Tout le monde parle de la loi MACRON mais personne n’en parle comme Gérard FILOCHE. Depuis des semaines, il est en guerre contre « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée ». Selon des sondages, une majorité de Français y serait pourtant favorables. Militant socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche était dans LÀ-BAS HEBDO le 21 janvier. Emmanuel MACRON était dans tous les autres médias.

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L’enregistrement de la conférence du 26 janvier organisée par le Collectif peut être écouté sur le site de l’Université populaire de Toulouse ou sur notre page Facebook. Il est aussi possible de l’écouter ci-dessous:

 

 

Après le succès de la réunion publique avec Laurent Mauduit, notre collectif se lance dans un manifestation publique. Elle sera joyeuse et nous l’espérons nombreuse. Pour ne pas laisser les puissants décider pour nous, pour que la démocratie garde un sens, pour ne pas laisser brader le bien commun, pour résister au côté des assocations de riverains,

Manifestons le samedi 31 janvier 2015

15 heures, place du Capitole, Toulouse

LA GESTION DE L’AÉROPORT N’EST PAS À VENDRE
Non à la privatisation !

Nous, organisations et citoyens de l’agglomération toulousaine, réunis dans le  Collectif contre la privatisation de la gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac,  avons appris par la presse sa privatisation et sa reprise par un consortium sino-canadien du nom de Symbiose. 

Nous dénonçons :

  • la création d’un hub, qui – avec Francazal – ferait de l’aéroport une plate-forme de niveau équivalent à celui d’Orly, où se développeraient le transit passagers, le fret et les vols de nuit avec des risques sanitaires majeurs encourus par plus de 100 000 riverains situés sous le couloir aérien, en raison de nuisances sonores et de pollutions atmosphériques maximales;
  • l’augmentation du risque de catastrophe aérienne  par chute d’un avion sur l’agglomération toulousaine et notamment sur le site industriel Seveso 2 de la SNPE ;
  • la cession d’une partie du capital détenu par l’État quelle que soit la nationalité des actionnaires
    l’absence totale de consultation des riverains, des salariés de l’aéroport et des citoyens  ;
    la négociation d’un pacte secret d’actionnaires qui donne tous les pouvoirs au gestionnaire choisi par le gouvernement  ;
    la position de Toulouse Métropole qui a négocié en contrepartie une participation dans la construction du parc des expositions et certainement dans d’autres infrastructures.

Nous exigeons l’arrêt immédiat du processus de privatisation de la gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.
Parce que cet aéroport, rentable et financé par les contribuables, doit rester un bien public, parce que notre santé et notre sécurité valent plus que leur profits, nous demandons à l’État de renoncer à l’opération de cession en cours et aux collectivités concernées de s’y opposer.

—-

Les signataires de cet appel s’engagent à mettre en œuvre tous les moyens démocratiques pour faire cesser cette privatisation
Associations de quartier
Collectif Contre les Nuisances Aériennes de l’Agglomération Toulousaine, Union des Comités de Quartier, Comité de quartier Fontaine Lestang–Arènes, Association Adeqvaar Ancely Arènes Romaines, Comité de quartier Papus Tabar Bordelongue , Vivre à Cornebarrieu, Comité de quartier de Pouvourville, Comité de quartier de Croix de Pierre, Association d’Orbesson, Comité de quartier des Sept Deniers, Comité Asis Saint Martin du Touch, Comité de quartier Saint-Michel Comité de quartier Fontaines-Garonne, Association des habitants des Côteaux de Ramonville , Association du Parc de Gounon, Association Arènes St-Cyprien, Maison de quartier de Bagatelle, Comité de quartier Borderouge, Collectif des comités de quartiers pour la défense des toulousains, Collectif Francazal, Abave de Blagnac
Associations
Attac, Fondation Copernic, Université Populaire de Toulouse, Union Française Contre les Nuisances des Aéronefs
Syndicats :
FSU 31, Solidaires 31, UD CGT 31
Partis politiques
Ensemble 31 (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire, membre du FdG), Europe Écologie Les Verts, Nouveau parti anticapitaliste 31, Parti Communiste Français 31 (sections de Bagatelle et de Blagnac Constellation), Parti de Gauche 31 (comités de Blagnac Constellation et de Toulouse Ouest)
Élus
Conseillers syndicaux au Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (B. Dedeban FSU, C. Terrancle Solidaires), groupe des élus EELV de Toulouse, conseiller général EELV (P. Jimena) et conseillers régionaux EELV
(F. simon, G.Cros), conseillers municipaux PCF Toulouse (M. Durrieu et P. Lacaze), conseiller municipal PCF Colomiers
(D. Menen, ancien coordonnateur CGT Aéroport Blagnac), conseillers généraux PS (P. Pignard, J. Klotz, Z. El Kouacheri, J.-L. Llorca), conseiller municipal et intercommunal PS Sicoval-Ramonville-St-Agne (P.-Y. Schanen)

