Préavis de grève des Infirmiers Anesthésistes du CHU de Toulouse

 

 

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Le syndicat CGT de Toulouse vous informe qu’il dépose un préavis pour la grève du 1er octobre 2015, à partir de zéro heure pour une durée de 24 heures, conformément au 3e alinéa de l’article 3 de la loi n° 777 du 31 juillet 1963.

Ce préavis concerne l’ensemble de la profession IADE, à savoir tous les Infirmiers Anesthésistes Diplômés et étudiants, les cadres et cadres supérieurs infirmiers anesthésistes

 

Pour les agents soumis à des services continus et dont les horaires d’embauche et de débauche débordent les jours et horaires précités, le préavis doit couvrir les agents en amont et en aval de ces journées.

 

Cette journée s’inscrit dans le préavis de grève national déposé par les Fédérations de la Santé et de l’Action Sociale pour le 1er octobre 2015 ;

Sur le plan national, nous revendiquons :

  • La récupération d’un corps spécifique IADES ;
  • L’obtention d’une grille indiciaire spécifique, linéaire, aux bornages conforme au niveau de formation (Bac + 5) reconnu grade Master (cf. grille des psychologues, Attaché Principal d’Administration Hospitalière) avec intégration des primes ;
  • De conforter la place prioritaire de l’IADE en pré-hospitalier (SMUR – SAMU)
  • Le renforcement de l’exclusivité de titre et de fonction et l’obtention des pratiques avancées en anesthésie réanimation ;
  • La reconnaissance de la pénibilité de l’exercice pour tous ;

 

Sur le plan local, nous revendiquons :

  • Le recrutement d’IADES en adéquation avec la charge de travail. Augmentation de l’effectif ;
  • Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme ;
  • La mise en place d’une réelle politique d’attractivité de la profession d’IADE au CHU ;
  • L’augmentation du capacitaire de l’école d’IADE et l’augmentation du nombre de prise en charge promotion professionnelle ;
  • L’élargissement des critères de recrutement pour l’obtention de la prise en charge professionnelle par le CHU ;
  • L’obtention de diplôme niveau grade master pour tous les IADES diplômés depuis 2014.

 

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patients et des personnels.

Nous attirons votre attention sur le fait que les négociations doivent se tenir en présence des agents et sur une plage horaire allant de 9h à 17h.

En cas d’échec des négociations sur les revendications :

L’effectif et le service minimum doivent être négociés.

Afin d’assurer le droit de grève, nous demandons la communication de la fiche de recensement des agents grévistes et assignés, dans les mêmes délais que ceux prévus par la procédure de grève en vigueur au CHU, soit 48h avant le début de la grève, pour chaque jour de grève.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos respectueuses salutations.

 

 

Monsieur le Directeur Général,

Le syndicat Cgt Purpan Plaine vous informe ce jour du dépôt d’un préavis de grève illimitée à partir du 1ER OCTOBRE 2015 à zéro heure.

L’austérité s’applique dans tout le CHU, les résistances sont présentes contre les politiques de casse du service public et de ses missions. Les soignants du service RECAMIER sont révoltés par le sacrifice du service public hospitalier et l’ultimatum qui leur est fait avec la fermeture de plusieurs lits sur leur service et la suppression de postes infirmiers et aides-soignants au 15 aout 2015.

– Cette restructuration est à la recherche de gains de productivité au détriment de la qualité des soins et s’articule autour de la triade coût, effectifs, polyvalence. les agents subissent une pression managériale journalière pour les inciter à quitter le service avant les congés d’été.

– Cette réorganisation du service se fait sans la consultation des instances compétentes CHSCT, en infraction avec la règlementation.

Au niveau national, le pacte de responsabilité inclue 3 milliards de restrictions supplémentaires dans les hôpitaux, le volet hospitalier du plan d’économies de l’assurance maladie sur trois ans comporte 860 millions d’euros de réduction de coûts sur la masse salariale soit 22000 postes, en moins de trois ans.

