Communiqué de presse

Les agents de psychiatrie en grève depuis le 19 Juin 2013, se sont réunis en assemblée générale et ont voté la continuité du mouvement lancé par l’intersyndicale CGT/SUD. Dans ce cadre, ils organiseront des « café de la colère » tous les matins entre 8h30 et 9h30 devant le bâtiment de Casselardit. Ils invitent tous les passants, patients, journalistes et la population solidaire à passer prendre le café de la colère avec eux et discuter de leur lutte.

Les agents de psychiatrie se battent pour un ajustement des effectifs en fonction de la charge de travail et du projet de nouveau bâtiment sur le site de Purpan qui engendrera une perte de personnel au regard du nombre de lits. L’objectif du mouvement est d’améliorer les conditions de travail et les conditions de soin.

Le taux de gréviste est de 40% (chiffres de la direction du CHU) contrairement à ce qui a été dit par Mme la secrétaire générale du CHU dans le journal la dépêche du midi.

Les patients et parents solidaires font circuler une pétition dont l’introduction dit «  Nous patients et parents du pôle psychiatrique de Casselardit sommes solidaires du personnel hospitalier actuellement en grève nous avons besoin de soins qui demandent beaucoup d’attention et de dialogue, pour cela il faut du temps, de la patience. Notre maladie est longue et difficile alors les hôpitaux qui font du rendement nous mettent en danger » déjà une vingtaine de patients ont signé…

Le 26 juin 2013

 100_1077Nous, personnel d’Edenis sommes en grève, le jeudi 27 juin 2013 de 13h à 17h.

Depuis quelques années, notre direction nous demande des efforts afin de stabiliser les comptes de l’entreprise, efforts que nous nous efforçons chaque jour de réaliser avec respect et dignité des résidents accueillis.

En contre partie de ces efforts fournis et de notre implication au sein d’Edenis, nous ne récoltons que des régressions.

– arrêt de la subrogation pour tous depuis le 1er janvier 2013.

– suppression de la PSA et mise en place d’une prime de présence, revue à la baisse par rapport au montant de la PSA.

– toujours autant d’auto-remplacements, d’absence de CP, congés maladie, formations… non remplacés.

– des conditions de travail qui ne changent pas.

– des organisations dégradées qui ne correspondent pas à notre charge de travail et qui nuisent à  une bonne prise en soins de nos résidents.

– des formations d’évolution promises, toujours en attente.

              TOUS ENSEMBLE NOUS DISONS STOP

Suite à une lettre ouverte envoyée à la direction pour la réouverture des négociations annuelles obligatoires, nous n’avons eu comme réponses que le discours annoncé depuis quelques années,  » la situation d’Edenis est délicate, il faut poursuivre les efforts et être patient ».

Nous avons suffisamment attendu, réagissons tous ensemble. Le jeudi 27 juin, portons nous gréviste devant le siège social d’Edenis, 3 rue Claude Marie Perroud 31106 Toulouse.

RDV à 13h30

Cette grève est organisée en toute légalité, être gréviste est un droit notifié dans le code du travail, aucune sanction et/ou remontrance ne pourront être appliquées.

Toulouse le 24 juin 2013

Ce mardi à 17 h, la réunion de la commission médicale d’établissement (CME) du centre hospitalier spécialisé (CHS, ex-Bon-Sauveur) s’est déroulée dans un climat tendu. Selon Bruno Lechaftois, délégué CGT), « les explications ont été houleuses entre le directeur et les médecins ».

La rencontre a même été abrégée, et les médecins ont voté à l’unanimité une motion de soutien au personnel en lutte. « Si le directeur ne retire pas son plan d’économies, c’est la rupture avec la communauté médicale » se réjouit le syndicaliste.

Demain matin, l’intersyndicale CGT, Sud et CFDT en parlera sans doute lors d’une nouvelle entrevue avec la direction.

Rappelons que, depuis le 13 juin, les salariés du CHS contestent une batterie de mesures prises sans concertation, qui prendraient effet à partir du 1er juillet. Et se traduiraient par la disparition ou l’amputation de services, des suppressions de postes, une diminution des RTT et des temps partiels, ainsi que le non-renouvellement des contractuels en CDD.