Source : les echos

Pouvoir des élus en matière de santé au travail, moyens mis à leur disposition… De nombreux points restent à trancher pour la négociation sur le dialogue social.

Modernisation du dialogue social : les partenaires sociaux se séparent sans être parvenus à un accord Faire un point de l’état d’avancée des discussions sur le dialogue social est un exercice difficile : compte tenu de la méthode adoptée, l’absence de nouveau texte patronal empêche de cranter l’évolution sur tout ou partie des sujets en fin de semaine dernière. « On ne sait pas ce qui est retenu à partir de nos discussions », confie un négociateur syndical, qui craint un décalage entre le verbe et l’écrit patronal sur un sujet où, comme l’a dit Marie-Alice Medeuf-Andrieu, de FO, « le diable est dans les détails ». Reste que les points sur lesquels se focalisent les enjeux majeurs de la négociation sont maintenant clairement identifiés, au-delà de l’extension de l’obligation de participation financière aux entreprises de moins de 50 salariés, que demande la CFTC.

Inventaire. Représentation des salariés des TPE La proposition Medef-UPA, permélus du personnelettant une représentation syndicale extérieure à l’entreprise, a marqué une réelle volonté d’ouverture, notamment avec la possibilité pour les syndicats de proposer une liste nominative de candidats aux élections. Outre le nombre de représentants, le principal sujet qui reste est l’interdiction formelle d’entrée des membres des commissions paritaires régionales élues dans les entreprises. La solution pourrait être d’en prévoir la possibilité en cas d’accord entre l’employeur et les salariés. Les questions d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail La suppression du CHSCT a été acceptée par la CFDT, la CFTC et la CGC à condition d’avoir l’assurance que ses compétences et ses moyens sont bien transférés au futur conseil d’entreprise qui va succéder au comité d’entreprise et absorber aussi les délégués du personnel.

Seule la CFDT ne remet pas en cause le seuil de 300 salariés à partir duquel il y aurait obligatoirement une commission spécifique créée au sein du conseil d’entreprise sur les questions de santé au travail. CFTC et CGC demandent de le ramener à 50. Les moyens des élus du personnel Le sujet est double. D’abord, tous les syndicats estiment que le nombre de postes et les heures de délégation, dont bénéficierait chaque élu du personnel, sont insuffisants. Les corrections apportées au projet patronal vendredi matin sont jugées très loin de ce qui serait nécessaire. Cela reste très inférieur à ce qui existe aujourd’hui. Se pose aussi la question du droit à expertise des élus. C’est vrai pour la santé au travail, mais pas seulement.

La simplification des procédures d’information et/ou de consultation des instances représentatives du personnel Parmi les sujets qui restent à régler figure l’articulation entre le conseil d’entreprise et les conseils d’établissement. Le patronat veut éviter la kyrielle des consultations obligatoires actuelles sur les nombreux sujets qui relèvent aujourd’hui de la compétence du comité d’entreprise et des comités d’établissement, par exemple en cas de réorganisation importante. Les syndicats, eux, considèrent qu’une consultation ou une information au niveau central ne peut exonérer d’examiner sur le terrain les conséquences concrètes des décisions globales.

L. de C., Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0204089735451-les-sujets-sur-lesquels-bute-la-negociation-1084514.php?3RFCLOGftQ0gqDwP.99

Communiqué de l’Union départementale CGT de Haute-Garonne

Le jour d’après, un slogan qui se répand au lendemain d’une mobilisation comme la France en a connu en 36, à la libération mais aussi dans son histoire récente (88, 95, 2002, 2003, 2010….).