Les agents revendiquent :

 L’abandon du projet de casse du service RECAMIER, afin d’assurer la pérennité de l’offre de soins publique,

garantissant la qualité et la satisfaction des besoins de la population, dans l’intérêt général, la justice sociale et territoriale.

 Le maintien de tous les postes du service.

 L’arrêt des pressions et injonctions de la direction les incitant à quitter leur service.

 La consultation et l’information réelle des CHSCT compétents, sur tous les projets de réorganisation de l’hôpital PDV.

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patientes et des personnels.

Nous attirons votre attention sur le fait que les négociations doivent se tenir sur l’hôpital PDV, en présence des agents et sur une plage horaire allant de 9h à 17h.

En cas d’échec des négociations sur les revendications :

L’effectif et le service minimum doivent être négociés.

Afin d’assurer le droit de grève, nous demandons la communication de la fiche de recensement des agents grévistes et assignés, dans les mêmes délais que ceux prévus par la procédure de grève en vigueur au CHU, soit 48h avant le début de la grève, pour chaque jour de grève.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos respectueuses salutations.

Monsieur le Directeur Général,

Les syndicats CGT FO et SUD Santé du Toulouse vous informent qu’ils déposent un préavis pour la grève du 1er octobre 2015, à partir de zéro heure pour une durée de 24 heures, conformément au 3e alinéa de l’article 3 de la loi n° 777 du 31 juillet 1963.

Pour les agents soumis à des services continus et dont les horaires d’embauche et de débauche débordent les jours et horaires précités, le préavis doit couvrir les agents en amont et en aval de ces journées.

Nous attirons votre attention sur le fait que ce préavis est valable pour l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux relevant des Etablissements visés par la loi du 31 juillet 1963 (article 1er).

Cette journée s’inscrit dans le préavis de grève national déposé par les Fédérations de la Santé et de l’Action Sociale pour le 1er octobre 2015 ;

Les revendications portées par l’action des personnels sont indiquées ci-dessous, à savoir :

– Le retrait immédiat du projet de la Loi « santé » qui continue la privatisation de l’hôpital;

– Le retrait du Pacte de « responsabilité » qui impose 3 milliards de restrictions aux hôpitaux ;

– Le refus de la suppression de 22 000  postes par an jusqu’en 2017 ;

– Le refus de soins « low-cost » ;

– L’arrêt immédiat des fermetures de lits et de services ;

– L’obligation d’embauches massives dans la santé, le social et le médico-social ;

– La titularisation de tous les contractuels, en ouvrant les concours annuels pour toutes les catégories ;

– La suppression des quotas afin d’instaurer des grilles de salaires linéaires pour toutes les
catégories ;

– Le maintien de la reconnaissance et de la pénibilité pour la catégorie active ;

– L’augmentation générale des salaires ; dégel du point d’indice

– Le maintien des 35 heures et du statut de la Fonction Publique Hospitalière ;

– L’augmentation de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) de 10 %

dans le cadre du PLFSS 2016 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale)

Comme le prévoit la loi, nous nous tenons à votre disposition avec les personnels pour que cette période de préavis soit utilisée à trouver des solutions dans l’intérêt des patients et des personnels.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sincères salutations.

Pour les syndicats CGT, FO et SUD Santé

23 Septembre 2015 : Initiative nationale « exigeons le respect des libertés d’expression et d’actions syndicales ». Rassemblement devant la Bourse à partir de 11h 30, inauguration de l’esplanade des droits et libertés des salariés.

Le 23 septembre 2015, la CGT organise une initiative nationale pour exiger le respect des libertés d’expression et d’actions syndicales qui touchent aussi bien les militant-es dans les entreprises et les services, les militantes dans l’interprofessionnel que la remise en cause des hébergements des ULs ou UDs par les municipalités ou conseils départementaux.

Ainsi, le 23 septembre, partout en France, les organisations de la CGT sont appelées à organiser des initiatives : rassemblements, manifestations, conférences de presse… qui pourront déboucher sur des rencontres avec les préfets afin d’exiger l’arrêt des atteintes aux libertés syndicales et de faire connaître les propositions de la CGT.