Le CHS emploie 1 200 personnes, dont 60 médecins et environ 80 CDD. Il accueille 350 patients en permanence, des lits ayant même dû être rajoutés depuis le début de l’année.

Hôpitaux-Saint-Maurice2-300x200SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 21 juin 2013 (APM) – Un conflit social s’est développé aux Hôpitaux de Saint-Maurice, marqué vendredi par l’occupation de la salle du conseil de surveillance et des actions hostiles vis-à-vis de l’équipe de direction, a-t-on appris de sources concordantes.

Les syndicats SUD santé et CGT avaient appelé les personnels à la grève vendredi pour protester contre la décision de la direction de l’établissement de geler une cinquantaine de postes afin de réaliser des économies en 2013.

Cet appel avait été lancé à l’occasion d’une réunion du conseil de surveillance de l’établissement pour examiner le projet d’état des prévisions de recettes et de dépenses (EPRD).

Dans un communiqué commun diffusé dans la journée, les syndicats indiquent que « 300 » agents ont répondu à leur appel à la grève vendredi et « se sont invités » dans la salle du conseil de surveillance « pour expliquer les conséquences de la suppression annoncée de 50 postes » et demander « le retrait » du plan.

« Le directeur, suivi des autres membres du conseil, a quitté la salle et le conseil ne s’est pas tenu », relatent les syndicats.

Ils ajoutent que les personnels, dont des cadres et des médecins, se sont ensuite rassemblés devant le pavillon Berthoumeau où se trouve le bureau du directeur.

Ils affirment que le directeur est resté « enfermé dans son bureau » et a « refusé » de les recevoir.

Contacté par l’APM vendredi en fin de journée, le directeur, Denis Fréchou, explique que le conseil de surveillance avait accepté de recevoir une délégation d’une dizaine de représentants du personnel mais que cette possibilité a été refusée et que la salle a été envahie par « 150 à 200 personnes », dont des personnes qui ne faisaient pas partie de l’établissement.

Il a indiqué que des agents avaient ensuite pénétré dans les bureaux de la direction avec des tambours et des trompettes, empêchant les directeurs de travailler jusqu’à 15 heures, heure à laquelle les manifestants ont quitté les lieux.

Denis Fréchou a affirmé que lui-même et les trois directrices adjointes qui l’accompagnaient ont été empêchés de sortir de son bureau jusqu’à cette heure, qu’on leur a crié des « insanités », que du café a été « jeté » et que les murs ont été salis.

« Nous en sommes presque venus aux mains (…). Est-ce que cela se justifie? », demande Denis Fréchou.

« A chaque fois qu’il y a un problème social, des gens se comportent comme des voyous ». Il y a un « minimum de respect à avoir », dénonce-t-il.

Sur le fond, il confirme qu’il a prévu de geler entre 50 et 60 emplois sur un effectif de 2.500 agents, afin de limiter le déficit prévu pour 2013.

Sans mesures d’économies, le déficit prévisionnel de l’établissement s’établit à « un peu moins de 3 millions d’euros ». Le gel des postes le réduirait d’environ la moitié.

Cela conduira à revenir aux effectifs de 2011, observe le directeur.

Il explique que le budget qui est alloué à son établissement ne lui permet pas de faire face à la hausse des dépenses (+2,6% environ), liée en particulier à l’application de mesures décidées au niveau national, tandis que les recettes n’augmenteront que de 0,8%.

Il précise que dans son établissement, des budgets de pôle sont négociés avec les chefs de pôle. « Ce sont eux qui décident la façon dont ils l’utilisent », souligne le directeur.

Sur les 15 pôles que compte l’établissement, cinq sont déficitaires et doivent prendre des mesures d’économies, précise-t-il.

Denis Fréchou, qui préside par ailleurs la conférence nationale des directeurs de centre hospitalier, souligne que de nombreux hôpitaux sont cette année dans une situation financière difficile du fait des réductions de budget et des mesures nationales qu’il faut appliquer mais qui sont « coûteuses ».

S’inquiétant d’une dégradation du climat social, il rappelle que les directeurs sont des fonctionnaires et non des patrons « du CAC 40 ».

SUD DEMENT LES INSULTES

Contactée par la suite, une représentante du syndicat SUD a démenti que des insultes aient été proférées et évoqué plutôt des « slogans » et des « quolibets ».

