UBUESQUE : Suite au signalement de Danger Grave et Imminent par le CHSCT sur l’insalubrité et la dangerosité des camions, suite à trois réunions de CHSCT, un signalement au procureur de la république, au tribunal administratif, à l’inspecteur du travail, à la DREAL, à la presse (lien ici) ayant enfin entraîné la réparation des camions et le changement de prestataires… La direction donne une promotion à l’encadrement de ce service !!! L’ingénieur responsable est promu à la “QUALITÉ” et le cadre du service promu comme TECHNICIEN SUPÉRIEUR HOSPITALIER…. Pendant ce temps là, les lanceurs d’alertes sont persécutés dans le service et les accidents de travail générés par cette situation ne sont pas tous reconnus. Un bel exemple du management du CHU de Toulouse !

 

Suite aux différents reclassements liés à l’application de l’accord PPCR dans la fonction publique, la Fédération CGT Santé Action Sociale met à disposition les nouvelles grilles de salaire 2017 applicables dans tous les corps et grades de la fonction publique hospitalière.

Dans les grilles du recueil téléchargeable dans cet article, vous trouverez l’échelon, sa durée, l’indice majoré et le salaire brut en euros.

Pour calculer le salaire brut mensuel, il faut multiplier l’indice Majoré par la valeur du point dans la fonction publique.

Télécharger

ATTENTION !

Les grilles qui suivent sont établies avec la valeur du point à compter du 1er février 2017, soit 4,6860 €.

Du 1er janvier au 31 janvier, c’est la valeur du point 4,6581 € qu’il faut prendre en compte, avec les mêmes indices.

Certaines grilles sont établies à partir des documents qui ont été présentés au CSFPH, et ne seront définitives que lorsque les décrets et arrêtés les concernant seront publiés au Journal Officiel.

Au montant du traitement brut, il faut ajouter éventuellement :

  • les 13 heures, la NBI, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement
  • les différentes primes et indemnités afférentes à certains grades ou emplois et à certaines sujétions particulières

et déduire :

  • les cotisations : RAFPCNRACL– CSG et CRDS ainsi que la contribution au fond de solidarité

Un fichier excel permettant de calculer le reclassement des agents, des anciennes grilles vers les nouvelles, est disponible, pour les USD et syndicats, sur demande auprès du service documentation de la Fédération : doc@sante.cgt.fr

Ce fichier a été envoyé dans la lettre fédérale du jour N°141 du 23 décembre 2016.

Télécharger les grilles de salaire 2017 des personnels non médicaux dans la fonction publique hospitalière

Lire l’article sur les primes et indemnités dans la fonction publique hospitalière

Lire l’article sur la NBI dans la fonction publique hospitalière

Contacter le secteur juridique de la Fédération CGT Santé Action Sociale

Pour plus de renseignements, les agents peuvent contacter le syndicat CGT local de leur établissement.

Les syndicats ou les USD peuvent contacter le service juridique de la Fédération CGTSanté Action sociale par émail à l’adresse suivante : ldaj@sante.cgt.fr

Pour se syndiquer à la CGT, les salariés peuvent s’adresser à un membre du syndicat ou remplir le formulaire en ligne.

© Fédération CGT Santé Action Sociale – 2017

Voici donc 3 petits messages vidéos, de quelques minutes chacun, adressés à Madame TOURAINE :

Aux urgences c’est tous les jours l’état d’urgence Madame Touraine !

Coucou Madame Touraine, c’est encore moi, c’est l’interne …:) Alors comme ça on se fait un petit plan com’ autour de la grippe !

Les saignées c’est pas le bon remède !

Une interne dénonce avec humour le plan d’économies du plan Touraine !

 

Notre équipe de réa pédiatrique polyvalente est confrontée à une très nette augmentation d’activité et à une modification de la population accueillie depuis environ 2 ans: conséquences des nouvelles pathologies, nouvelles prises en charge, nouveaux matériels (respirateurs, moniteurs de douleur…) et bien sûr pas de personnel en plus, ni de temps de formation supplémentaire!

Notre équipe médicale a très vite réagi en montant un projet pour changer le statut de notre service: passer de réa polyvalente à réa spécialisée induisant de ce fait une augmentation de paramédicaux auprès des enfants donc soulager notre travail au quotidien. 
Je  vous passe les détails administratifs des services normés dont la réa fait partie.

