HÔPITAL – Une étude conduite dans neuf pays européens, mais pas la France, affirme que la surcharge de travail des infirmiers jouerait sur la mortalité des patients à l’hôpital.

infirmier

Manque d’effectifs, manque de formation, la mortalité des patients s’élève parfois à 7 % dans les hôpitaux les plus mal lotis. Photo : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Le personnel hospitalier, et notamment les infirmiers, est surchargé de travail. Cette situation, véritable serpent de mer des autorités sanitaires, peut conduire à un niveau de mortalité plus élevé chez les patients des hôpitaux concernés par cette problématique de santé publique. C’est ce que révèle une étude européenne réalisée dans neuf pays (Belgique, Angleterre, Finlande, Irlande, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède et Suisse), publiée mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet. Elle met en lumière la pression exercée sur les budgets de santé, avec parfois des conséquences dramatiques sur la sécurité des patients hospitalisés.

Les chercheurs ont relevé les taux de survie après des opérations chirurgicales dans 300 hôpitaux européens et les ont mis en relation avec la charge de travail ainsi que le niveau d’éducation et de formation des infirmières (données pour les années 2007-2010). Les interventions chirurgicales concernaient plus de 420.000 patients de plus de 50 ans qui ont subi des opérations courantes comme celles de la hanche ou du genou, de la vésicule biliaire, des interventions vasculaires ou encore de l’appendicite.

La formation mise en cause

Certes, le nombre de patients morts à l’hôpital dans les trente jours suivant l’admission était très faible : en moyenne entre 1 à 1,5 %, selon les pays. Cependant, au sein d’un même pays, ce taux de mortalité varie largement, allant jusqu’à plus de 7 % dans les hôpitaux les plus mal lotis. La raison ? Pour les chercheurs, la surcharge de travail et le niveau d’éducation du personnel infirmier, disparate selon les hôpitaux, est à mettre en cause.

En Espagne et en Norvège, par exemple, toutes les infirmières ont l’équivalent du niveau de licence, contre 28 % en Angleterre, révèle l’étude. Par ailleurs, dans les hôpitaux où chaque infirmière est chargée de six patients en moyenne et où 60 %, ou plus, de l’équipe a le niveau licence, le risque de décès du patient dans les 30 jours est pratiquement inférieur d’un tiers à celui d’autres hôpitaux, victimes d’un manque d’effectifs et de formation.

La réduction des effectifs infirmiers par souci d’économie pourrait ainsi affecter l’état de santé des patients, avertissent les auteurs. Ils mettent l’accent sur la nécessité d’accroître la formation de cette profession, qui pourrait réduire les décès évitables à l’hôpital. En France, il n’y a malheureusement toujours aucune étude sur la mortalité à l’hôpital.

Source : La Voix du midi
(« Purpan, Oncopole : ça déménage » au CHU de Toulouse : c’est à lire dans Voix du Midi Toulouse à partir de ce jeudi 27 février en kiosque)

Le CHU de Toulouse est-il en déficit sur l’année 2013 ? Pour le milieu syndical, c’est oui. « La direction va annoncer prochainement un déficit de 10 millions d’eurosElle attend un peu car elle n’en est pas très fière« , nous indique une source interne, à la suite de la dernière Commission médicale d’établissement (CME), qui s’est tenue le mardi 18 février.

Une telle situation serait une première pour le CHU de Toulouse, loué par tous les classements et régulièrement dans le Top 3 national. Et un défi majeur pour le directeur général Jacques Léglise, qui, lors de son arrivée il y a un an dans la Ville rose, tressait des lauriers sur la santé financière du « paquebot » dans nos colonnes.

Jacques Léglise, directeur du CHU de Toulouse, en février 2013 © Anthony Assémat – Voix du Midi Toulouse

« Le problème est que ce phénomène est visible dans beaucoup de CHU. On n’emprunte plus à 0,5 ou 1% à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), donc à l’État, mais aux marchés financiers avec des taux de 3 à 5%. En 2013, le CHU devait rembourser 15 millions d’euros. Et ce devrait être 18 millions en 2014″, indique une autre source.