« Si quelqu’un voulait sortir du bureau du directeur, il le pouvait tout à fait », a-t-elle également assuré.

La responsable syndicale a annoncé que la grève était reconduite pour lundi et qu’une nouvelle assemblée générale se tiendrait lundi à 13h30.

« Nous savons qu’il y a une politique de rigueur nationale mais nous ne sommes pas d’accord avec les choix décidés », indique-t-elle en proposant pour sa part de réduire le nombre de postes de directeurs au sein de l’établissement.

Jeudi, lors de journées organisées par le Syncass-CFDT, plusieurs directeurs se sont inquiétés de cas de blocage du dialogue social dans les établissements hospitaliers, note-t-on (cf APM EHQFL001).

san/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

SNQFL005 21/06/2013 19:22 ACTU

 

Le CHSCT central de l’APHP se réunit le vendredi 7 juin à 10h00 en séance extraordinaire, l’ordre du jour de cette séance ne comporte qu’un seul sujet :

« les suicides au sein de notre institution ».

L’USAP-CGT est révolté par le mépris affiché et l’absence de réaction de la direction générale envers la question. Cette séance se tient à la demande de tous les mandatés au CHSCT sur une initiative de la CGT, demande faite au mois de janvier dernier !!!

Pourtant, la situation ne cesse d’empirer puisque depuis cette demande en Janvier, 7 de nos collègues se sont suicidés et 2 ont tenté de mettre fin à leurs jours sur leur lieu de travail.

La présence de la Directrice Générale, Mireille Faugère, lors de cette instance est un fait exceptionnel, puisqu’elle n’est que rarement présente lors de cette instance dont elle est pourtant la présidente.

Nous profiterons de l’occasion pour demander des résultats rapides pour que cesse immédiatement la dégradation des conditions de travail !

La dégradation des conditions de travail est le résultat des restructurations en cours, mais aussi de la mobilité forcée, des changements intempestifs et de l’étendue mais aussi des modifications des horaires de travail et des modifications des jours de repos, ces facteurs conduisent à une perte de repères et rendent la vie des personnels impossible !

Les agents de l’APHP ne doivent plus être les victimes de ce système arbitraire qui conduit au repli sur soi, à l’isolement et parfois au drame.

Nous exigerons, lors de ce CHSCT, des actes forts de la Directrice Générale, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé des personnels de l’AP-HP.

Nous appelons les élus et mandatés de toutes les instances à se rassembler devant la Direction Générale ce jour là …

Crimes-indusriels-Pour-qu-il-y-ait-crimeExplorer les « avancées et les résistances dans le traitement pénal des désastres industriels », concernant tant les salariés que les riverains, tel était l’objectif d’une journée d’études organisée lundi 27 mai au CNRS dans le cadre du séminaire « Maladies industrielles et mobilisations collectives », dirigé par les sociologues Laure Pitti et Pascal Marichalar.

Ces derniers avaient choisi de ne pas mettre de point d’interrogation à l’intitulé de la journée « Punir les crimes industriels », pour marquer et assumer leur « positionnement politique » en faveur d’une meilleure sanction de cette « délinquance en col blanc ». Orientation partagée dans la salle, où la présence de nombreux acteurs, chercheurs, syndicalistes, avocats, engagés dans des luttes pour la santé au travail ou l’environnement, a permis de multiplier les points de vue et les exemples.

Pourquoi la justice en France est-elle si réticente à punir les crimes industriels ? L’exemple paradigmatique est l’affaire de l’amiante, qui a débouché en Italie sur le maxi-procès de Turin et une condamnation à vingt ans de prison pour deux dirigeants d’Eternit – une des peines a de plus été aggravée en appel –, alors que de ce côté-ci des Alpes l’instruction dure depuis 1996 et que la tenue d’un procès pénal n’est toujours pas certaine, avec l’annulation récente d’une partie des mises en examen.

« Tout le système de prévention en France est fait pour dépénaliser et pousser les victimes à se tourner vers le civil », a introduit Pascal Marichalar, rappelant la « fonction expressive du droit pénal, qui est de dire quels sont les interdits propres à une société, fonction que ne peut remplir le civil ».