Un rassemblement aura lieu à PARIS, Place de la République – symbole des libertés-, puis une marche ira jusqu’au tribunal correctionnel pour accompagner 5 militants d’EDF-GDF.

Ils subissent un acharnement judiciaire depuis plus de 2 ans. Motif : ils ont participé à un rassemblement qui s’opposait au licenciement d’une mère célibataire !

Cette journée sera aussi l’occasion d’une audience auprès de la Ministre de la Justice afin de porter les exigences de la CGT, à savoir :

– Une loi d’amnistie pour tou-te-s les militant-e-s syndicalistes et associatifs;

– La cessation des poursuites judiciaires face aux tentatives patronales ainsi qu’à celles de l’Etat de criminaliser l’action syndicale;

– Le renforcement de la protection des militant-e-s syndicaux, agissant dans l’intérêt général des salarié-e-s dans le cadre d’actions collectives, en modifiant d’une part le Code Pénal et d’autre part, en supprimant le prélèvement d’ADN de tou-te-s les militante-s;

– L’engagement de l’Etat d’assurer le respect des libertés syndicales en garantissant l’application du droit que ce soit dans le secteur privé ou public et en sanctionnant celles et ceux qui bafouent la loi.

– Le renforcement de la loi pour garantir la pérennité de l’hébergement des organisations syndicales à titre gracieux par les collectivités territoriales.

Aujourd’hui, nous identifions une centaine de cas de criminalisation de
l’action syndicale.

L’une des manières de combattre ces entraves aux libertés syndicales est de les rendre visibles en établissant un état des lieux précis des luttes et des résistances des salarié-e-s et des militant-e-s syndiqué-e-s victimes de discriminations et de répression syndicale.

Un recensement quantitatif et qualitatif est donc en cours, sur tout le territoire et dans toutes les professions.

Les libertés syndicales sont fondamentales, elles sont d’ailleurs reconnues
dans les textes et inscrites dans le préambule de notre constitution.

Leur proclamation est certes essentielle mais la garantie de leur respect
l’est tout autant.

Si la répression syndicale a toujours existé, elle semble prendre des
formes plus diverses aujourd’hui avec une nette recrudescence.

L’offensive contre les syndicalistes montre une exigence du grand patronat et du gouvernement d’être les seuls à décider des choix opérés aussi bien dans les lieux de travail qu’en dehors.

Plus globalement, les enjeux politiques de cette tentative de mise au
pas des militants pourraient être l’uniformisation du modèle syndical dans
l’Europe à partir de celui de l’Europe du Nord-Ouest : institutionnalisation,
centralisation, négociation et cogestion…

Il ne s’agit plus de syndicats où les syndiqué-es peuvent agir directement mais de syndicats de délégation où l’action directe n’existe plus.

Très clairement, Le gouvernement français, et les dernières lois l’attestent, nous implique toujours un peu plus dans la gestion du social et nous engage toujours un peu plus dans un rôle institutionnel.

En s’inscrivant ainsi dans le cadre du fonctionnement institutionnel, ne
risquons-nous pas de ne plus remplir une fonction de contre-pouvoir autonome et de vecteur de conflit social ?

Le débat sur la forme de syndicalisme que l’on souhaite reste un débat essentiel et les choix opérés détermineront très certainement les futures luttes, le rôle des militant-es, des syndiqué-es mais aussi la qualité de la démocratie sociale.

Le Centre de Soins St Sernin, unité extra-hospitalière du CH Marchant, est menacé depuis plusieurs mois par une décision de fermeture de ses 5 lits d’hospitalisation et de réduction de son activité à la journée.

Depuis près de 25 ans, il répond aux besoins de santé de la population estudiantine toulousaine en proposant une offre de soins de proximité, diversifiée, gratuite et spécialisée en santé mentale. Implanté dans la cité, le Centre St Sernin est une structure facile d’accès, discrète et non stigmatisante. La cohérence du projet de soins, la variété des modalités de prise en charge (soins ambulatoires, Hospitalisation de Nuit, de Jour, Activités Thérapeutiques à Temps Partiel,…) et la permanence d’une présence soignante, en font un outil thérapeutique indispensable et reconnu par l’ensemble de nos partenaires médico-sociaux.