Des longueurs administratives nous ont malmené.e.s depuis 2 ans, avec des infos et des contres infos régulières. A coup de « c’est bon tenez bon ça va se faire, soyez patient.e.s vous allez être plus nombreux » et quelques jours après désillusions « finalement pas assez de patients, problème de budget il va falloir attendre et continuer à assurer les soins de qualités avec effectifs constants… »

Finalement en juin dernier tout s’accélère la hiérarchie met en place sans notre accord un nouveau cycle de travail soit disant nécessaire à la mise en place du projet réa spé…
Depuis 6 mois nos lignes de planning sont devenues notre soucis numéro un, notre sujet de prédilection de mécontentement. Ce nouveau planning empiète sur notre vie personnelle: beaucoup plus de week-end travaillés, des nuits en semaines se finissant le samedi matin pour parfois reprendre en jour le lundi. Sans parler qu’il nous est interdit de faire 5 vacations sur 7 jours mais  imposé d’en faire 6 sur 8 jours.. Où est la logique?

En équipe, voyant que nous n’étions entendus par personne, nous avons décidé d’agir grâce aux syndicats en prenant la parole en CTE. Invités par la CGT nous avons pu nous exprimer en instance officielle et cette fois être entendus. Nous avons simplement dit la vérité à savoir que l’équipe paramédicale voulait le projet réa spé mais pas les cycles de travail imposés par l’encadrement.

Les syndicats ont alors fait scinder le projet en 2 et ils ont voter pour le passage en réa spé, et contre les cycles proposés. Craignant l’abandon du projet dans son intégralité l’encadrement a fait preuve d’une très grande réactivité. L’encadrement nous a alors proposé la semaine suivante, déplaçant leurs nombreuses réunions et nous consacrer 4 demies-journées de travail qui ont abouties à des cycles convenables, acceptés par l’équipe et validés par les cadres sup et cadres de proximité.

Mercredi 21 décembre nous avons enfin vécu un dénouement heureux avec un vote en faveur du projet réa spé et pour nos cycles de travail élaborés en équipe et travaillés avec notre encadrement.

Dans cette aventure qui n’est pas complétement finie les syndicats nous ont AIDES, nous ont permis de connaître nos droits et nos possibilités d’actions. La CGT nous a soutenue en OUVRANT le dialogue social SANS conflit avec la direction ni avec notre hiérarchie.

Joyeuses année à toutes et tous.

Lucille S-P

Infirmière Puéricultrice DE

Par Emmanuel Riondé

– Mediapart.fr

Les salariées de la polyclinique de Tarbes sont en grève depuis le 8 novembre et ont voté mercredi 4 janvier la reconduction du mouvement. Exigeant de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires, les grévistes plaident pour une amélioration de la prise en charge des patients. Et pointent les dérives de leur patron, Médipôle Partenaires.

 « Il y a quelques mois, ils sont arrivés avec une nouvelle fiche de poste, selon laquelle nous cessons d’être des agents de service hospitalier (ASH) pour devenir des employés des services d’hygiène (ESH). En clair, on sort de l’équipe médicale et il n’y a plus de contact avec les patients. On ne fait plus que du ménage. » Quand elle a appris ça, Séverine, ASH depuis 15 ans et 9 mois à la polyclinique de l’Ormeau de Tarbes (Hautes-Pyrénées) pour 1 260 euros net par mois, dont deux dimanches travaillés, a passé « plusieurs soirées difficiles » en rentrant à la maison : « J’ai toujours été très impliquée dans les services avec les soignants, on est les maillons d’une chaîne, on a besoin de ce contact-là. » Assises à ses côtés dans l’amphi de la bourse du travail de Tarbes où se tiennent les AG quotidiennes, Cathy, infirmière, Isabelle et Patricia, aides-soignantes, approuvent. Des grévistes qui sont, très majoritairement, des femmes : infirmières, aides-soignantes, ASH, personnels administratifs… « C’est un salariat à 90 % féminin, indique Laurence Charroy, déléguée syndicale CGT du personnel, et la plupart des rares salariés masculins sont des médecins… » Quasiment aucun d’entre eux ne soutient le mouvement.