Dans des circonstances aussi difficiles et douloureuses, la CGT ne peut que se féliciter de
ces journées de mobilisation des 10 et 11 janvier qui feront date dans l’histoire sociale,
politique, économique et sociétale de notre pays, de l’Europe et du monde.
Le peuple aura encore une fois répondu présent au défis de la démocratie et de la liberté menacées car du mercredi 7 janvier au vendredi qui a suivi, qu’ils soient dessinateurs ou chroniqueurs de presse, agents de police, employés de société de service ou du journal, des salariés et des étudiants sont morts au travail ou en faisant leurs courses, victimes d’un assassinat politique. Ils sont tous des nôtres !

Ils sont et nous sommes tous des Charlie car les attaques contre la sécurité sociale, les
droits des salariés, le droit au travail, le droit au logement, la démocratie, la liberté, le droit
des peuples à disposer d’un État et à leur auto détermination, la liberté d’une presse
indépendante, la paix, la lutte contre le racisme, la défense des travailleurs sans papiers, la
lutte contre le chômage et la précarité, pour l’éducation et l’accès à la culture pour tous
etc…. sont autant de sujets qui nourrissent et qui font Charlie Hebdo.

Les Charlie, ne sont pas des impertinents que l’on aimerait bien pour leur liberté de ton. Non; celles et ceux qui sont tombés comme ceux qui restent, sont surtout et avant tout, des
acteurs engagés depuis toujours et au quotidien, pour la justice et le progrès social ! Le tout avec la difficulté que leur imposent tous les conservatismes et en premier lieu ceux visant à asphyxier financièrement toute expression qui sortirait du chemin balisé « des nouveaux chiens de garde», propriété des grands groupes du CAC 40 mais aussi malheureusement, de médias publics.

Pour toutes ces raisons, ils sont nos camarades de combat et Charlie vivra coûte que
coûte !

Le jour d’après, l’histoire nous en parle
En 1945, après avoir vaincu le nazisme, l’objectif du Conseil National de la résistance était
de construire « le jour d’après », en tirant les leçons de l’histoire et en tournant le pays vers un avenir meilleurs. C’est de cette volonté commune à des forces et des gens qui ne
partageaient pourtant pas tous les mêmes idées, qu’est né le programme du Conseil
National de la Résistance intitulé à juste titre « les jours heureux ». Il s’agissait d’un courage politique aujourd’hui disparu et d’un programme qui construisaient
concrètement le vivre ensemble, avec l’antiracisme et la laïcité comme socles d’une
république démocratique et solidaire. Il y avait notamment, la nationalisation des secteurs
clé de l’économie comme bien commun du peuple et non de quelques prédateurs, les
services publics et la sécurité sociale. La sécurité sociale, avec comme préambule: « chacun
cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins». Un programme qui faisait dire à
Ambroise Croisat, Ministre du Travail et père de la sécurité sociale:« il n’y a pas de
politique efficace sans l’accompagnement d’un peuple vigilant. Rien ne pourra se
faire sans vous. Le changement n’est pas qu’une affaire de lois. Il réclame votre
participation dans la rue, la cité, l’entreprise. Il demande vos mains!».

En ce début 2015, alors que notre Pays est dans le jour d’après, qu’aurions nous à inventer
de plus novateur et de plus moderne, même 70 ans après? Alors que les moyens pour
réaliser un tel programme sont des dizaines de fois supérieurs à ceux de l’époque.

Leur Jour d’après en 2015, parlons en…

Hasard du calendrier, ce lundi 12 janvier débutait en commission parlementaire, l’examen du projet de loi Macron qui après des années de dé-tricotage du droit du travail, de la sécurité sociale, des services public et de notre tissus industriel, se résume au retour pur et simple au 19 ème siècle. Non, l’âge du ministre et son discours ne suffisent pas à le rendre moderne, il est ringard et poussiéreux ! Il aggrave tous les éléments de fracture de notre société qui tous les ans, jettent 150 000 de nos jeunes sans qualification en sortie d’école et au ban de la société, le tout pour atteindre le triste records de 25% d’entre eux au chômage. Il jette comme toujours dans ces circonstances, des pans entiers de notre jeunesse en pâture aux forces les plus obscures et fascistes . Couplé à la réforme des institutions et de l’État en cours, il brise les solidarités issues du CNR, entre les citoyens dans leur diversité et entre les territoires. En 2007, un représentant du MEDEF expliquait son programme par la formule : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ». Le projet Macron et la réforme territoriale reprennent à la lettre cet objectif. Ainsi tout est dit sur « leur jour d’après » où pour eux, rien ne peut être assez grave pour justifier un changement de logiciel ! Puisqu’ils n’en veulent pas imposons leur par la lutte et la rue !