L’hospitalisation de nuit est une des composantes essentielles de notre dispositif de soins. Elle assure la continuité de nos prises en charge et offre un cadre structurant pour les jeunes qui nous sont confiés, et que nous accompagnons vers une reprise progressive et aménagée de leur parcours scolaire ou universitaire. Elle leur garantit le maintien du lien social, dans le respect de leurs projets personnels. Elle constitue une étape le plus souvent nécessaire avant le retour au domicile. Elle permet l’acceptation des soins et un retour progressif à l’autonomie.

Rien ne justifie, au regard de la situation sanitaire et sociale des jeunes, les restrictions de moyens qui nous sont imposées. De nombreux rapports font état d’une précarisation de leurs conditions d’existence et d’une fragilité psychologique accrue au sein de cette population, comme en témoigne la prévalence des comportements à risques, des conduites suicidaires et addictives.

Les pouvoirs publics semblent ignorer cette réalité en nous imposant des choix restrictifs sous couvert de rationalisation et d’optimisation des moyens. Aujourd’hui le Centre St Sernin, hier le CPC Maignan, l’ Hôpital de Jour Condeau, demain d’ autres…, toutes ces mesures de démantèlement programmé ignorent les besoins de santé de la population, et remettent en question les acquis de la politique de secteur menée depuis plus de 60 ans.

Face à la gravité de cette situation, nous nous opposons à la fermeture des lits d’hospitalisation du Centre St Sernin. Nous exigeons un moratoire et l’ouverture de négociations.

Nous appelons tous les acteurs du secteur, nos partenaires sociaux, institutionnels et associatifs à se mobiliser et à nous soutenir pour la défense de cette cause.

A Toulouse, le 03/09/2015

 

 

Réintégration dans le public du brancardage et de l’entretien

Depuis plusieurs jours, la direction du CHU de Toulouse a privatisé le brancardage du bâtiment d’urgences de Purpan au profit de la société ARCOLE St Christophe (ASC groupe).

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2015, les brancardiers du privé excédés par les pressions et la surcharge de travail ont quitté leurs postes. Les brancardiers fonctionnaires présents sur le bâtiment PPR ont du pallier à leur absence pour assurer la continuité des soins. Cette situation à mis en danger les patients et les brancardiers de PPR.

Les brancardiers recrutés par la société ARCOLE St Christophe (ASC groupe):

  • Sont embauchés en CDD dans la convention collective des transports qui leur est très défavorable, payés au rabais.
  • Sont mis en danger par ARCOLE St Christophe (ASC groupe) et le CHU de Toulouse car ils n’ont pas de formation de soignants, et ne sont pas assez nombreux pour la charge de travail notamment la nuit.
  • Doivent être intégrés dans la fonction publique hospitalière pour pouvoir avoir accès à la formation et a un statut digne.

Cet évènement confirme que le privé est totalement inadapté à l’Hôpital Public et le CHU de Toulouse doit immédiatement réintégrer le brancardage mais aussi l’entretien et les fonctions privatisées dans la fonction publique. Une expertise pour risque grave au service de brancardage de tout le CHU a été votée par toutes les organisations syndicales au Comité Hygiène Sécurité Conditions de Travail, le 31 août 2015…

Les restrictions budgétaire et la course à la productivité du gouvernement dans les hôpitaux impose des restructurations aberrantes et dangereuses. La privatisation effective ou rampante des hôpitaux doit cesser immédiatement, le plan de 3 milliard d’économie doit être abrogé et le projet de loi Santé doit être retiré car il encourage la course à la productivité.

Le 17 septembre 2015 à 14h, en parallèle de la mobilisation qui reprend à l’AP-HP, un rassemblement gréviste sera organisé dans le hall des bâtiments du CHU dont un devant le bâtiment des urgences.