SYNDICAT CGT du CHU de Toulouse et de l’Institut Claudius Régaud

Aujourd’hui,  nos organisations ont décidé de quitter le comité social de l’IUC. Ce comité social est une instance sans fondement légal qui n’a aucune compétence dans la consultation des représentants du personnel. Pire, elle préfigure la constitution d’un « GCS d’établissement de santé » que nous refusons en bloc car il ouvre la porte à la fin du statut des salariés de l’ICR et à la privatisation des activités hospitalières.

 

Les débats doivent se tenir dans les CTE, CE et CHSCT respectifs.

 

A moins d’un an du déménagement, les inquiétudes des salariés de nos deux structures s ‘accroissent au point que nos organisations constatent aujourd’hui des troubles psychosociaux avérés. Cette situation alarmante d’absence de perspective laisse libre cours à des informations ou non-informations déstabilisantes pour les salariés.

 

Nous ne bloquons en aucun cas les discussions et avons proposé en décembre dernier que des représentants de chaque établissement participent aux instances représentatives légales, seule façon de respecter les règles et de travailler ensemble. Il est plus que temps qu’elles soient réellement consultées sur des avancées tangibles et qu’enfin un dialogue constructif s’engage.

 

Mardi 26 mars 2013

Communiqué de presse

La direction du CHU, face au mouvement de grève illimité du personnel de la gériatrie a décidé de fermer temporairement 12 lits de soins de suite et réadaption (SSR).

Les conditions de cette fermeture sont déplorables : non consultation des instances du personnel, mobilité forcée vers d’autres services d’agents qui étaient dédiés à ces lits, non respect de la règlementation du temps de travail pour les agents concernés, non respect de la prévisibilité des plannings avec des conséquences sur la vie privée. Continue reading « Scandale : fermeture de 12 lits en gériatrie du CHU de Toulouse ! »

Pauline Croquet 20 mars 2013

A l’instar des Sanofi, le personnel soignant du CHU de Toulouse a organisé ce 19 mars son troisième mardi de la colère. Il dénonce le plan d’austérité décidé par la direction de l’hôpital et de lourds problèmes d’effectifs.

Piquet et jambon-beurre

Ce mardi 19 mars à midi devant l’entrée de l’hôpital Paule-de-Viguier à Purpan, la maternité du CHU de Toulouse, quelques dizaines d’infirmiers et aide-soignants passent devant le piquet de grève et partagent avec leurs collègues grévistes un sandwich. Sur le site de Rangueil, les manifestants étalent aussi la nappe du pique-nique qui dit « Non à l’hostérité ». Continue reading « Austérité et sous-effectifs, la grève continue dans les hôpitaux de Toulouse »

Lors de la manif du pôle Gériatrie du 14 février. /Photo DDM-Thierry Bordas ()Lors de la manif du pôle Gériatrie du 14 février. /Photo DDM-Thierry Bordas

Les personnels hospitaliers ont voté un préavis de grève pour demain mardi. Des «pique-niques de la colère» auront lieu à Rangueil et Purpan

Les personnels hospitaliers, réunis, ont décidé d’un nouveau préavis de grève pour demain mardi 19 mars. Ils tiendront entre 12 et 14 heures des «pique-niques de la colère» sur les sites de Rangueil et Purpan. Les secteurs de la maternité et de la gériatrie, mobilisés depuis février, continuent leur mouvement illimité.

Suite au rassemblement du 12 mars 2013 à l’Hôtel-dieu, les agents mobilisés sont intervenus à la Commission Médicale d’Établissement pour avertir la communauté médicale de leurs difficultés à assurer des soins de qualité dans certaines conditions très dégradées. Ils ont été reçus par la direction du CHU de Toulouse. Des agents des services de la maternité, de la gériatrie, des laboratoires, des blocs, des services de soins, des assistantes sociales et agents de bio-nettoyage se sont exprimés sur les difficultés quotidiennes à assurer leurs missions de façon correcte.