Nous avons derrière nous « deux siècles de construction sociale et juridique de l’immunité pénale des chefs d’entreprise qu’il faut renverser », a souligné l’avocat Jean-Paul Teissonnière, se référant au décret de 1810 sur les sites industriels, puis au « compromis historique » opéré par la loi de 1898 sur les accidents du travail basé sur l’idée d’une responsabilité partagée entre salarié et employeur, enfin à la loi Fauchon de 2000 qui durcit la possibilité de faire reconnaître la responsabilité de décideurs publics ou privés.

Dans ce système de « barrières » sur la voie pénale, joue également la façon dont les industriels ont réussi à instiller le doute sur la dangerosité des produits, « en exigeant des preuves statistiques au travers d’études épidémiologiques », a souligné la sociologue Annie Thébaud-Mony. Un raisonnement « idéologique » qui conduit à attendre que le nombre de victimes soit assez important pour le relever statistiquement, et qui permet, en attendant, de nier le risque, là où des études toxicologiques seraient sans appel.

Démonstration saisissante avec la projection du film photographique de Jacques Windenberger, Tumeurs et Silences (1), sur les cancers frappant massivement les salariés et les habitants des bassins de Fos-sur-Mer et de Berre, dans les Bouches-du-Rhône, marqués par deux cents ans d’industrialisation. Quand une habitante du quartier des Carabins, à Fos, décrit la multiplication des maladies dans le voisinage, la représentante de l’Institut de veille statistique (INVS) rétorque, non sans mépris, que « ce sont des dires », explique que rien n’est certain, et qu’une étude épidémiologique est difficile car « le quartier pose un problème de puissance statistique ».

(1) Le film cherche un distributeur.

Fanny Doumayrou

Communiqué de presse

Syndicat CGT Purpan Plaine CHU de Toulouse

Les agents du bâtiment de psychiatrie ont  déposé un préavis de grève auprès de la Direction afin de dénoncer leurs conditions de travail dégradées. Ce mouvement gréviste débute Mardi 18 juin 2013 à 00h00.

Les équipes travaillent à flux tendu, ont effectué jusqu’à 17 week-ends et jours fériés depuis le début de l’année (leur vie privé en est aussi affectée), ils ne prennent plus le temps de s’alimenter pendant leur service, à l’aube du futur déménagement dans le nouveau bâtiment, le personnel s’interroge et se projette dans des locaux plus grands , avec des lits en plus (surcharge de travail), la réunion de négociation a eu lieu aujourd’hui, La direction annonce des réponses.

Leurs revendications sont les suivantes :

  • Effectifs à hauteur des besoins dès aujourd’hui et pour le nouveau bâtiment afin de former les nouveaux arrivants.

  • Le respect des périodes de repos nécessaires à la récupération physique et psychique.

  • Pouvoir pratiquer des soins dans le cadre du projet médical mis en place (possibilité d’effectuer les accompagnements thérapeutiques).

  • Le respect du décret du 4 janvier 2002 relatif à la réglementation du temps de travail.

  • Une reconnaissance de leurs professions.

  • Une prévisibilité des plannings.

  • Pouvoir prendre leurs pauses repas.

  • Le remplacement des congés maladie ainsi que ceux de maternité.
  • La création d’un pool de remplacement spécifique à la psychiatrie à hauteur des besoins

Un Mardi de la colère est prévu ce mardi 18 juin 2013 à 14h00 devant le bâtiment de psychiatrie .

Communiqué de presse

Syndicat CGT Purpan Plaine CHU de Toulouse

Le personnel de gériatrie du secteur E du pavillon Junod à Casselardit est en grève depuis 140 jours…

En effet, ils dénoncent leurs conditions de travail pour le moins difficiles, et un sous effectif chronique qui dégrade sans cesse leurs conditions de travail, leur santé physique et morale, les empêchent de s’inscrire dans le « projet Médical » (service de rééducation), où le travail en binôme, pour les patients qui le nécessitent est impossible du fait du manque de personnel, où ils sont obligés de travailler 2 voire 3 week-ends consécutifs…. (Leur vie privée en est affectée).

Rappelons que plusieurs « droits d’alerte » (mesure préventive  de dénonciation de situations à  risque du CHSCT) ont été déposés dans ce même secteur.