2015, année de l’unité retrouvée du peuple vers les jours heureux !
Un des fondateurs du journal disaient que les Charlie n’étaient pas des méchants, ils voulaient juste que les gens soient heureux.

Alors, tous ensemble dans l’unité et la majorité écrasante de celles et ceux qui le veulent et contre tous les tenants d’un ordre moyenâgeux porteur de toutes les violences, nous ne tomberons pas dans le piège du discours lénifiant de l’unité nationale sans parler du contenu et des objectifs !
C’est notre jeunesse et le monde du travail qui reconstruiront les jours heureux dans  les pas de nos courageux et visionnaires anciens. La CGT est disponible !

 

Source : APM
PARIS, 9 janvier 2015 (APM) – Les syndicats FO, CFDT, CGT et CFE-CGC de l’Etablissement français du sang (EFS) appellent à une grève générale mardi 27 janvier en raison des « nombreuses incertitudes » qui « menacent les activités » de l’agence et les emplois, a-t-on appris vendredi auprès de ces organisations.

« En raison des multiples sources d’inquiétudes et de l’absence de réponse de la tutelle, les syndicats de l’EFS ont décidé d’une journée d’action commune qui se déroulera le 27 janvier 2015 », peut-on lire dans le préavis de grève déposé par FO et dont l’APM a eu copie.

Un rassemblement du personnel sera organisé le même jour devant le ministère des affaires, de la santé et des droits des femmes. L’intersyndicale souhaite être reçue par la ministre, Marisol Touraine, « pour obtenir des engagements et des garanties pour le personnel ».

Le préavis de grève indique que ce mouvement s’inscrit dans un « contexte global dégradé » pour l’EFS et sur fond de réforme de la filière plasma.

Selon les syndicats, qui mentionnent des « hypothèses de travail », « entre 500 et 1.200 emplois […] pourraient être supprimés » en 2016 en raison de ces évolutions. L’EFS employait 9.800 collaborateurs à fin 2013, rappelle-t-on.

L’EFS doit faire face aux conséquences du changement de statut des plasmas thérapeutiques industriels acté dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2015 (cf APM MHRKH001).

Ces produits sont désormais considérés comme des médicaments dérivés du sang (MDS) et non plus comme des produits sanguins labiles (PSL), ce qui signifie la levée du monopole de l’EFS sur la commercialisation du plasma frais congelé déleucocyté viro-atténué par solvant-détergent (plasma SD). Ce changement a entraîné l’arrêt par l’EFS de sa production de plasma SD à Bordeaux et le reclassement de 50 salariés (cf APM GB6NGZAEV).

Les syndicats évoquent également les « attaques inacceptables » du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) visant à « casser » le monopole de l’EFS sur la collecte du plasma.

Le LFB avait indiqué à l’APM en novembre 2014 qu’il y avait « des sujets de discussion. Aujourd’hui, la collecte est l’exclusivité de l’EFS. On ne fera rien sans lui ni contre lui […] On fera des choses avec l’EFS, s’il est d’accord ».

Marisol Touraine a en parallèle annoncé en novembre 2014 qu’elle travaillait à un « nouveau dispositif de délivrance » du plasma (cf APM GB3NFJQ25), sur la base des travaux non rendus publics d’une mission des Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) sur l’avenir de la filière dans l’Hexagone, rappelle-t-on (cf APM GBRKC002).

« A ces attaques extérieures, s’ajoute un contrat d’objectifs et de performance [COP] toujours axé sur le renforcement de l’efficience, auquel s’ajoutent des regroupements de régions qui, vu le contexte global de l’EFS, ne nous paraissent pas être une priorité et le tout complété par des restructurations et des mutualisations d’activités », peut-on lire dans le préavis de grève, daté de mercredi et adressé au président de l’agence, François Toujas.

