Communiqué de Presse – CGT SUD CHU de TOULOUSE

Les personnels des services de chirurgie F2, C2 de l’hôpital des enfants du CHU de Toulouse sont en grève illimitée depuis le 27 février 2014.

Suite à de nombreux dysfonctionnements organisationnels et à des pressions managériales, portant atteinte à la santé des agents et à la sécurité des soins, les personnels des services de chirurgie de l’hôpital des enfants excédés par la maltraitance et l’épuisement professionnel, ont décidé d’une action gréviste illimitée.

Les conséquences du sous-effectif, l’absence d’évaluation de la charge de travail, engendrent des accidents du travail et des arrêts maladie à répétition et un épuisement professionnel de toute l’équipe.

Les dysfonctionnements organisationnels dus aux absences non compensées entraînent des rappels sur repos et sur congés, le non-respect des droits aux congés et de la règlementation du temps de travail. Les agents ne se sentent plus en sécurité professionnelle dans l’exercice de leurs fonctions (cf résultat du questionnaire distribué aux agents)

Les agents revendiquent:

 

–          Le recrutement de tous les effectifs manquants soit : 6 infirmières et 3,5 AP.

–          Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme.

–          Le respect de la réglementation sur la programmation des congés annuels.

–          L’arrêt des rappels sur repos et congés annuels.

–          L’arrêt du harcèlement professionnel au domicile des agents.

–          L’arrêt de toutes les méthodes de management pathogène.

–          L’application pleine et entière des obligations règlementaires sur le temps de travail.

–          L’application pleine et entière de l’obligation de sécurité de l’employeur.

–          Le respect des règles statutaires en matière de maladie.

 

PIQUE NIQUE DE LA COLERE

 le 27 février à partir de 12h à la station de Tram Purpan

(esplanade entre l’hôpital des enfants et Paule de Viguier)

 Résultats Questionnaire CHSCT C2 F2

Nous avons commencé notre mouvement de grève le 1er juin 2012, nous sommes conscients qu’il trouble la fluidité des courses sur l’hôpital et qu’ils vous obligent à faire vous-même des courses en plus de votre travail déjà surchargé.

Face à l’indifférence de la direction, c’est la seule possibilité que nous avions pour faire entendre notre souffrance. Nous travaillons depuis l’ouverture de l’hôpital en 1998 en faisant les courses seuls, nous nous sommes épuisés pour donner le maximum malgré le sous effectif. Nous savons que vous vivez la même chose et pour cela nous vous remercions de votre soutien par les 600 signatures de pétition, l’argent récolté pour notre caisse de grève et les mots de soutien très forts que nous avons reçu.

Nous avons décidé de continuer notre mouvement de façon illimitée car la dernière négociation, malgré quelques petites avancées, n’a pas réglé le fond du problème. Nous voulons, entre autres choses, un brancardier de plus sur 24h (1 de plus le matin, 1 de plus l’après midi et un de plus la nuit) pour avoir la possibilité de travailler en binôme et améliorer la qualité de prise en charge et nos états physiques et psychiques.

Pour information, voici la répartition des courses sur 24h, les pics de la nuit et du matin sont impressionnants et vous le savez autant que nous mais la direction ne veut rien savoir. Les logiques gestionnaires tiennent la baguette et nous ne parlons pas la même langue.

Nous nous excusons par avance des gènes occasionnées mais sachez que nous ferons le maximum pour assurer la sécurité de tous comme nous l’avons toujours fait. Vous pouvez envoyer à la direction des messages pour nous aider. Notre combat est pour un hôpital public qui fonctionne très bien et respecte ses travailleurs, nous savons que vous partagez tous ces valeurs.

Encore merci pour votre soutien !

Les brancardiers de l’hôpital des enfants.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les brancardiers de l’Hôpital des Enfants, sont en grève depuis le 1er juin 2012.

Ils tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer leurs conditions de travail qui se dégradent depuis plusieurs années, un manque de reconnaissance de leur profession qui a pris forme à force de restrictions budgétaires… Le facteur déclencheur du mouvement a été la tentative de suicide d’un de leur collègue sur le lieu de travail; ses jours ne sont plus en danger, aujourd’hui cet agent se « reconstruit »….