La mesure préventive prise par la Direction, fut la fermeture de 12 lits dans ce même secteur ; diminuant ainsi l’offre de soin de l’Hôpital (pourtant sa première mission…)

Et par la même occasion de déployer les agents du secteur dans d’autres secteurs en sous effectif…

La conséquence de cette décision (fermeture des 12 lits) : – 13 %  DE PRISES EN CHARGE !!!!

Notre organisation Syndicale a fait une autre proposition qui à terme, est bien plus satisfaisante, éviter les accidents du travail et autres arrêts maladie (dus à l’épuisement physique des agents) et d’améliorer la qualité de soin.

  • Renforcer les équipes soignantes en personnel.

  • Cesser d’avoir recours à l’intérim (très onéreuse).

  • Augmenter le pool de remplacement (actuellement 2..) avec recrutement  d’IDE et AS.

La Direction est restée « droite dans ses bottes » : AUCUN RECRUTEMENT SUPPLÉMENTAIRE N’EST PRÉVUE POUR CE SECTEUR……

La seule proposition de la Direction fut la suivante : …. « Quittez ce service, allez travailler ailleurs, ou pourquoi ne pas travailler tour à tour dans d’autres secteurs….. » (Nous parlons bien de mobilité…)

Indigné par ce positionnement de la Direction, le personnel décide de poursuivre le mouvement gréviste et dénonce leur incapacité à être entendu afin de pratiquer un soin d’excellence, dans un secteur ou la prise en charge de qualité est PRIMORDIALE  POUR LA PRÉVENTION DE LA DÉPENDANCE.

Samedi 15 juin, ils étaient des milliers venus des quatre coins de la France !
Toutes les délégations venues de toutes les régions ont fait remonter les colères qui
s’expriment et la volonté d’obtenir le changement, un grand service public de la Santé
et de l’Action Sociale pour les salariés, les usagers.

8000 à 10 000 ont manifesté de la place de la Bastille à la Nation pour exiger la fin des
partenariats public/privé, des restructurations sans l’avis de la grande majorité des
premiers concernés : les personnels, les usagers et leurs représentants !
Une seule exigence : Bien travailler, pouvoir prendre en charge le patient dans sa
globalité comme on nous l’enseigne dans tous nos centres de formation et
d’apprentissage.

En finir avec la précarité, les sous effectifs, prenant en charge toujours dans l’urgence
nos patients, nos résidents, nos handicapés !

Être reconnu dans nos métiers, pouvoir accéder aux formations qualifiantes et avoir
un salaire, une rémunération qui en tient compte.

Les salariés de la Santé, du social et du médico-social, les usagers, déterminés ils le
sont. Ils l’ont chanté, clamé. L’heure n’est pas à la résignation mais à la lutte. Dès le
19 juin, ceux de la Santé et de l’Action Sociale seront dans l’action dans et autour de
leurs établissements. Rassemblements, arrêts de travail, délégations auprès des
directions, des ARS, dans l’unité la plus large, il est certain que l’été sera à l’image du
succès de ce 15 juin.

Oui, il faudra compter avec ceux de Chalons en Champagne, ceux de Roanne, de
Saint Nazaire, de Montluçon, de Poitiers, de Lille, de Ruffach, de Lyon, de
Bordeaux, d’Alès et de l’Hôtel-Dieu avec l’AP-HP, de l’ANRAS, les ADAPEI, des
maternités, des centres d’accueil, de la psychiatrie …

Partout en France, dans chaque département, cet été, il faudra compter avec eux !
C’est le message que portera Nathalie GAMIOCHIPI, notre secrétaire générale qui
est reçue cet après-midi par Marisol TOURAINE.
Fait à Montreuil, le 17 Juin 2013

Les hospitaliers en ont plein le dos. /Maxppp

Les hospitaliers en ont plein le dos. /Maxppp

Plusieurs milliers de manifestants venus de toute la France, 8 000 selon les organisateurs, 3 600 selon la police, ont défilé hier à Paris à l’appel de la CGT et de SUD contre la politique de santé du gouvernement.

«Nous exigeons une autre politique sanitaire et sociale définie à partir des besoins des populations pour garantir l’égalité d’accès de tous à des prises en charge de qualité», a lancé la secrétaire générale de la Fédération santé CGT Nathalie Gamiochipi, du haut d’un podium installé place de la Bastille, avant que le cortège ne se dirige vers la place de la Nation.