L’EFS espère pouvoir signer son COP 2015-18 avec l’Etat au tout début de l’année 2015, rappelle-t-on (cf APM GB0NGZ9RF). Si son contenu exact n’est pas encore connu officiellement, le contrat doit permettre à l’agence de s’adapter aux évolutions de la filière du plasma, note-t-on.

Selon un tract obtenu par l’APM, les syndicats estiment que ce COP est « à sens unique, sans engagement des tutelles, mais avec de sévères contraintes d’efficience et de plafond d’emplois ».

Ils assurent que l’EFS prévoit de fermer des sites de prélèvements et d’en mettre d’autres « sous surveillance » jusqu’en 2016. Des regroupements de régions et des mutualisations interrégionales d’activités seraient engagés ainsi qu’une réduction « massive » des banques de sang placentaire. Un regroupement des biothèques est programmé en parallèle.

« Tous ces sujets sont sources d’inquiétudes, certains remettent profondément en cause la nature même des missions de l’EFS, et par voie de conséquence l’emploi qui se trouve directement et fortement menacé », est-il écrit dans le préavis de grève.

Contacté, l’EFS n’était pas en mesure de répondre aux sollicitations de l’APM vendredi.

gb/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

GB0NHWMJV 09/01/2015 17:37 ACTU

 

©1989-2015 APM International.

Communiqué ANRAS 09.01.2015 Communiqué ANRAS 09.01.2015

Depuis plusieurs années, l’ANRAS (Association Nationale de Recherche et d’Action

Solidaire) association du secteur médico-social présente en Midi-Pyrénées et Languedoc-
Roussillon, est dans une situation de conflit social majeur.

En juin 2013, dans un climat social délétère, malgré la répression, les camarades ont démontré

leur détermination à œuvrer collectivement pour l’intérêt des salariés et des usagers.

L’intersyndicale de l’ANRAS a alors produit un tract unitaire dénonçant la situation, le

« parachute doré » du Directeur de l’époque, et la gestion désormais dévolue à la Directrice

Générale Adjointe. Cette dernière a porté plainte…

En juin 2014, alors que les Délégués Syndicaux Centraux CFDT et CFE-CGC ainsi qu’un autre

camarade de la CGT étaient placés sous le statut de témoin assisté, les Délégués Syndicaux

Centraux CGT, FO et SUD ont été mis en examen pour avoir revendiqué dans une démarche

syndicale digne, juste et responsable, la « paternité » de ce tract intersyndical.

Dès le début, la CGT et les autres organisations syndicales concernées, se sont engagées et sont

intervenues avec et auprès de ces camarades pour la défense des libertés d’actions et

d’expressions syndicales.

Alors que les tribunaux sont dans une situation d’engorgement avérée, cette « justice de

classe » semble faire de « l’affaire ANRAS » une priorité absolue et démontre une nouvelle

fois sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa logique de criminalisation de l’action syndicale !

En effet, ce jeudi 8 janvier 2015, les DSC mis en examen viennent de se voir signifier par

huissier de justice, à leur domicile, leur convocation au tribunal correctionnel de Toulouse pour

lundi 19 janvier 2015 à 14h.

A l’heure où le « dialogue social » est de tous les discours, NOUS CONDAMNONS avec la

plus grande fermeté cette attitude qui consiste à mettre à mal des individus pour tenter de

bâillonner les salariés et leurs représentants engagés à leurs côtés.

Cette attitude à l’égard des syndicalistes, et particulièrement de la CGT, n’est pas nouvelle et

tend à prendre de l’ampleur comme le démontre toutes les attaques dont ses représentants sont

victimes !

La situation de l’ANRAS s’inscrit dans cette même logique, comme nous l’avons dénoncé à

plusieurs reprises.

Cette situation doit cesser à l’ANRAS, comme ailleurs.

Pour dénoncer la criminalisation de l’activité syndicale,

Pour la défense des libertés d’expressions et d’actions syndicales,

La CGT appelle à un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Toulouse le lundi

Pour la défense de nos camarades,

19 janvier 2015 à 13h00.

La direction du CHU de Toulouse a fait une note de service sur ce sujet contraire au texte. Nous avons déposé une requête mardi au tribunal administratif pour la faire annuler.

