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Nous venons d’apprendre que le parquet a classé sans suite la procédure à l’encontre de notre Camarade Assiah Hanifi, élue du personnel CGT et agente de logistique au CHU de Toulouse. Il s’agit d’une première victoire pour la liberté d’expression (la formule « cognatVirus » est inspirée d’une Une de Charlie Hebdo de janvier dernier) et pour celles et ceux qui veulent exprimer leur colère légitime face à une direction hospitalière qui perd pied et multiplie les preuves d’un management inadapté et issu du monde d’avant qui ne correspond plus en rien aux destins de l’hôpital post crise COVID et à l’espoir que les hospitalier.e.s peuvent y mettre.
La liste longue des différents faits récents montre clairement cette logique
L’octroi de la prime maximale COVID à 5 directeurs mais aussi aux 15 plus hauts salaires de la Direction des Ressources Humaines alors que des agent.e.s ou contractuel.le.s ayant soigné des patient.e.s COVID ou travaillé sans protection en début de crise ne la touche pas.
Un directeur qui a touché la prime maximale COVID qui fait des doigts d’honneur et invective les manifestants pendant la manifestation du 16 juin 2020…
Les recours systématiques au tribunal de la direction du CHU contre les travaux votées par les membres CHSCT, instance qui pourtant a été la seule à se tenir et à pouvoir avancer pendant la crise COVID… Et ce sont eux qui parlent de dialogue social !!!
La poursuite des restructurations sans en évaluer les risques sur la santé des agents, qui continuent à être de la chair à canon dans la poursuite de l’austérité à l’hôpital.
Le refus d’engager de réelles évolutions de carrière pour de très nombreux agents bloqué.e.s depuis des années.
La poursuite des projets de vente de patrimoine hospitalier et de privatisations.
Le refus de reconnaitre dès maintenant imputable au service les contaminations au COVID des agents du CHU alors que l’administration en a la possibilité sans attendre le décret.
Sans parler des interventions de violences managériales en assemblée plénière et sur des situations individuelles, notamment et surtout envers les lanceuses et lanceurs d’alerte à l’intérieur de l’hôpital.
La recherche permanente de responsabilités autres que celles des hauts dirigeants de l’hôpital alors que leur rémunération a augmenté d’environ 50% ces dix dernières années. Cette situation devrait faire que ces dirigeants prennent leurs responsabilités et ne cherchent pas à les faire porter sur l’encadrement de proximité et les agents du CHU.
Enfin, le refus systématique des propositions et préconisations des élus du personnel en matière de santé au travail, sociales et aussi écologiques, sans argumentation et avec un mépris de celles et ceux qui ont été élus par le personnel du CHU de Toulouse, comme Assiah.
Pour ces raisons nous souhaitons que les décisions tactiques et stratégiques soient prises par les élu.e.s du personnel du CHU de Toulouse.

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