Réunion avec la ministre de la Santé pour « demander l’annulation de la dette »

L’hôpital et les déficits : il n’y a rien de nouveau sous le soleil, nombre d’établissements devant faire face, à l’instar des universités, à de grosses contraintes budgétaires, comme à Dijon par exemple, alors que le CHU de Nice revient de loin.

De son côté, la direction du CHU, qui indique que « les comptes ne sont pas arrêtés », ne confirme pas ces chiffres, alors que Jacques Légliseavait confirmé il y a un mois que les comptes étaient dans le rouge.

Le 27 mars, une réunion se tiendra avec la ministre de la Santé Marisol Touraine, en présence des syndicats de salariés des CHU de France. Et Toulouse sera présent. « Nous demanderons l’annulation de la dette du CHU de Toulouse », concluent les syndicats.

Communiqué de Presse – CGT SUD CHU de TOULOUSE

Les personnels des services de chirurgie F2, C2 de l’hôpital des enfants du CHU de Toulouse sont en grève illimitée depuis le 27 février 2014.

Suite à de nombreux dysfonctionnements organisationnels et à des pressions managériales, portant atteinte à la santé des agents et à la sécurité des soins, les personnels des services de chirurgie de l’hôpital des enfants excédés par la maltraitance et l’épuisement professionnel, ont décidé d’une action gréviste illimitée.

Les conséquences du sous-effectif, l’absence d’évaluation de la charge de travail, engendrent des accidents du travail et des arrêts maladie à répétition et un épuisement professionnel de toute l’équipe.

Les dysfonctionnements organisationnels dus aux absences non compensées entraînent des rappels sur repos et sur congés, le non-respect des droits aux congés et de la règlementation du temps de travail. Les agents ne se sentent plus en sécurité professionnelle dans l’exercice de leurs fonctions (cf résultat du questionnaire distribué aux agents)

Les agents revendiquent:

 

–          Le recrutement de tous les effectifs manquants soit : 6 infirmières et 3,5 AP.

–          Le remplacement 1 pour 1 de tout l’absentéisme.

–          Le respect de la réglementation sur la programmation des congés annuels.

–          L’arrêt des rappels sur repos et congés annuels.

–          L’arrêt du harcèlement professionnel au domicile des agents.

–          L’arrêt de toutes les méthodes de management pathogène.

–          L’application pleine et entière des obligations règlementaires sur le temps de travail.

–          L’application pleine et entière de l’obligation de sécurité de l’employeur.

–          Le respect des règles statutaires en matière de maladie.

 

PIQUE NIQUE DE LA COLERE

 le 27 février à partir de 12h à la station de Tram Purpan

(esplanade entre l’hôpital des enfants et Paule de Viguier)

 Résultats Questionnaire CHSCT C2 F2

Mobilisés pour défendre une qualité continue de soins./PhotoDDM, MV

Mobilisés pour défendre une qualité continue de soins./PhotoDDM, MV

Le déménagement des personnels vers le nouvel hôpital Pierre-Paul Riquet le mois prochain, ne s’annonce pas de tout repos. Une délégation de 150 agents en grève a expliqué pourquoi hier, aux portes de l’établissement.

L’hôpital, c’est pas la mine, mais ça peut être l’usine… C’est sur ce couplet social que 150 agents de Purpan se sont retrouvés, hier midi, aux portes du nouvel établissement Pierre-Paul Riquet (PPR) pour dénoncer la dégradation des conditions de travail que fait planer le déménagement imminent vers «PPR», du reste rebaptisé «Pression-Productivité-Rentabilité». À la modernité et l’esthétisme apparent, les personnels opposent une réelle inquiétude concernant l’offre de soins qui sera dispensée dans ce «paquebot» de 85,000 m2. «On ne soigne pas avec du béton, mais avec des humains», martèle d’avance la CGT, qui aurait peut-être souhaité une mobilisation supérieure hier, la direction de Purpan parle d’à peine 8 % des personnels…

Le syndicat majoritaire stigmatise en réalité «une transformation progressive mais sérieuse dans la manière de gérer les soins, qui implique une surcharge de travail pour les personnels». Il cite en exemple la mutualisation des moyens qui induit une polyvalence dans les blocs opératoires, «donc une perte de compétence» fustige la CGT, qui craint à terme «un hôpital où les soins seront industrialisés». Le syndicat qui s’appuie sur les conclusions d’une expertise, laquelle mentionnerait un sous-effectif du futur bâtiment «PPR» en termes de communication (intramédicale et médicale/patients) et de risques psychosociaux. «C’est exact, reconnaît la direction de Purpan, les conditions de travail ont donné lieu à 29 recommandations, dont 21 ont d’ores et déjà été prises en compte sur le projet PPR, qui globalement témoigne d’une volonté de moderniser l’offre de soins avec une adhésion des personnels.»

