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Grève à la Villa Ancely – Rassemblement devant l’ARS vendredi 6 février 10h | La CGT pour un Hôpital humain, d'accès universel et 100% public

Grève à la Villa Ancely – Rassemblement devant l’ARS vendredi 6 février 10h

GReve villa Ancely GReve villa Ancely

RASSEMBLEMENT DEVANT L’ARS – Chemin du raisin

VENDREDI 6 FEVRIER 2015 – 10H

Nous, agents de la Villa Ancely (centre d’hospitalisation de pédo-psychiatrie dépendant du CHU de Toulouse) avons débuté un mouvement de grève illimité le 2 février 2015.

Le Service de PédoPsychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent est opérationnel au sein des Hôpitaux de Toulouse depuis les années 1970 et en place à la Villa Ancely depuis 1996. Il accueille traditionnellement 11 lits temps plein.

Les raisons, pour lesquelles nous effectuons cette démarche, relèvent à la fois de l’inquiétude et de la souffrance. La souffrance de l’équipe de la Villa Ancely repose sur le fait qu’elle n’est plus en mesure aujourd’hui d’assurer sa mission dans des conditions suffisantes et nécessaires. La souffrance est aussi le résultat d’une charge de travail en constante augmentation mais avec un sous-effectif chronique. Ce sous-effectif chronique demande, à l’équipe, un effort d’adaptation permanent aux besoins de ses patients et du Service. Cette adaptation, constante, n’est pas sans conséquence sur la qualité du travail et sur l’impact qu’elle génère sur l’équilibre psychique et sur la vie privée de ces personnels.

Pour permettre une meilleure compréhension de ce que nous vivons au quotidien voici quelques éléments chiffrés et concrets.

Les adolescents que nous accueillons présentent des troubles sévères et surtout chroniques : le 1er trouble clinique d’un bon nombre de ces patients est le « Trouble du Comportement » associé à un défaut de mentalisation majeur. Ces mécanismes ont pour conséquences de très nombreux passages à l’acte auto/hétéro-agressifs : cette clinique nous a imposés de renforcer notre présence en terme d’effectif et ce sur chaque plage horaire de prise en charge. Nous sommes passés en journée, sur le temps de travail, de 3 soignants minimum à 4 soignants minimum – le week-end nous avons été, également, contraints d’augmenter le nombre de personnel passant ainsi, sur chaque plage horaire, de 2 à 3 personnes systématiquement. Cet aménagement est nécessaire et inévitable au regard de la sécurité que nous devons assurer auprès de nos patients. Cette sécurité est la 1ère des conditions du Soin. Mais, ces mesures contraignantes ont été prises et appliquées à moyens constants.

Il ressort, des contacts avec les syndicats, qu’il nous manque l’équivalent de 4 postes : 2,2 postes pour les Aides-Soignants – 1,8 poste pour mes Educateurs.

Dans le même ordre d’idées, nous avons depuis de nombreuses années un rythme de travail d’1 WE sur 2. Or, les contacts, que nous avons eus avec les syndicats, nous ont appris que l’accord local signée dans le cadre des 35h, prévoit un rythme d’1 WE sur 3.

Dans la même logique, et ce depuis quelques mois, il est devenu inévitable de faire appel à de l’intérim pour assurer une présence suffisante auprès d’une population adolescente instable pour une grande part. Le recours à cet intérim n’est pas sans effets à la fois sur la sécurité des patients et de l’équipe ainsi que sur la qualité du soin dans son ensemble, si non retenons l’évidente réalité que ces personnels d’appoint ne connaissent que très peu les adolescents et les locaux.

Ce déficit chronique impacte, de la même manière, la qualité du soin proposé : en effet, les différents mouvements d’équipe rendent aléatoire la pérennisation des « Ateliers Thérapeutiques » en raison de l’absence, difficilement prévisible, des personnels responsables des dits ateliers thérapeutiques. Cet état de fait a une répercussion sur la qualité du soin proposé au sein de la Villa Ancely mais a, aussi, notablement impacté la collaboration avec L’Unité Boris Vian (Hôpital de Jour) – Unité avec laquelle nous avons instauré des « Ateliers Thérapeutiques » mutualisés, en terme de moyens matériels et humains.

Nous avons stigmatisé le manque d’effectif, nous sommes donc, à juste titre inquiets quand nous n’avons pas l’assurance de voir un poste remplacé ou l’être  avec un retard certain.

Les arrêts de travail fréquents, les accidents du travail argumentent la charge de travail et témoignent largement de ce déficit de moyens humains.

Les points cités ci-dessus pèsent lourdement sur le stress et l’épuisement grandissants des professionnels. Nous nous sentons, tous, de moins en moins en capacité d’assurer les missions qui sont les nôtres et d’assurer ce qui nous anime tous à savoir la sécurité des patients mais aussi celle des soignants. Nous sommes déterminés à résister pour améliorer les conditions de travail et de soins à la Villa Ancely.

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