Depuis 2009, le CHU de Toulouse a créé 436 postes (le CHU emploie aujourd’hui 10 357 personnes) «mais sur des activités nouvelles», précisent les syndicats.90 équivalent temps plein de médecins ont été recrutés. «Les créations de postes sont équivalentes à seulement cinq agents (soignants, administratifs, techniques, encadrement) par médecin ce qui est très insuffisant au regard de l’activité de chacun de ces médecins», rappelle l’intersyndicale CGT -SUD du CHU de Toulouse dans un communiqué : «Pour un poste de soignant H24 il faut six embauches ! Le CHU a accueilli 2 346 patients supplémentaires cette année par rapport à 2009. Les urgences ont accueilli 1 706 patients supplémentaires cette année par rapport à 2009. Le taux d’occupation des lits en 2013 est de 94 % en moyenne, alors qu’il était de 89 % en 2009. Ces indicateurs prouvent l’intensification de la charge de travail de tous les hospitaliers et ce malgré les embauches».

La direction annonce qu’il n’y aura pas de baisse d’effectif en 2013. «Mais ceci reste encore conditionné par le nouveau budget (EPRD) du CHU présenté en avril, rétorque l’intersyndicale, nous n’avons aucune avancée concrète sur la question des effectifs».

L’intersyndicale demande aussi que les congés d’été puissent être pris normalement par les agents grâce à des remplacements d’été. La direction du CHU évoque une période «sacralisée» de trois semaines de congés d’été pour les agents.

Les syndicats ont demandé un rendez-vous avec l’ARS Midi Pyrénées et le ministre de la Santé, avec Marisol Touraine.

La Dépêche du Midi

Les grévistes rassemblés devant les locaux de la direction du CHU de Toulouse. © Delphine Gérard/France  Midi-Pyrénées

Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT SUD du CHU de Toulouse.

Suite au rassemblement du 12 mars 2013 à l’Hôtel Dieu. Les agents mobilisés  sont intervenus à la Commission Médicale d’Etablissement pour avertir la communauté médicale de leurs difficultés à assurer des soins de qualité dans certaines conditions très dégradées. Puis, ont été reçus par la direction du CHU de Toulouse. Des agents des services de la maternité, de la gériatrie, des laboratoires, des blocs, des services de soins et des agents de bio-nettoyage se sont longuement exprimés sur les difficultés quotidiennes à assurer leur missions de façon correcte.

Depuis 2009, le CHU de Toulouse a effectivement créer 436 postes (nous sommes aujourd’hui 10357) mais sur des activités nouvelles.  En regard 90 équivalent Temps Plein de médecins ont été recrutés. Les créations de postes sont équivalentes à seulement 5 agents (soignants, administratifs, techniques, encadrement) par médecin ce qui est très insuffisant au regard de l’activité de chacun de ces médecins, nous rappelons que pour un poste de soignant H24 il faut 6 embauches  ! Le CHU de Toulouse a accueillis 2346 patients supplémentaires cette année par rapport à 2009. Les urgences ont accueillis 1706 patients supplémentaires cette année par rapport à 2009. Le taux d’occupation des lits en 2013 est de 94% en moyenne, alors qu’il était de 89% en 2009. Ces indicateurs prouvent l’intensification de la charge de travail de tous les hospitaliers et ceux malgré les embauches. La mobilisation des personnels n’est pas sans fondement comme voudrait le faire croire la direction.

Aux demandes de réévaluation des effectifs en fonction de l’augmentation de la charge de travail et de la charge en soin, la direction a répondu qu’il n’y aurait pas de baisse d’effectif en 2013 ! Fort Heureusement ! Mais ceci reste encore conditionné par le nouveau budget (EPRD) du CHU présenté en avril. En clair, nous n’avons aucune avancée concrète sur la question des effectifs. Nous avons réaffirmer à la direction qu’il était aujourd’hui impossible de faire à effectif égal et a fortiori avec moins et que d’ores et déjà la qualité des soins était remise en cause dans certains secteurs. Nous avons alerté du fait qu’aujourd’hui aucune marge de manœuvre ne peut être dégagés pour pallier aux aléas inhérents au service hospitalier.