Une action forte le 18 mars

Enfin, cette révélation de la CGT, formelle sur le fait que «le directeur de l’hôpital est sur le point d’annoncer un déficit de 10 millions d’euros, la première fois que Purpan enregistre un tel résultat négatif». Joint hier soir, la direction de l’établissement a fait savoir que «les comptes ne sont pas complètement arrêtés, mais il est vrai que l’année sera difficile comme nous l’avions du reste annoncé lors de la cérémonie des vœux».

En attendant, les personnels hier en grève ont décidé de noircir des pétitions. Ils comptent bien mobiliser autour d’eux et s’insérer à leur manière dans la campagne électorale, autour de la date du 18 mars. «Pierre Cohen n’est-il pas le président du conseil d’administration de l’établissement», rappellent-ils subrepticement.

La direction du CHU de Toulouse communique avoir appliqué 75% des recommandations du rapport ISAST sur les conditions de travail à PPR. Au delà de l’absurdité de ce pourcentage (!!!), les travaux du CHSCT autour de ce projet non pas été suivis par la direction.

Voici le document voté en CHSCT et le rapport d’expertise :

Expertise PPR précos CHSCT Central du 15 01 2014

Rapport Expertise ISAST – PPR – CHU Toulouse Purpan

Bonne lecture.

L’Union Départementale de la Haute Garonne condamne, avec la plus grande fermeté, les agissements perpétrés dans les nuits du vendredi 14 au dimanche 16 février 2014.
Des tags néonazis, haineux et d’une extrême violence, apposés cette nuit là devant des locaux d’associations, de cinéma et organisations progressistes attaquent les fondamentaux démocratiques de notre société.

La Cgt exige que toute la lumière soit faite sur ces dégradations et considère que des suites sont à donner pour mettre hors d’état de nuire les auteurs.
Ces actes se situent dans un contexte de montée très forte des idées d’extrême droite, des propos et actes xénophobes, portés par des groupuscules nationalistes, un Front National relooké en brun Marine et une droite dont on ne compte plus les multiples dérapages sur la sécurité, le droit d’asile et l’identité nationale.

Après deux conférences sociales ayant débouché l’une sur une précarisation accrue du marché du travail, l’autre sur une nouvelle remise en cause des droits à la retraite des salariés et retraités, le premier ministre entend, cette année, donner encore plus de gages au patronat avec le transfert du financement de la branche famille des entreprises vers les ménages ! Ces politiques qui tournent le dos aux aspirations et besoins sociaux d’importantes couches de la population sont responsables du climat d’insécurité sociale.
La Cgt propose, à l’opposé de ces politiques d’austérité, plus de justice sociale, de démocratie. Nous dénonçons le coût du capital qui détruit l’emploi, gèle les salaires, réduit les services publics et la protection sociale. La manifestation unitaire du samedi 1er mars à 10h30 au départ d’Arnaud Bernard participe à l’émergence de ces revendications.
La Cgt appelle ses syndicats, tous ceux et celles qui sont indignés par les agissements du week-end dernier mais aussi animés par des valeurs humanistes, de solidarité à participer

à : La manifestation: du samedi 22 février à 14h30
Départ 38 Rue d’Aubuisson (maison des diversités)

Communiqué

« Réseau Européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé, de l’action sociale et de la protection sociale », Bruxelles le 8 février 2014

Les 7 et 8 février 2014 a eu lieu à Bruxelles le lancement d’une campagne coordonnée au plan Européen jusqu’au 25 mai, date des élections Européennes.

