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CHU : déménagement bloqué en psychiatrie

À Purpan, le mouvement s'est durci hier en psychiatrie. Les grévistes ont bloqué les issues du bâtiment de Casselardit pour empêcher le déménagement dans les nouveaux locaux./Photo DDM Thierry Bordas
À Purpan, le mouvement s’est durci hier en psychiatrie. Les grévistes ont bloqué les issues du bâtiment de Casselardit pour empêcher le déménagement dans les nouveaux locaux./Photo DDM Thierry Bordas

 

Patients transférés à pied, médicaments et ravitaillement bloqués… Le déménagement dans les nouveaux locaux du service de psychiatrie du CHU Purpan a été fortement perturbé hier.

À l’appel d’une intersyndicale CGT-SUD, une trentaine de grévistes ont bloqué, dès le matin, les sorties du bâtiment de l’avenue de Casselardit.

Deux des quatre unités de patients devaient être transférées ce mardi dans les nouveaux locaux de 6 000 m2, un peu plus bas, près de l’hôpital Paule de Viguier. Le bus pour le transfert des patients a été annulé. Certains malades sont partis à pied, accompagnés par du personnel non gréviste, et, pour six d’entre eux qui nécessitaient un encadrement plus strict, la direction de pôle a fait appel au Samu. Le transfert des médicaments, de la nourriture et des fournitures de bureau ont également été perturbés.

Bien décidés à alerter sur leurs futures conditions de travail, infirmiers et aides-soignants ont campé sur leurs positions toute la journée, laissant sortir les agents et les bagages des patients. «Vue la superficie et la configuration du nouveau bâtiment, nous ne pourrons pas assurer de présence partout. On sait que le bâtiment est très bien, que les conditions matérielles aussi mais sans effectif humain adéquat, il ne peut y avoir de sécurité. On le dit depuis six mois » clame une infirmière. L’intersyndicale demande 36 embauches pour «garantir la sécurité des agents et des patients, prévenir l’épuisement professionnel et garantir le projet médical, notamment les ateliers thérapeutiques».

«Contraire à la morale soignante »

Dans son bureau rempli de cartons en attente, le professeur Laurent Schmitt, chef du pôle psychiatrie au CHU, ne cache pas sa colère. «On peut accepter les conflits, la lutte syndicale. Mais mettre les patients au milieu, bloquer les médicaments, le ravitaillement, c’est contraire à la morale soignante ».

Comme une grande partie du personnel soignant et des médecins, le professeur Schmitt attend de quitter les locaux vétustes et inadaptés de Casselardit depuis plus de 20 ans. Le déménagement, lui, est programmé depuis le mois de mai 2013. «Notre première préoccupation, aujourd’hui, c’est la sécurité des patients. Je fais appel à la raison de chacun».

Hier après-midi, les grévistes ont reconduit le mouvement. Leurs représentants syndicaux ont planté la tente le long de la ligne de tramway. Les consultations, qui devaient reprendre jeudi 17 octobre dans le nouveau bâtiment, pourraient ne pas être assurées.

Emmanuelle Rey

Un commentaire

  1. neuronless

    Vous avez bien raison Mr Schmitt, la morale soignante en vos mur c’est de donner des soins hard-discount et peu importe si les soignants sont soignés ( cf DMS dans vos unités) siles murs sont propres et l’architecture moderne…………………Vous etes le nouveau Lidl du soin psychiatrique !!!!

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