Voici un rappel des textes :

La Décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne – CJUE du 20 janvier 2009 – affaires C-350/06, Gerhard Schultz-Hoff, et C-520/006, Stringer e.a – a précisé que la règle nationale française de la fonction publique relative à la prescription des congés annuels payés était incompatible avec l’article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003.

L’arrêt N°346648 du Conseil d’État du 26 octobre 2012 a confirmé cette décision de l’Union Européenne en indiquant qu’une disposition législative ou réglementaire qui ne prévoient le report des congés non pris au cours en raison d’un congé de maladie, est incompatible avec les dispositions de l’article 7 de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 relative à certains aspects de l’aménagement du temps de travail.

La Circulaire N°DGOS/RH3/DGCS/4B/2013/121 du 20 mars 2013 a précisé le principe du report des congés annuels en cas de congé maladie pour les agents de la fonction publique hospitalière.

L’instruction DGOS/RH3/DGCS/2013/356 du 1er octobre 2013 a indiqué le principe du report des congés annuels non pris des agents de la fonction publique hospitalière en cas de congé de maternité, congé d’adoption, congé de paternité et du congé parental.

Cette disposition est complétée par l’instruction DGOS/RH3/2013/354 du 1er octobre 2013 relative à l’incidence du congé de maternité, du congé d’adoption, du congé de paternité et du congé parental sur le report des congés annuels des personnels médicaux des établissements publics de santé.

Ainsi, le report des congés annuels non pris pour raison d’un congé maladie et autres congés maternité est obligatoire.

Charlie vivra, la haine ne passera pas

Manifestation unitaire Samedi 10 janvier 14h30

Mercredi matin 7 janvier, un attentat a fait douze morts et plusieurs blessés au siège de l’hebdomadaire Charlie-Hebdo. Les organisations signataires tiennent à assurer l’ensemble des journalistes, des personnels du journal, des fonctionnaires de police et des travailleurs victimes, ainsi que tous leurs proches, de leur totale solidarité.

C’est profondément choquées par cet acte odieux, attristées et en colère que nos organisations rappellent et saluent le courage de ces travailleurs, femmes et hommes qui, chaque jour, chaque semaine, malgré les intimidations et les menaces, font vivre la liberté de pensée et participent à la défense de la liberté d’expression dans notre pays.

Nos organisations exigent que les assassins soient arrêtés et jugés au plus vite, et que toute la lumière soit faite sur leurs motivations ainsi que sur les conditions ayant permis que le siège de Charlie-Hebdo ait pu être ainsi attaqué.

Parce que nous connaissons bien l’engagement et les valeurs de nos camarades de lutte lâchement assassinés, nous ne laisserons personne, aucun parti politique, aucune chapelle idéologique utiliser leur mort pour distiller la haine, la peur de l’autre et le racisme.

Au contraire, c’est en prolongeant le combat de ceux qui sont tombés en luttant contre l’obscurantisme, pour la liberté, la paix, la solidarité, le respect et la tolérance que nous ferons progresser les revendications de justice et de progrès social qui étaient les leurs.

Nos organisations appellent, en ce terrible moment pour la démocratie ainsi que pour  les femmes et les hommes qui la défendent à organiser une riposte  unitaire la plus large possible.

Pour nos organisations le meilleur  hommage à rendre à ceux qui sont tombés est de poursuivre ou rejoindre leur combat et de l’amplifier !

Nous sommes toutes et tous CHARLIE, atterré-e-s non violent-e-s mais déterminé-e-s à défendre et faire vivre les valeurs de liberté, égalité, fraternité et solidarité.

Partout et tous ensemble, nous ne laisserons pas renaître la bête immonde !!!

 

MANIFESTATION

SAMEDI 10 JANVIER

14H30 Allées Jean Jaurès

 

Premiers signataires : CGT31, FSU31, Solidaires31, LDH Toulouse, Act Up Sud-Ouest, ATTAC Toulouse, Fondation Copernic31, FCPE31, Mouvement de la Paix31, MRAP, RESF31, UPT, Ensemble31, NPA31, PG31

Ci-dessous, le communiqué de Cédric CAUBERE à Radio Mon Païs. (90.1 fm)

http://www.radiomonpais.fr/spip.php?article1978