Ce lancement a consisté à rendre public le 7 février à 9 h 30 un Manifeste européen qui a été remis par des délégations venues de toute l’Europe, auprès du 1er ministre Belge et simultanément auprès de 11 ambassades européennes en leur demandant de le transmettre à leur gouvernements respectifs.

Ces délégations ont ensuite convergé devant le siège de l’Unesco à Bruxelles ou a été déposée une demande de reconnaissance au Patrimoine Mondial de l’ Humanité des systèmes de santé et de protection social publics, égalitaires, solidaires et accessibles à toutes et tous . L’UNESCO a accusé réception par mail de notre demande !

La manifestation s’est ensuite rendue au siège de la Commission Européenne où une délégation représentative de 8 pays a été reçue et a déposé le manifeste Européen en demandant une réponse à nos analyses et revendications aux commissaires Barnier, Andor et Borg.

Ces initiatives ont été suivies le 7 Février après midi et le samedi 8 par la 6ème Conférence du « Réseau Européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé, de l’action sociale et de la protection sociale » regroupant des associations, syndicats, partis et plateformes de lutte.

Elle a permis d’enrichir la compréhension et l’élaboration d’alternatives aux politiques libérales à partir des témoignages et de réflexions menées dans une douzaine de pays européens : Portugal, Grèce, Etat Espagnol, Italie, Grande Bretagne, Pologne, Belgique, France, Allemagne, Pays Bas, Irlande, Slovénie.

Cette 6° Conférence s’est conclue par un appel à l’action des citoyens, associations, syndicats, partis, plateformes unitaires nationales ou régionales de défense de la santé, par une semaine d’action du 2 au 8 avril avec un temps fort le 7 avril date de la Journée Mondiale de la Santé. Les formes en seront décidées dans chaque pays, voire chaque région.

La conférence appelle tout au long de la période du 8 février au 25 mai :

– A assurer une diffusion massive des analyses et revendications du manifeste, et à en débattre avec tous. A cet effet un document court, illustré de témoignages et d’arguments sera publié.

– A s’adresser aux professionnels et personnels de santé, qui subissent durement les conséquences de la commercialisation et de la privatisation de la santé.

– A rendre visible cette campagne internationale à l’occasion de toutes les initiatives unitaires qui se dérouleront notamment le 8 mars (journée internationale des femmes), le 1er mai, mais aussi dans les domaines de l’immigration, de l’extrême droite, des aînés, des jeunes… Il s’agit d’y inscrire les dégâts causés par la commercialisation de la santé.

– A interpeller les candidats aux élections Européennes à partir du manifeste à travers notamment la tenue de réunions publiques où seront invités les candidats pour répondre au manifeste.

– A s’opposer à la construction du « partenariat transatlantique » qui menace particulièrement la santé, l’action sociale et la protection sociale.

– A élargir le réseau Européen au maximum de pays et au plus grand nombre d’associations, syndicats, partis… qui combattent la privatisation par la mobilisation citoyenne.

La victoire de la « Marea Blanca » espagnole, qui a mis en échec la privatisation de 6 hôpitaux de Madrid autour du mot d’ordre « la salud no si vende, se defiende », montre la voie pour toutes les citoyennes et citoyens d’Europe. Il est possible de gagner face à l’appétit des multinationales de la santé, de la pharmacie, des assurances privées grâce à la mobilisation citoyenne et unitaire.

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Lire le manifeste : manifeste VF

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Du neuf dans les mobilisations sociales en Europe

L’initiative des 7 et 8 février 2014 à Bruxelles du« Réseau Européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé, de l’action sociale et de la protection sociale », pour modeste qu’elle soit, constitue bien un tournant dans la mise en place d’action coordonnées en Europe contre les plans d’austérité et la privatisation des services publics, tant par l’originalité, la diversité des actions et mouvements mis en œuvre que par la constructions d’initiatives et d’outils collectifs par delà les frontières.

Ce réseau Européen réunissait sa sixième conférence depuis 2011 (Amsterdam 2011, Katowice 2011, Paris 2012, Varsovie 2012, Bruxelles 2013, Bruxelles 2014). En trois ans ce réseau a su irriguer de nombreux pays s’élargir à de nombreuses organisations syndicales et associatives, partis et plate-formes unitaires de lutte sur le terrain de la santé de l’action sociale et de la protection sociale.