Depuis le 8 novembre, la « chaîne » des salariées de la polyclinique de l’Ormeau, à Tarbes, tourne en mode grève. Diminution des postes, mutualisation des services, « polyvalence » et flexibilité accrue des personnels, recours à un matériel de mauvaise qualité : le schéma de réorganisation prôné par le groupe Médipôle Partenaires, qui dirige la polyclinique depuis juin 2015, ne passe pas. Et plus que les négociations annuelles obligatoires (NAO) du 4 novembre, « c’est cette dégradation des conditions de travail qui a vraiment déclenché le mouvement », assure Laurence Charroy. Les grévistes demandent une augmentation de 2,6 % du salaire de base (en faisant passer le revenu annuel garanti – RAG – de 5,7 % à 8,3 %), une hausse de 3 % de la valeur du point d’indice et une prime annuelle pérenne de 900 euros net. « Sachant qu’à ce jour, nous n’avons ni primes, ni 13e mois », précise Laurence Charroy. Ils réclament aussi « une meilleure prise en charge des patients où l’humain garde toute sa place et ne s’efface pas devant les considérations purement financières ».

Lors d'une AG des “l’Ormeau”, lundi 3 janvier à la bourse du travail de Tarbes. © Emmanuel Riondé Lors d’une AG des “l’Ormeau”, lundi 3 janvier à la bourse du travail de Tarbes. © Emmanuel Riondé

Alors que le dialogue était totalement rompu depuis le 26 décembre, après le refus par la direction de la polyclinique de suivre les recommandations du médiateur, une réunion s’est tenue mardi 3 janvier au soir, à la préfecture de Toulouse. Côté État, le préfet Pascal Mailhos, la directrice de l’agence régionale de santé (ARS), le directeur de la DIRRECTE et le commissaire à la réindustrialisation étaient présents. Côté polyclinique, le directeur Cyril Dufourcq était accompagné du DRH, de la directrice opérationnelle et du PDG du groupe, Philippe Gravier. La réunion a duré jusqu’à deux heures du matin. « On s’est entendu sur la réévaluation du RAG à 8,3 %. Pour le reste, ils maintiennent une proposition de prime à 500 euros alors même que le médiateur propose 700 euros et il n’y a aucune avancée pour l’instant sur le point d’indice », résume José Navarro, secrétaire adjoint de l’UD-CGT des Hautes-Pyrénées, présent à la réunion avec Laurence Charroy, le secrétaire de l’UD et un représentant de la fédération santé.

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Des propositions qui ont provoqué « déception et colère » des grévistes, indiquait Laurence Charroy ce mercredi en début d’après-midi, alors qu’une action s’apprêtait à débuter à la gare de Toulouse. Au 57e jour de grève, l’AG a voté à l’unanimité la reconduction du mouvement. De son côté, la direction appelle dans un communiqué de presse « à la responsabilité des salariés grévistes et au retour au travail ». Tout indique pourtant que la mobilisation va rester forte. « Quand le conflit a démarré, on était sur un taux de 80 % de grévistes, confie José Navarro. Aujourd’hui, ça oscille entre 45 et 60 %. »

Seule polyclinique des Hautes-Pyrénées, l’Ormeau emploie environ 500 salariés sur ses deux pôles tarbais – Ormeau Centre et Ormeau Pyrénées. Son propriétaire, Médipôle Partenaires, lui-même issu de la fusion de Médi-partenaires et Médipôle Sud Santé, est no 3 du secteur de la santé privé en France. Dans les mains du fonds de capital-investissement international Bridgepoint, le groupe a vu cette année la Banque publique d’investissement (BPI) rentrer dans son capital à hauteur de 95 millions d’euros. Sur le premier semestre 2016, « le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse de 4 %, à 460,4 millions d’euros », se félicite le groupe dans un communiqué où il envisage une « introduction en Bourse sur Euronext Paris ».

Dysfonctionnements à tous les étages

Détenant 35 cliniques ou hôpitaux privés, Médipôle Partenaires a entamé des négociations avec le groupe Elsan, propriétaire de 80 établissements de santé privés en France, en vue d’un rapprochement au premier semestre 2017. Cette fusion des numéros 2 et 3 du secteur leur permettrait de venir chatouiller le numéro 1, Ramsay Générale de santé. Une dynamique de fusion-acquisition et de constitution de monopole impulsée par les fonds de pension internationaux, mais dont les effets sont au cœur du conflit social à Tarbes.

« On voit bien que la logique de l’ultrarentabilité est aujourd’hui à l’œuvre dans tous les secteurs, s’indigne Fatima, infirmière, dix ans d’ancienneté, 1 500 euros net par mois. Mais là, ça s’applique au secteur de la santé. Et la logique consistant à ne pas remplacer les départs, à réduire systématiquement les coûts, à exiger une polyvalence et une disponibilité plus grandew des personnels soignants, engendre des surcharges de travail, qui génèrent des dysfonctionnements, qui ont des conséquences directes sur la qualité de l’accueil et des soins que nous portons aux patients ! » En plus des salaires chiches, « entre 300 et 500 euros » moins élevés que ceux du public, estime-t-elle, les personnels soignants de l’Ormeau ne manquent pas d’exemples illustrant les pratiques d’une direction qui assume « sans honte » son credo très libéral.

