Depuis tant d’années, les agent.es du CHU de Toulouse subissent et pallient le manque de moyen qui s’aggrave à cause du manque de financement de la Sécurité Sociale.
Ces nombreuses dégradations des conditions de travail s’accompagnent d’un management de plus en plus dur pour contraindre les agents.es.
La grève d’une dizaine de médecins libéraux provoque une désorganisation du système de santé d’une ampleur majeure au vu de la place grandissante qui est faite au secteur privé au fil des réformes. Elle s’ajoute à l’épidémie « habituelle » de virus hivernaux.
Cette crise s’abattant sur un hôpital sous financé, la Direction a déclenché un plan blanc pour « faire face » à la situation. De nombreux patients.es ont été déprogrammés.es notamment. La situation aux urgences est exceptionnelle, les taux d’occupation ont dépassé 400% plusieurs jours d’affilé. Les conséquences sanitaires pour la population sont et seront lourdes.
Comme toujours lors des crises, les personnels de l’hôpital répondent présents.
La situation est telle que le Directeur Général a envoyé un mail de remerciement mardi dernier : « Un grand merci « nous dit-il !!! Il nous exprime « sa plus grande reconnaissance » tout en continuant à nous maltraiter chaque jour ! Ce « MERCI » n’est recevable que s’il s’accompagne de mesures fortes pour améliorer les conditions de travail, permettre de prendre en charge les patiente.es en toute sécurité et dignité et respecter les droits des hospitaliers.es. Ce merci est amer quand dans le même temps, nos droits aux congés sont bafoués, les moindres temps de pause sont traqués, les jours de garde d’enfant sont trop souvent refusés, le turn-over des soignants en dit long sur les difficultés quotidiennes à concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Si le Directeur Général veut remercier les personnels, les mots doivent être accompagnés d’actes : arrêter la politique de réduction de la masse salariale avec son cortège de mesures maltraitantes et défavorables aux personnels.
Au-delà du CHU, il n’existe aucune reconnaissance sans rémunération !
La CGT réclame l’abrogation des ratios pour le passage au grade supérieur et l’application pleine et entière des soins gratuits comme la prise en charge de la mutuelle n’est pas en place.
Le versement au CHU de Toulouse de primes celles et ceux qui y ont droit.
La satisfaction des revendications exprimées depuis des moins par le personnel sur tout le CHU et, en particulier aux urgences pédiatriques et aux soins intensifs/brûlés pédiatrique du CHU de Toulouse
Il est urgent de réouvrir des lits à l’hôpital public et embaucher pour accueillir tous.tes les patients.es qui le nécessitent.
La fin des semaines de 40 heures et du vol d’heures quand les agents en 12h sont en maladie.
La gestion réelle de CHU de Toulouse par le personnel via ses délégués élus pour éviter le management pathogène.
Le remplacement de la prime de cooptation par une prime fixe de pour tout le personnel.
Pour ce faire la CGT réclame l’abrogation de la taxe sur les salaires notamment.
LES HOSPITALIERS NE VIVENT PAS D’APPLAUDISSEMENTS ET DE MERCI !