Elle a permis d’enrichir la compréhension et l’élaboration d’alternatives aux politiques libérales à partir des témoignages et de réflexions menées dans une douzaine de pays européens : Portugal, Grèce, État Espagnol, Italie, Grande Bretagne, Pologne, Belgique, France, Allemagne, Pays Bas, Irlande, Slovénie.

Cette conférence a été boostée par la victoire de la « Marea Blanca » espagnole, qui a mis en échec la privatisation de 6 hôpitaux de Madrid autour du mot d’ordre « la salud no si vende, se defiende »,et qui montre la voie pour les futures mobilisations en Europe.

L’action du 7 a regroupé des syndicats aussi divers que La CNE-CSC, la CGSP-FGTB, SUD santé sociaux Français, le Mats de Madrid, OZZPIP et Sierpien 80 pour la Pologne ; mais aussi des plateformes de lutte comme la Plateforme d’action santé – solidarité de Belgique, Keep our NHS public Britanique, la FADSPU Espagnole, la plateforme Française qui regroupe aussi des partis tels que NPA, PCF, Ensemble, Alternatifs… des contacts récents existent avec la plateforme des Pays Bas.

L’Allemagne était représentée cette fois par un représentant ATTAC Allemagne, la Grèce par une représentante de « Femmes pour la Santé Reproductive » qui participe activement au soutien des centres de santé autogérés, le Portugal par des représentants de l’OSSP et FCM, l’Italie par des représentantes de « People’s Health Movement » (organisation internationale de la santé présente sur les 5 continents).

Les initiateurs du réseau européen, en fait, répondent à un défi des plus simples : la santé, la protection sociale sont un enjeu majeur d’extension du marché capitaliste où sont en jeu des sommes colossales qui échappent largement au profit.

L’Union Européenne et la troïka défendent cette extension du marché au travers : des politiques mise œuvre, des mémorandums imposés aux États, de multiples programmes européens, mais aussi au travers de la refonte de la Directive Marchés publics et de la négociation du Pacte Transatlantique avec les états Unis.

Très majoritairement publics ou à but non lucratifs en Europe, ces systèmes de santé et de protection sociale sont l’objet de la convoitise des multinationales de la santé, de l’industrie médicale et pharmaceutique, des compagnies d’assurances et de sur-assurance… et depuis peu, des compagnies téléphoniques et informatique, avec le développement de la e-santé et de la télémédecine.

A Bruxelles, les 7 et 8 février, le réseau s’est doté d’un manifeste revendicatif d’ores et déjà traduit en 5 langues, qui a été remis dans 12 ambassades européennes dont la France, au Premier Ministre Belge Di Rupo et aux commissaires européens : Barnier, Andor, et Borg.

Il a décidé d’une campagne de sensibilisation et d’action, mais aussi d’une campagne d’interpellation des candidats aux européennes du 7 février au 25 mai date des élections Européennes dans une majorité de pays.

La 6° Conférence a appelé à la mobilisation partout en Europe à l’occasion de la journée Mondiale de la santé le Lundi 7 avril 2014. L’enjeu n’est ni moins que de construire une mobilisation coordonnée des associations, syndicats, partis, réseaux de malades et réseaux citoyens le même jour en Europe.

publié le mardi 4 février 2014

“ […] il ne reste plus qu’à poursuivre les efforts qui permettront au public d’oublier progressivement qu’il cohabite avec un site Seveso seuil haut […] ”, Louis Lasserre, commissaire enquêteur – rapport suite à l’enquête publique sur les risques technologiques du site Safran-Herakles.

Engagé début 2010, le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) concernant l’île d’Empalot et les ateliers de chimie de la société Herakles (filiale du groupe Safran – ancienne usine SNPE) vient d’arriver à son terme. En effet, le 20 janvier 2014, le commissaire enquêteur rendait ses conclusions à l’issue de l’enquête publique qui s’est déroulée du 14 octobre au 29 novembre 2013. Nous n’entrerons pas dans un exposé de ce dossier complexe au cœur du projet de l’Oncopole – construit sur l’ancien site AZF – mais nous nous concentrerons sur une phrase pour le moins étonnante.