A la demande de remplacements d’été pour que les agents puissent avoir leur droit aux congés d’été respectés. La direction dit vouloir « sacraliser » une période de trois semaines de congés d’été pour tous les agents qui le souhaitent. Mais pour l’instant, aucune donnée chiffrée nous a été apportée en terme  de remplacement d’été pour pouvoir garantir ce droit.

A la demande de compensation de la prime de service qui a diminué pour la première fois depuis une vingtaine d’année. La réponse a été catégorique : non.

L’annonce de la baisse des tarifs faite par le gouvernement nous inquiète fortement dans un cadre d’application brutale et marchande des logiques financières appliquées à l’Hôpital. Tant que ni la loi HPST, ni la tarification à l’activité ne sera abrogée par le gouvernement le problème subsistera. Nous avons demandé un rendez vous avec l’ARS Midi Pyrénées et le Ministère de la Santé.

Les personnels réunis ont décidé d’un nouveau préavis de grève pour le mardi 19 mars et tiendront des pique-niques de la colère sur les sites de Rangueil et Purpan. Les secteurs de la maternité et de la gériatrie mobilisés depuis février continuent leur mouvement illimité.

Rédigé par Gérard Filoche

Accord national interprofessionnel pour « un nouveau modèle économique » ou comment sur les 27 articles de l’accord, les deux seuls prétendument favorables aux salariés ne le sont pas. Rien non plus contre le chômage, tout pour les grands patrons et les actionnaires.

Liste des 54 reculs

1/ Acceptation, déjà dans le titre de l’accord, d’un changement de « modèle économique et social » qui dit son nom : « au service de la compétitivité des entreprises ». On ne peut mieux dire que la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés seront subordonnés aux bénéfices des actionnaires.

2/ Acceptation de démanteler toujours plus la sécurité sociale en réservant au passage au CAC 40 (AXA, Allianz…)  le gâteau des cotisations d’une nouvelle complémentaire santé (4 milliards d’euros), payé à moitié par les salariés et les petites entreprises (article 1) Continue reading « Les 54 reculs de l’accord signé par la CFDT, CFTC, CGE et discuté à l’assemblée… »

Le Monde.fr avec AFP | 14.03.2013 à 16h24 • Mis à jour le 14.03.2013 à 17h00

 

 

Plusieurs milliers de personnes venues de plusieurs pays de l’Union européenne ont manifesté jeudi 14 mars à Bruxelles pour dénoncer les politiques d’austérité, juste avant le début d’un sommet européen consacré à la relance.

Lire :  Les Vingt-Sept en quête d’un équilibre rigueur-croissance

Le rassemblement a réuni dans le calme 15 000 personnes, venues de Belgique, Allemagne, France, Grande-Bretagne ou Pologne, dans le parc du Cinquantenaire, à quelques centaines de mètres du bâtiment du Conseil européen où se tient le sommet des 27 jeudi et vendredi, ont estimé les syndicats. Les chiffres de la police n’étaient pas disponibles en début d’après-midi.

En Europe, « Habemus austeritas ! », a dénoncé Anne Demelenne, la secrétaire générale de la fédération syndicale belge FGTB, en faisant allusion à l’expression ayant annoncé l’élection du pape mercredi. « Nous sommes là pour mettre en garde le Conseil européen. A chaque sommet, ce sont les travailleurs qui sont mis en danger », a-t-elle ajouté au cours d’un discours.

APPEL À LA PATIENCE

Organisé par la Confédération européenne des syndicats (CES), qui comprend 85 organisations de 36 pays, le rassemblement était en majorité composé de manifestants belges, dont environ 3 000 du groupe américain Caterpillar, qui a récemment annoncé 1 400 suppressions d’emplois en Belgique. Plusieurs centaines de salariés du groupe sidérurgique ArcelorMittal étaient également venus des sites belge de Liège et français de Florange, fortement affectés par des restructurations.

Les manifestants n’ont pas pu s’approcher des abords du Conseil européen, protégés par les forces de l’ordre. Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement devaient s’y retrouver à partir de 17 heures.

Plus tôt dans la journée, le président du Conseil, Herman Von Rompuy, a déclaré : « Il est vrai qu’on ne peut pas ne pas regarder la détresse sociale », en défendant la stratégie mise en place et en appelant à la patience car les effets positifs sont toujours ressentis avec « un certain retard ».