Deux semaines ont passé sans que la Direction ne propose un espace de dialogue, en vue de négociations.

Les agents, ont décidé de reconduire leur grève de façon illimitée, des courriers ont été adressés à la Direction, en vue d’ouvrir le dialogue, et générer un climat plus serein au sein de l’équipe de brancardage. Ce mouvement sert à redonner du sens à leur travail et à reconstruire leur collectif profondément touché par les événements et le manque de soutien

Un rendez-vous de la part de la Direction est proposé pour le LUNDI 18 JUIN, les agents attendent beaucoup de cet espace de dialogue, dans l’attente d’accords concernant leurs conditions de travail. Notamment sur une augmentation d’effectif d’un brancardier sur 24h pour pouvoir travailler en binôme comme le préconise la médecine du travail.

Nous appelons à un rassemblement :

LUNDI 18 JUIN

13H00

DEVANT L’ENTREE PRINCIPALE DE L’HOPITAL DES ENFANTS.

 

Ne laissons pas nos collègues isolés !

Ne soyons pas spectateurs de nos conditions de travail qu se dégradent , jusqu’à notre épuisement…

Ensemble refusons d’être des instruments et des victimes.

EN SOLIDARITÉ AUX BRANCARDIERS VENONS TOUS LEUR TÉMOIGNER NOTRE SOUTIEN.

CONTACTS PRESSE : 0621170226   0676786176.


Les brancardiers dénoncent leurs conditions de travail./ Archives DDM
Les brancardiers dénoncent leurs conditions de travail./ Archives DDM

A l’appel de la CGT, les brancardiers de l’hôpital des enfants du CHU de Purpan reconduisent leur mouvement de grève entamé vendredi dernier. Ils dénoncent leurs c onditions de travail déplorables et revendiquent la mise en place de mesures d’urgences pour régler les dysfonctionnements liés au brancardage auxquels ils sont confrontés depuis plusieurs années.

Touché par des restrictions budgétaires alors que son activité explose (96% d’augmentation des courses en 6 ans), le service de brancardage de l’hôpital des enfants doit faire face à des conditions de travail de plus en plus difficiles : manque d’effectifs, emplois précaires, semaines de congés non respectées, formations non pérennes… autant de points faibles qui compliquent le travail des salariés au quotidien.

«Suite à la tentative de suicide d’un de nos collègues sur son lieu de travail le 14 mai, nous souhaitons rendre visible notre souffrance et dénoncer une situation toujours complexe depuis 6 ans» expliquent les salariés de l’hôpital. De nombreuses propositions sont présentées dans la pétition qui a été mise en place par le syndicat CGT Purpan, parmi lesquelles la possibilité de faire les courses en binôme ou le maintien des horaires en 9 heures. «Les salariés souhaitent que la direction s’engage davantage et que leur démarche soit soutenue» commente Sylvie Mélenchon, élue CGT. Une assemblée générale est prévue avec le personnel jeudi à 14heures devant l’hôpital.


La direction « préoccupée »

Contactée par téléphone, la direction du CHU «se préoccupe du mouvement engagé par les syndicats» et évoque la mise en place, avant l’été, d’un projet visant à améliorer le brancardage en expérimentant des mesures sur le site de Rangueil : une optimisation des conditions de travail et une meilleure prise en charge de la formation seront menées.

Les brancardiers hier, lors de leur 7e jour de grève./Photo DDM N.S-A.
Les brancardiers hier, lors de leur 7e jour de grève./Photo DDM N.S-A.