Page 64, l’auteur du rapport aborde une question finalement centrale du dossier : doit-on, peut-on déménager ce site situé aux portes de la ville, où sont notamment produits, annuellement, plusieurs milliers de tonnes deperchlorate d’ammonium ? Il s’agit d’un composant essentiel et potentiellement dangereux rentrant dans la composition du carburant d’Ariane et des missiles stratégiques de l’Armée française.

Réponse : non, selon l’Etat, qui estime qu’aucune disposition légale ne permet une telle délocalisation, tandis que l’exploitant récuse allègrement une telle perspective. Selon la société Hérakles, qui estime renforcer la sécurité de ses installations, cet éventuel déménagement coûterait plusieurs centaines de millions d’euros… Remarquons au passage que l’Etat a emprunté près de 350 millions d’euros, sans compter les intérêts, pour construire la Clinique du Cancer, située à près d’un kilomètre des ateliers Herakles. Précisons par ailleurs que la mairie de Toulouse ainsi que Toulouse Métropole ont approuvé le PPRT, tandis que le Conseil Général de Haute-Garonne l’a rejeté.

Après avoir lui aussi rejeté l’hypothèse “disproportionnée” d’un déménagement, Louis Lasserre, commissaire enquêteur, conclut, page 66 : “ […] il ne reste plus qu’à poursuivre les efforts qui permettront au public d’oublier progressivement qu’il cohabite avec un site Seveso seuil haut. Ces efforts se feront sur le plan industriel (réduction des risques) et se poursuivront sur le plan de la communication (transparence sur les progrès réalisés et les risques résiduels) “

Les Toulousains n’ont plus qu’à oublier, se boucher les oreilles, les narines, fermer les yeux et se rendormir près d’une zone toujours aussi dangereuse. Sans oublier les “ballastières” le long de la Garonne, contenant depuis un siècle des milliers de tonnes de nitrocellulose potentiellement explosives et dont les industriels présents sur le site et l’Etat se sont toujours rejeté la responsabilité.

Frédéric Dessort, Vice-président de l’Association des Journalistes de Toulouse et Midi-Pyrénées

En pièce jointe, les conclusions du commissaire enquêteur que l’on peut aussi trouver sur cette page

Documents joints

 

APPEL AUX SALARIÉS ET CITOYENS :

Tous ensemble, reprenons nos affaires en mains !

La situation sociale dans notre pays est catastrophique. Les salariés sont les premières victimes de la crise provoquée par les marchés financiers avec l’assentiment des décideurs politiques.

Cette crise est un outil du capital pour accentuer les marges des actionnaires et en finir avec toutes les règles de protection du salariat, toutes les garanties collectives, tous nos acquis conquis de hautes luttes comme notre système de protection sociale solidaire.

Sous prétexte de compétitivité des entreprises, le Président Hollande vient de faire un nouveau cadeau au patronat : il sera exonéré totalement de la

part de notre salaire qui sert à financer les prestations familiales. Si nous le laissons faire, non seulement notre salaire brut sera diminué, mais en plus, nous devrons payer des impôts supplémentaires pour financer les prestations familiales et en accepter une baisse !

Pour commencer 2014, le gouvernement a déjà refusé d’augmenter le SMIC à hauteur de l’inflation réelle. La Cgt, revendique une augmentation générale des salaires de 300€.

Côté Fonction Publique, c’est l’austérité généralisée dans tous les budgets avec comme conséquence le gel des salaires pour la 4ème année consécutive. Les services à la disposition des

citoyens sont remis en cause par la suppression de postes et la privatisation!

En Haute-Garonne, ce sont plus de 6000 emplois directs qui sont menacés. De nombreux salariés sont déjà en lutte : Mory Ducros, la Poste, EADS, SANOFI, Thalès, Logista, Stéria, SNCF, FNAC, Air France,… pour la survie de l’emploi et l’augmentation des salaires.

Tous ensemble amplifions le mouvement, organisons la riposte pour gagner sur l’Emploi, les Salaires et la Protection Sociale.

jeudi 6 février TOULOUSE

RdV Saint-Cyprien à 10h30

La CGT appelle tous les sa- lariés à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle :