Hôpital des enfants : «Nous sommes épuisées»


Hier à l'hôpital des enfants/DDM, Didier PouydebatHier à l’hôpital des enfants/DDM, Didier Pouydebat

Hier midi, ils étaient une vingtaine à manifester sur l’esplanade entre l’hôpital des enfants et Paule de Viguier. Infirmières et auxiliaires en puériculture, larmes dessinées au crayon sur les joues, ont sorti sandwichs, drapeaux et pancartes pour pique-niquer, et surtout réclamer de meilleures conditions de travail «On est fatiguées, épuisées» réagit Audrey Gouaze, infirmière à l’hôpital des enfants depuis quatorze ans. Entre deux démonstrations de soutien de la part des passants, elle explique : «On voudrait être à effectif constant toute la semaine. Aujourd’hui, nous ne sommes que deux infirmières et deux auxiliaires en puériculture au lieu de trois et trois. Mais il y a toujours vingt patients dans le service».

A cette revendication de manque de personnel, la direction du CHU de Toulouse répond que «les effectifs du service pédiatrique sont dans la moyenne plutôt haute comparé aux autres grands CHU français». Julien Terrié, manipulateur en radiologie à l’hôpital des enfants et secrétaire adjoint de la CGT au CHU de Toulouse réagit : «D’après une récente étude, il est démontré que lorsque l’on passe d’une infirmière pour six patients à une infirmière pour huit, il y a une perte de chances pour les enfants. Ici, nous sommes à une infirmière pour dix enfants. On perd sur la qualité des soins».

Et c’est ce qui inquiète Audrey Gouaze. «L’après-midi, nous avons dix patients à gérer par infirmière. C’est une charge énorme et nous ne pouvons pas travailler en sécurité car nous ne pouvons pas être partout. Le problème est que nous ne sommes pas à l’abri de passer à côté de quelque chose» regrette-t-elle. La direction du CHU de Toulouse assure «anticiper le plus possible les difficultés». Parmi les solutions proposées, la mise à disposition de «pools» constitués de suppléants volontaires destinés à remplacer le personnel absent au pied levé. «Ces remplaçantes ne connaissent pas le service et nous sollicitent plus qu’autre chose». constate Audrey Gouaze, avant de conclure que «ce n’est pas un soulagement».

F. S

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Commentaires

  1. cmoi, c'est S. Chauvel

    HE:dysfonctionnements importants, épuisement, burn out lattant. j’informe le DG fin 2010. burn out année 2011. Complétement dénigrée entre février et mai 2012. ma TS le 14 mai 2012 suite à cette succession de managements abusifs, de harcèlements psychologiques, , invectivée , discréditée et exclusion devant mes collègues . toujours dénigrée à ce jour.
    ALORS ?

  2. Auteur
    de l’article
    CGTCHU

    L’agent cité dans ce papier nous a demandé de faire un droit de réponse et un rectificatif des propos tenus concernant ses collègues du pool, il ne s’agissait en aucun cas de remettre en cause leurs compétences mais de décrire des situations de travail réel, voici les propos exacts tenus :

    « A l’heure actuelle, nous sommes appelés à travailler avec beaucoup de collègues du pool suite à de nombreux arrêts maladie. D’ailleurs, heureusement qu’elles sont là; ces agents ne sont pas des spécialistes de la chirurgie, ne travaillent pas dans les mêmes horaires que nous mais font ce qu’elles peuvent néanmoins. Le jour où la charge de travail est importante cela alourdi notre charge en soins »

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