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Les sages-femmes de l’hôpital réclament un statut | La CGT pour un Hôpital humain, d'accès universel et 100% public

Les sages-femmes de l’hôpital réclament un statut

© Maisonneuve/SIPA© Maisonneuve/SIPA

Les sages-femmes de la fonction publique hospitalière ont manifesté le 22 mai à Paris et en province. Elles demandent l’ouverture d’une négociation en vue d’un statut spécifique et une revalorisation salariale.

« Les sages-femmes sont une profession médicale comme les médecins ou les dentistes. Nous sommes les seules à être dans la fonction publique (…) et nous voulons un statut bien différencié des professions paramédicales dans la fonction publique. » C’est ce qu’a fait valoir Annie-Claude Ottan, de la CGT, à l’origine de la mobilisation des sages-femmes organisée le 22 mai.

Il existe actuellement trois filières au sein de l’hôpital : administrative, technique et paramédicale (infirmières, aide soignantes). Les médecins hospitaliers sont des praticiens contractuels de droit public et n’ont donc pas le statut de fonctionnaires. « Nous réclamons soit une filière médicale pour les sages-femmes et les médecins qui seraient intéressés ou alors une filière spécifiquement maïeutique », a indiqué Annie-Claude Ottan.

Si le rassemblement devant le ministère de la Santé à Paris n’a réuni qu’une vingtaine de personnes, le mouvement de grève a été bien suivi, selon la représentante CGT, qui évoque « 100 % de grévistes » à Montpellier et de bons scores au Havre, à Toulon, Strasbourg, Lille ou encore Auxerre. À Strasbourg, quelque 150 à 200 sages-femmes – étudiantes et professionnelles en activité – ont parcouru bruyamment les rues du centre-ville derrière une banderole proclamant « On vous a fait naître, il faut nous reconnaître ». « Cigogne oui, pigeon non » ou « On vous a vus tout nus, on mérite d’être reconnues », proclamaient  d’autres pancartes, tandis que les manifestants – dont quelques hommes représentant la profession – criaient des slogans tels que « Sages-femmes en colère, maternité en galère ».

Négociations le 6 juin

« C’est le plus beau métier du monde, mais c’est pas le mieux payé », a dit à l’AFP l’une des manifestantes, Pauline Hoerter, étudiante en quatrième année à l’école de sages-femmes de Strasbourg. À Paris, Annie-Claude Ottan a souligné le niveau particulièrement bas des salaires de cette profession médicale à formation bac + 5, citant des rémunérations de départ d’un montant de 1 615 euros mensuels brut, et en fin de carrière de 2 800 euros. À titre de comparaison, les ingénieurs hospitaliers (bac + 5) commencent à 2 100 euros et terminent à 4 900, selon la CGT. Une délégation comprenant des représentantes CGT mais aussi Unsa et FO a été reçue au ministère de la Santé. Interrogé par l’AFP, le ministère n’a pas donné de précisions sur cette rencontre.

Selon les syndicats, le ministère a accepté une évolution salariale sur la base LMD (licence-master-doctorat), ce qui ne les satisfait pas pleinement. Sur le calendrier, côté syndical, « on leur a donné jusqu’au 6 juin, date de la réunion du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, pour ouvrir des négociations, sinon nous reprendrons une action de plus grande ampleur », a indiqué Annie-Claude Ottan. Pour sa part, dans un communiqué, la CFTC Santé-sociaux a réclamé pour les sages-femmes le statut de praticien hospitalier.

Que propose la CGT ?
La CGT a repris dans sa totalité la plateforme commune élaborée depuis 2009.
– Un statut rénové dans la Fonction publique, qui remette les sages-femmes à la place qui est la leur.
– La sage-femme comme premier recours
– Création de filières physiologiques dédiées et indépendantes dans les structures hospitalières sous
la pleine responsabilité des sages-femmes
– Révision des décrets de périnatalité qui prévoit un nombre trop faible de sages-femmes par nombre
de naissances dans les structures hospitalières
– Un seul corps et un seul grade à l’instar des autres professions médicales
– Une carrière linéaire et sans barrage pour une carrière complète de 30 ans
– Statut des sages-femmes enseignantes BI appartenant (Université-Santé)
– Niveau hiérarchique Catégorie A – CNRACL – Catégorie active (reconnaissance de la pénibilité départ possible dès 57 ans)
– Reconnaissance de toutes les nouvelles compétences
– Plan de formation DPC spécifique présenté en CTE et CME (acquis depuis un mois)
– Représentation plus importante en CME (acquis depuis un mois)

Revalorisation salariale :
Carrière sur 30 ans
Echelon 1 : IM 604 – Echelon 11 (fin de carrière) 1058
Disparition des grades d’encadrement. Création d’un échelon temporaire de coordination +30 points d’indice, accessible par choix du directeur sur candidature, par les sages-femmes ayant 10 ans d’ancienneté et renouvelable une fois.

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