« À bout ». Hier après-midi, sur le parvis de l’hôpital des enfants, les brancardiers ont une nouvelle fois signifié leur épuisement. En grève depuis le 1er juin, ils viennent de reconduire leur mouvement jusqu’au 15 juin. Ils dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et réclament une augmentation d’effectifs. « Un travail en binôme garantirait une meilleure prise en charge des enfants et de leurs familles », explique une brancardière. Autre revendication, la mise en place d’un deuxième poste la nuit et l’embauche de deux salariés supplémentaires en journée. « Sans ça, il n’y a aucune souplesse, aucune soupape de sécurité en cas d’absentéisme. C’est dangereux, on fait aussi de l’humain », rapporte un gréviste.

Du côté de la direction du CHU, aucune rencontre n’est prévue pour le moment. « Un travail de réflexion est en cours pour les brancardiers de tout le CHU. Il aboutira dans le courant de l’année. Nous ne souhaitons pas traiter de la spécificité de l’hôpital des enfants. Les problématiques sont identiques », déclare Hervé Léon, directeur général adjoint du CHU. Selon les grévistes, le mouvement pourrait s’étendre aux autres sites du CHU.

1er mars 2011, par Friture Mag

En continuité de l’Hôpital des Enfants, l’Hôpital Paule de Viguier à Toulouse ouvert depuis le 25 Mars 2003, offre des conditions d’accueil et de soins qui permettent une prise en charge globale de la mère et du nouveau-né. Au coeur du CHU de Purpan, ce grand navire aux allures modernes, est cependant le théâtre quotidien du mal-être grandissant des personnels soignants. Rencontre et discussion avec Nasahia (Secrétaire du CHSCT et déléguée CGT), Julien (délégué CGT), Emilie et Céline (jeunes infirmières non syndiquées) qui dressent le constat d’une dégradation des conditions de travail, due notamment à une mauvaise gestion du passage aux 35 Heures.

Nasahia : « Le constat est unanime et sans contestations possibles : la situation dans l’hôpital public se dégrade constamment pour les personnels. Nous sommes au-delà du mal-être et cela empire. Les agents font aujourd’hui partie de la première profession où le taux de suicide est le plus important (chiffres de l’Institut de Veille Sanitaire). La dégradation des conditions de travail entraîne une souffrance, physique et psychique et se traduit par un malaise général. Pour moi, la cause est évidente : le passage 35 H a été catastrophique. Ici, on parle plus d’annualisation du temps de travail, puisque il est fréquent, mais à la limite du légal, de travailler 12 H par jour. Le problème, c’est que ce passage aux 35 H ne s’est pas traduit par des embauches supplémentaires. Résultat : les agents sont sur des rythmes infernaux et constamment sur la brèche. Continue reading « A l’hôpital, souffrances contre souffrances »

Téléchargez et imprimez le Communiqué-de-presse-16-23-novembre-2010

PIQUE NIQUE DE LA COLERE

MARDI 16 NOVEMBRE

13h-14h30 Hall de l’Hôpital des enfants

MARDI 23 NOVEMBRE

GREVE ET MANIFESTATION 10H St CYPRIEN

PIQUE NIQUE de la COLERE :13h Hôtel Dieu

Pour exiger tous ensemble

LE RECRUTEMENT DES PROFESSIONNELS NÉCESSAIRES

Pour assurer qualité et sécurité des soins.

Communiqué de presse

Depuis plusieurs semaines les agents de tous les services de l’Hôpital des Enfants expriment leur colère face au sous-effectif, au manque de moyens, à l’épuisement, aux risques professionnels, au management agressif et à la souffrance au travail. Continue reading « Piques niques de la Colère Hôpital des Enfants »

Communiqué-de-presse-9-novembre-2010

Le premier pique-nique de la colère a eu lieu le 2 novembre dernier, une centaine d’agents de tous les services de l’Hôpital des Enfants ont exprimé leur colère face au sous effectif, au manque de moyens, à l’épuisement, aux risques professionnels, au management agressif et à la souffrance au travail.

Suite à ce mouvement nous avons eu une rencontre avec la direction, nous avons convenus ensemble qu’un pool de 60 agents devrait être constitué pour pallier aux maternités et maladies. Malheureusement la direction refuse de demander des moyens supplémentaire pour embaucher et propose: Continue reading « Pique-nique de la colère ! On continue le 09 nov. »