Comme cette franche mise au point : « la santé évolue, vous n’avez plus affaire à des patients, mais à des clients » ; ou cette réunion où il est expliqué que la personne à l’accueil sera remplacée par un écran digital. Face aux interrogations des salariées, la réponse fuse : « Ils l’ont fait chez Ikea, avec du fléchage au sol, cela marche très bien. » Ces agents ont aussi appris qu’elles auront désormais affaire à une « gouvernante » : « Ils nous ont dit qu’on serait comme des femmes de chambres, que l’on ferait de l’hôtellerie. » Ou l’arrivée d’une centrale d’achat, en mode bulldozer low-cost. « Le petit matériel, les gants, les Absorbex, le papier-toilette… tout a baissé en qualité, témoignent Séverine, ASH, Cathy, infirmière (25 ans d’ancienneté, 2 000 euros par mois en travaillant souvent de nuit), ou Isabelle et Patricia, aides-soignantes (17 et 14 ans d’ancienneté, 1 300 euros par mois). Et avant, on confiait le nettoyage et l’entretien de la lingerie à un petit CAT [centre d’apprentissage par le travail – ndlr] de la région, ça nous permettait de travailler avec des acteurs de la vie locale. Ils y ont mis fin brutalement et le CAT a perdu son contrat… »

Devant la polyclinique de Tarbes. © Emmanuel Riondé Devant la polyclinique de Tarbes. © Emmanuel Riondé

Dans le registre mis à la disposition des patients, les récriminations abondent : dysfonctionnements administratifs, prise en charge « lamentable », accompagnement médical insuffisant, coût trop élevé. Avec la nouvelle direction, le prix des chambres individuelles est passé de 50 à 70 euros par jour. « On a senti le début de la dégradation dès 2014, assure Laurence Charroy, quand les médecins qui possédaient la clinique ont décidé de la vendre. Ils se sont mis à resserrer la masse salariale, à augmenter la flexibilité des personnels. Notre argument principal, c’est la prise en charge du patient. » Elle explique : « Ils nous disent qu’une infirmière est une infirmière. Certes. Mais on n’a pas la même efficacité de soin en passant sans cesse d’un service à l’autre. Et pour les personnes qui travaillent, cela renforce la sensation de se mettre en danger. Il y a un effet de stress très mesurable : en 2015, le nombre d’arrêts maladie de courte durée a explosé de 30 % chez les salariées. Ils remplacent le moins possible les absences, et par conséquent, il y a beaucoup d’épuisement et de burn-out… »

Circonstance aggravante à la situation, la polyclinique de l’Ormeau occupe une place importante dans le secteur de la santé sur la ville et le département. Elle bénéficie d’autorisations de soin dans des domaines qui, comme l’oncologie, la chirurgie vasculaire ou urologique, ne sont pas présents à l’hôpital de Tarbes. « Marisol Touraine a dit qu’il s’agissait d’un conflit du travail, mais on est bien là dans quelque chose qui relève de la santé publique », remarque José Navarro.

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Une dimension qui, malgré les efforts déployés par la direction pour imputer aux seuls grévistes la responsabilité du ralentissement de l’activité (de nombreuses interventions ont dû être reportées depuis le début de la grève), n’a pas échappé à la population : le loto et le concert de soutien organisés en décembre ont recueilli un franc succès. Les manifestations de soutien à Tarbes ont réuni près de 2 000 personnes, « plus que pour la loi travail », assurent les grévistes. Et la lettre ouverte envoyée à Marisol Touraine (publiée dans Mediapart) a été signée par la plupart des responsables politiques de la gauche française. « Il y a une tradition de lutte dans cette ville, assure Marie-Pierre Vieu, élue PCF de la ville, premier soutien des grévistes. Il s’agit de trouver les gestes pour parler à la population et prolonger la dynamique de leur mobilisation en confortant une solidarité intelligente. Par le biais de la BPI, l’État est actionnaire, l’ARS et Marisol Touraine doivent donc être interpellées. »

« L’une des premières choses que l’on apprend en école d’infirmière, c’est que pour bien prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi. Et notre employeur ne prend pas soin de nous… », nous confiait lundi soir Aurélie, jeune infirmière. Dans son dos, la façade de la clinique était nettoyée des affiches des grévistes.