Lire :  » Révolte du Parlement de Strasbourg contre le projet de budget européen »

Durant le mois de février, deux mobilisations de salariés ont secoué les hôpitaux de Toulouse. Les congés estivaux et les heures supplémentaires étaient les motifs de ces grèves. Deux luttes représentatives des problèmes d’effectifs que connaît le CHU toulousain, selon la CGT.

Deux grèves au CHU de Toulouse

Les ambulanciers du SAMU de Purpan ont commencé leur grève le 18 février. Ils réclamaient le remboursement de leurs heures supplémentaires, environ 4000 euros. À la suite de trois jours de mobilisation, ils ont obtenu des négociations avec la direction. Celle-ci leur a accordé le remboursement de 3300 heures contre les 1600 qu’elle proposait au début. Dans la foulée, les ambulanciers ont suspendu la grève.

Or, selon l’ambulancier Didier Hachspille, il faudrait « trois postes à temps plein pour la sécurisation des temps de conduite ». Même si la direction du pôle médecine d’urgence du CHU Purpan assure qu’il y a peu de longs trajets, Didier Hachspille estime nécessaire : « deux ambulanciers en renfort entre minuit et six heures du matin pour la sécurité, car cela met potentiellement en péril l’équipage ».

Le personnel de gériatrie de Casselardit est lui aussi mobilisé depuis le 12 février pour réclamer le respect des trois semaines consécutives de congés estivaux, rendues difficiles par le manque de personnel. Dans un communiqué, les salariés du service gériatrie font état de leur « épuisement professionnel, de leur sensation de non reconnaissance, de leurs conditions de travail sans cesse dégradées ».

La CGT contre « l’austérité » à l’hôpital

Pour Marie Moulinier, infirmière et syndiquée à la CGT, « la dégradation des conditions de travail influe sur la santé des salariés ». Rappelons que chaque année, une infirmière sur cinq et un aide-soignant sur trois, partent à la retraite avec une invalidité. « Les agents travaillent trois week-ends sur quatre, on change leurs horaires au dernier moment, on les fait travailler pendant leurs repos » souligne l’infirmière. La liste des griefs causés par le manque d’effectif est longue .

Julien Terrié, secrétaire général adjoint de la CGT du CHU indique que la tarification à l’activité cause des problèmes. En effet, pour le CHU, « l’objectif est d’augmenter de 3% l’activité alors que celui d’augmenter la masse salariale est de 1% » selon le syndicaliste.

En cause aussi, de grands projets hospitaliers, dont l’hôpital Pierre-Paul-Riquet qui pourrait être un des plus grands centres hospitaliers d’Europe. « Les projets de travaux de nouveaux hôpitaux coûtent extrêmement cher et la direction a la volonté de récupérer l’argent du personnel » explique Julien Terrié. Des documents de la direction du CHU évoquent des économies de 4,5 millions d’euros sur le personnel pour stabiliser ses investissements.

Ainsi, la CGT parle d’une « méga austérité pour méga projets ». « Cela implique des non-remplacements, des difficultés à prendre des congés, le non-remboursement des heures supplémentaires, le non-renforcement des équipes où c’est nécessaire » juge le secrétaire de la CGT. D’autant plus que la direction du CHU de Toulouse a annoncé une baisse historique de la prime pour 2013.

Bien que la grève des ambulanciers du SAMU soit suspendue, celle du service gériatrie continue et de nouvelles mobilisations sont prévues pour le mois de mars : les « Mardis de la colère ».

Des couches dans une main, des pancartes dans l’autre. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées hier après-midi dans la cour de l’Hôtel-dieu à l’appel de l’intersyndicale CGT-Sud. Syndicalistes et personnels soignants du CHU manifestaient dans le cadre des mardis de la colère. Le mouvement, initié il y a trois semaines, relaie le mécontentement des personnels sur la question des effectifs et des moyens, notamment dans les services de gériatrie (en grève depuis fin janvier) et à la maternité Paule de Viguier (en grève depuis le 26 février). Continue reading « CHU : «On veut des moyens» »