Les conditions de travail à l’hôpital ont été particulièrement dénoncées. «Le nombre de tentatives de suicide dans notre secteur est tenu secret, pourtant rien qu’à l’AP-HP, ce sont au moins 35 collègues qui sont passés à l’acte depuis 2010, 7 collègues ont mis fin à leurs jours sur leur lieu de travail et 7 ont fait des tentatives», a affirmé Mme Gamiochipi.

Alors que vont s’ouvrir les premières discussions budgétaires pour 2014, «nous exigeons un moratoire sur toutes les restructurations et l’ouverture de négociations sur le financement des établissements, l’emploi, la formation et les salaires», a-t-elle ajouté».

«Rien n’a changé»

«Entre le gouvernement Sarkozy et celui-ci rien n’a changé» dans le domaine de la santé», a-t-il déclaré, malgré le «pacte de confiance» pour l’hôpital lancé par la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Résultat d’une longue mission de concertation, le pacte doit déboucher sur des mesures concernant notamment la gouvernance des hôpitaux publics, en redonnant plus de pouvoirs aux commissions médicales par rapport aux directeurs d’établissements.

La Dépêche du Midi

photo2A l’appel de la CGT et de SUD, plusieurs milliers de manifestants venus de toute la France, 8 000 selon les organisateurs, 3 600 selon la police, ont défilé samedi à Paris contre la politique de santé du gouvernement. L’accueil des patients, le financement des hôpitaux, l’emploi, les salaires, les conditions de travail… L’ensemble des sujets qui préoccupent les professionnels du secteur ont été relevés.

Malgré le «pacte de confiance» pour l’hôpital lancé par Marisol Touraine, ministre de la Santé, l’urgentiste CGT Christophe Prudhomme estimait qu’«entre le gouvernement Sarkozy et celui-ci rien n’a changé dans le domaine de la santé».

Il faut «en finir avec le démantèlement» de la protection sociale

Pour la secrétaire générale de la Fédération santé CGT, Nathalie Gamiochipi, la solution à ces problèmes est simple : «Nous exigeons une autre politique sanitaire et sociale définie à partir des besoins des populations pour garantir l’égalité d’accès de tous à des prises en charge de qualité», a-t-elle déclaré du haut d’un podium installé place de la Bastille, avant que le cortège ne se dirige vers la place de la Nation. «Pour cela, nous exigeons un financement ambitieux de la protection sociale, pour la consolider et la renforcer, pour en finir avec son démantèlement. Cela est possible à condition de répartir autrement les richesses produites par le travail», a-t-elle expliqué.

La politique de financement des hôpitaux, les partenariats public-privé comme à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ou à l’hôpital sud-francilien de Corbeil-Essonnes (Essonne), les restructurations hospitalières, notamment à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), les difficultés des deux maternités emblématiques des Bluets à Paris et des Lilas en Seine-Saint-Denis étaient aussi à l’ordre du jour des sujets brûlants, tout comme les conditions de travail à l’hôpital.

«Le nombre de tentatives de suicide dans notre secteur est tenu secret, pourtant rien qu’à l’AP-HP, ce sont au moins 35 collègues qui sont passés à l’acte depuis 2010, 7 collègues ont mis fin à leurs jours sur leur lieu de travail et 7 ont fait des tentatives», a affirmé Mme Gamiochipi.

Une demande de moratoire

Alors que vont s’ouvrir les premières discussions budgétaires pour 2014, «nous exigeons un moratoire sur toutes les restructurations et l’ouverture de négociations sur le financement des établissements, l’emploi, la formation et les salaires», a-t-elle ajouté.

Les urgences de l’Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital parisien, doivent fermer le 4 novembre pour être remplacées par une maison médicale ouverte 24 heures sur 24. La lutte pour éviter cette décision «sera le combat emblématique de la CGT-Santé», a déclaré Nathalie Gamiochipi. La syndicaliste dénonce les risques d’une telle fermeture car certains patients, les cas les plus sérieux, seront acheminés vers les urgences d’autres hôpitaux parisiens déjà surchargées.

Une délégation de la CGT sera reçue lundi en fin d’après-midi par la ministre, Marisol Touraine.