Trop c’est trop – Rassemblement lundi 20 juin – 17h – Hôtel Dieu


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Nous avons appris le suicide d’un de nos collègues à Rangueil sur son poste de travail. Nous avons été tous choqués par la violence de cet acte et nous avons une pensée pour sa famille, ses proches et ses collègues. La délégation de nos syndicats au CHSCT a débuté une enquête concernant les circonstances professionnelles de ce geste qui par le fait d’être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU.

Un suicide au travail, qu’est ce que ça veut dire ?
Il faut savoir que le phénomène des suicides au travail est très récent, Christophe Dejours, un psychiatre reconnu y a consacré un livre ou il indique : « à partir des années 1980, le privilège accordé à la gestion au détriment du travail s’est traduit par un ensemble de logiques d’action : les centres de profit, la gestion par objectifs, la mise à l’écart des gens de métier, la primauté de l’organisation, la flexibilité et la sous-traitance… La production de valeur est recherchée dans la rentabilité et dans l’organisation du travail plutôt que dans le travail lui-même, les résultats priment sur les moyens. Cette évolution a eu pour effet de disqualifier les métiers, avec des conséquences «dramatiques» sur la santé mentale des salariés et sur le climat social de l’entreprise. En deuxième lieu, l’introduction de l’évaluation individualisée des performances, censée rendre compte de façon objective de la production de travail, s’est révélée contre-productive. » Tout est là chez nous.
Stopper les restructurations !
Nous avons demandé au Directeur Général à l’issue de l’enquête et devant la CME de STOPPER par un moratoire toutes restructurations au CHU de Toulouse et notamment le Groupement Hospitalier de Territoire et le Plan AVENIR. Car il serait indécent de continuer cette casse de l’Hôpital comme si de rien était. Beaucoup de nos collègues sont en souffrance, burn-out, maladie, dépression réactionnelle en lien avec le travail et parfois avec les petites phrases dont certains ont la spécialité (caissière à casino par exemple.)… La direction s’entête en disant qu’il n’y aura aucune création de poste! Ils font même pire en en supprimant des centaines! Il faut arrêter tout de suite ces discours et pratiques anxiogènes alors que la population toulousaine augmente de 20.000 personnes chaque année. Le privé dit merci !!!
Les services où il y a le feu…
Globalement, tous les services sont déstabilisés par les fins de contrats CDD, le sous effectif et la pression à l’activité… Mais certains sont en mobilisation comme la maternité, la crèche, la logistique, le bio-médical, et l’Hôpital des Enfants ou la direction supprime 16 ETP et réintégre les agents du pool dans les services. D’autres sont touchés. Tout ceci génère d’énormes risques pour nos patients qui n’ont pas à payer la politique du gouvernement.

Mobilisons-nous CONTRE LES VRAIS CASSEURS DE L’HÔPITAL !

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Commentaires

  1. Nicole BOLTEAU

    « la production de valeur »… il faudrait faire attention à ce que le vocabulaire de ce type véhicule, précisément comme « non-valeur ». Je suppose que la « valeur » produite, c’est l’argent.
    Mais l’argent a-t-il une valeur, en dehors de l’argent ?
    Le « résultat »… comme « valeur » ??? Et quels types de « résultat » ?!!! J’avoue humblement que, tout en étant très fortement attachée aux services publics, j’ai à présent presque aussi peu confiance en eux que dans les « offres privées », tant ils fusionnent en esprit et pratiques. Battez-vous VRAIMENT. Aussi pour préserver, voire retrouver : les valeurs, pratiques, savoirs, exigences et excellences d’antan.
    Car à tous niveaux, y compris des cursus de formation puis du recrutement, mais aussi dans la (re)mise en question des filières industrielles pharmaceutiques et autres domaines liés à la santé.
    Mais aussi quant à cette fusion incestueuse d’intérêts qui permet à des médecins d’exercer leurs activités privées au sein de l’hôpital, en utilisant sans vergogne les moyens des « services publics »
    Etc etc.
    Dans la santé comme en d’autres domaines, et « riche » d’EXPERIENCES catastrophiques, je n’ose plus avoir besoin de quoi que ce soit, tant je suis quasiment assurée d’être maltraitée.
    Je dis bien, en tous domaines. Or, les « services publics » étaient censés être ces espaces quasi sanctuarisés de désintéressement et d’excellence.

  2. idir

    ….le feu est partout dans notre métier et dans d’autres structures…..en psychiatrie où je travaille la souffrance des soignants existe aussi….et n’est pas forcément plus entendue ….UN COMBLE…

  3. places aux citoyens

    Et oui, celles et ceux qui sont tous les jours au contact des malades et à qui il leur est apporté les soins, aides et sourires, etc..qui aiment leur travail, se suicident et ceux qui font de la médecine et sont médecins au parlement votent les lois contre les hôpitaux, ne se suicident pas, ils maltraitent le personnel et le paye très mal. Honte à eux pour casser les hôpitaux du peuple au profit des hôpitaux privés, ils ne devraient plus exercer. Il n’y a plus de médecine, seulement des médecins arrogants inhumains et fourbes. FB groupe :Tous contre les politiciens, faux représentants du peuple.
    http://www.places-aux-citoyens.org

  4. Docteur DES Elisabeth

    Je me permets de vous transmettre mon sincère soutien aux proches et aux collègues de ce professionnel torturé au CHU de Toulouse .Je diffuse d emon mieux l’information auprès des amis grâce à Twitter surtout .Je vous précise que l’association des Amis de Jean-Louis MEGNIEN est destinée à tous les soignants hospitaliers .Le texte que j’ai publié « Seize ans après le suicide de trop  » accueilli par nos amis Jacques COTTA et Denis COLLIN sur leur site « La Sociale » a déjà été lu 1390 fois …Tenez bon ,la prise de conscience se développe et l’omerta se brise .

  5. BALAGUE Jean-Jacques

    Pas grand chose à rajouter… Un hôpital n’est pas un service public comme les autres, ici on travaille sur de l’humain Mais c’est pareil dans d’autres boites. Le maître mot c’est RENTABILITE, pour y arriver: le BURN OUT. Il faut du chiffre! rien que du chiffre! l’humain passe… à la trappe Combien de suicides faudra -t il pour que nos gouvernants réfléchissent à une autre forme de management?

    JEAN-JACQUES (ancien de PURPAN)

  6. Iopue

    Non mais ou on va ? C’est terrible de constater ça. Ici aussi en Calédonie ça commence. Bcp de mes collègues sont en arrêt, en dépression, pas mal de CDD mais jusqu’a quand ? cest certain la rentabilité prime avant le bien du patient et le moral des soignants. Arrêtons les avant que ça soit trop tard. Je suis d’accord avec vous c’est eux « les vrais casseurs « .

  7. Pingback: Toulouse : Suicide d’un infirmier du CHU sur son poste de travail, trop c’est trop | Solidarité Ouvrière

  8. Jean, Christine

    Je viens de lire l’article de cet infirmier qui c’est suicider…
    sa famille n’obtiendra rien de l’hopital, car ils feront tout pour mettre sur le dos de cette personne, des soucis, problèmes de santé….impossible de prouver que ça ai un lien avec son travail.
    Je viens d’être mise à la retraite pour invalidité, après un burn out sur le lieu de mon travail…!

  9. pergeline

    coupable l’état qui supprime des emploies pour faire des économies sur le dos des malades et des personnels soignants eux qui dépense sans compter avec le
    gaspillage de l’argent public
    soignants surchargés de travail mal payés mal considérés par ces politiques dépourvus d’âmes et d’émotions mais compatissent devant les médias

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