueront des tracts aux usagers pour les informer sur leur mouvement. « Nous ne demandons pas une promotion, mais une prise en compte de nos tâches et de notre activité de plus en plus importante et de plus en plus technique », assure Richard Loze, l’un des agents concernés. Assignés, les agents du centre 15 continuent de ­répondre, malgré le mouvement.

Les enfants cardiaques transférés en urgence
Les enfants cardiaques sont transférés à Bordeaux, Marseille ou Paris. Photo archives DDM.

Surpris ou mécontents, le CHU de Toulouse et la clinique Pasteur n’ont eu d’autre choix que de prendre acte de la décision de la commission exécutive de l’Agence régionale de l’hospitalisation suspendant la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse (lire nos éditions précédentes). Hier, les directions des deux établissements ont confirmé leur intention de déposer une demande de recours gracieux auprès de la ministre de la Santé.

Mais c’est à une autre urgence, plus immédiate, qu’elles s’emploient à répondre : « organiser les transferts des enfants vers les autres centres de Marseille, de Paris ou Bordeaux, selon les choix des familles », expliquent-elles. Par ailleurs, les directions ont écrit au directeur de l’ARH de Midi-Pyrénées, un courrier a été adressé à Pierre Gauthier, le directeur de l’ARH de Midi-Pyrénées, lui demandant de confirmer très rapidement les termes du communiqué du 28 décembre 2009 indiquant « que l’ARH laissera le temps nécessaire à l’établissement de préparer son dossier pour se mettre en conformité, le CHU conservant dans ce temps son activité ».

De leur côté, les présidents des communautés médicales du CHU de Toulouse et de la clinique Pasteur ont demandé hier à être reçus par la ministre de la Santé. Elles se disent « surprises et très affectées de
[une] décision de l’ARH Midi-Pyrénées[…] lourde de conséquences en termes de santé publique car elle conduit à l’arrêt brutal de l’activité d’un centre en pleine expansion, dont la qualité médicale n’est pas remise en cause ». La décision de l’ARH n’en finit plus de susciter émotion et indignation. Après les réactions du président du conseil régional, Martin Malvy ; du conseil général, Pierre Izard ; ou des familles de patients, voici celle, indignée, du sénateur Jean-Jacques Mirassou, qui demande à Roselyne Bachelot de revenir sur « cette décision absurde de l’ARH, révélée par voie de presse », qu’il qualifie de « défi au simple bon sens » et constitue selon lui « une sanction injuste à l’égard de nos plus jeunes malades et de la communauté médicale hospitalière » : « Comment justifier une décision qui, en prétendant les sécuriser, impose le transfert de ces enfants à Marseille ou Bordeaux dans des conditions qui vont obligatoirement les pénaliser sur le plan sanitaire mais également au niveau de l’organisation matérielle subie par leurs familles ? » interroge le sénateur.