par Benoît Vitkine

C’était en 2009, il y a une éternité. L’époque où l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) jugeait le système de santé grec « relativement efficace », l’époque où les médecins de Thessalonique avaient réussi à soigner le mélanome dont souffrait Mme I. Trois ans plus tard, quand le cancer est revenu, ils n’ont pas même essayé.

C’est M. I. qui raconte. Anonymement, par peur de « représailles » : « Les médecins ont prescrit un traitement à ma femme, mais comme les dépenses engagées étaient potentiellement lourdes, celui-ci devait désormais être validé par une commission de médecins et de responsables de l’administration. Cette commission a refusé le traitement, et quand je suis allé chercher les résultats, l’un de ses membres m’a pris à part : « Nous avons dû faire un choix, et nous allons garder l’argent pour soigner des enfants. Votre femme a 62 ans, laissez-la donc mourir à la maison ». »

Le cas est extrême, isolé, mais partout dans les treize hôpitaux de Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, des médecins « jouent à Dieu », selon le mot de Leta Zotaki, chef du service de radiologie de l’hôpital de Kilkis, au nord de la ville. « Quand le papier radiographique manque, on décide de qui a le plus besoin de l’examen, on fait du troc avec les autres hôpitaux, ou bien on demande aux patients d’acheter le matériel », explique cette syndicaliste, qui a elle-même vu son salaire de 4 000 euros divisé par deux et dont les gardes ne sont pas payées depuis le mois de mai.

Sur la porte d’une salle de l’hôpital, des infirmières ont accroché une affichette :« N’apportez pas de chocolats à vos proches, achetez-leur du papier toilette. » Tout manque : gants en latex, compresses, réactif pour les examens sanguins, cathéters… Seule consolation, les employés des hôpitaux publics ont pour l’heure échappé aux mises au chômage technique qui sont monnaie courante dans d’autres secteurs publics. Mais les médecins partis – en retraite, dans le privé ou à l’étranger – ne sont pas remplacés : à Kilkis, on est passé de 160 à 125 praticiens.

EN RÉPONSE AUX INJONCTIONS DE LA « TROÏKA »

Dès avant le début de la crise, les caisses d’assurance-maladie grecques étaient structurellement déficitaires. Tous les deux ou trois ans, l’Etat les renflouait. Mais depuis 2009, en réponse aux injonctions de la « troïka » (UE, FMI, BCE) et dans l’espoir d’équilibrer les finances du pays, les dépenses publiques dans le domaine de la santé ont subi une diminution de 32 %. Et la situation s’est dégradée à mesure que le chômage augmentait (25 % en novembre) et que le nombre de cotisants diminuait.

L’hôpital public, qui avait déjà subi des coupes budgétaires de 40 % entre 2007 et 2009, est entré dans la crise en situation de grande faiblesse. Pour tenter de rétablir les comptes, les patients se sont vu demander un paiement forfaitaire de 5 euros (passé à 25 euros dans le budget voté à l’automne) pour toute consultation, puis une participation variable aux frais médicaux. Sans compter, parfois, la fakelaki, l’ »enveloppe » de quelques billets qui fait office de coupe-file et atterrit directement dans la poche du médecin.

Les chômeurs, eux, ne sont plus couverts un an après la perte de leur emploi et doivent s’acquitter de la totalité des frais médicaux. Le plus souvent, ils ne soignent pas et attendent que les pathologies s’aggravent pour finalement se rendre aux urgences. Les admissions y ont bondi d’un tiers. Les unités de soins intensifs sont également débordées : les syndicats estiment que 30 à 40 personnes sont chaque jour privées d’accès à ces services.

L’autre solution, pour les malades désargentés, paraît bien dérisoire. A Thessalonique, elle se trouve rue Ionos-Dragoumi, un appartement anonyme sommairement transformé par Médecins du monde (MDM) en cabinet de crise. Une cinquantaine de personnes patientent jusque dans les escaliers avant d’être examinées par des médecins bénévoles à la mine épuisée, qui soignent les petites pathologies, distribuent des médicaments, assurent des vaccinations, se muent en psychologues ou en travailleurs sociaux.

NOUVELLES PATHOLOGIES LIÉES À LA MALNUTRITION DES ENFANTS

« Il y a dix ans, nous avons ouvert le centre pour soigner les migrants de passage, raconte Sofia Garane, la jeune directrice de cette antenne locale de MDM. Avec la crise, le nombre de patients a été multiplié par dix et les Grecs sont devenus majoritaires. » Despina Ioanidou, 48 ans dont huit de chômage, vient régulièrement chercher des médicaments pour soigner son dos et sa dépression.« J’ai à peine de quoi payer mon électricité et ma nourriture, comment pourrais-je consulter un vrai docteur ou même aller à l’hôpital ? »

Depuis deux ans, les médecins de la rue Dragoumi ont aussi vu apparaître de nouvelles pathologies liées à la malnutrition des enfants. Dans tout le pays, des maladies oubliées ont fait leur retour, comme le paludisme ou la tuberculose.

Totalement à plat, le système de soins grec frise l’explosion. Celui de la distribution de médicaments ne va guère mieux. En retard sur les remboursements, l’Etat doit près d’un milliard d’euros aux laboratoires et aux pharmaciens. Ces derniers, sachant qu’ils ne seront pas remboursés ensuite par les caisses d’assurance-maladie, refusent très majoritairement de fournir gratuitement les médicaments aux patients.

Les malades doivent dès lors avancer les frais, comme Panagiota C., qui a dû débourser 100 euros pour ses anticoagulants et attendre six mois avant d’être remboursée, ou errer à la recherche d’un hôpital ayant le remède en stock. Selon l’association pharmaceutique panhellénique, 300 médicaments sont désormais quasi introuvables et la situation est particulièrement grave pour les traitements cardiaques et contre le cancer. Quant aux laboratoires, ils menacent de suspendre les approvisionnements. Début novembre, le groupe Merck a annoncé qu’il cessait de fournir l’anticancéreux Erbitux aux hôpitaux en retard de paiement.

« ON VA TUER LE SYSTÈME SANS LUI PERMETTRE DE SE RÉFORMER »

Les médicaments : voilà la solution, pour Stavros Baroutis, administrateur de l’hôpital Agios-Dimitrios, dans le centre de Thessalonique. En faisant passer de presque 0 % à 47 % la part de génériques utilisés dans son établissement, M. Baroutis a pu limiter les dégâts et supprimer« seulement » 80 lits.

« La non-utilisation de génériques avant la crise est révélatrice des manques de notre système de santé », estime-t-il, égrenant la liste interminable de ses « excès » : aucune souplesse quant à la fermeture de services ou la diminution du nombre de lits ; matériel de pointe acheté au prix fort puis laissé à moisir dans les caves des hôpitaux ; absence de dossier médical ; examens réalisés en double ou en triple ; médecins trop nombreux ; gaspillage des petits consommables…

« Cette crise aurait pu être l’occasion de remettre ce système à plat, explique M. Baroutis en trottinant dans les couloirs mal éclairés de son hôpital. Mais la purge est telle, les coupes si violentes, que l’on va tuer le système sans lui permettre de se réformer. »

La Direction sollicite l’avis de la CGT concernant le projet social 2012-2017. Pour rendre notre avis sur le projet social 2012 nous avons besoin :

  • Du bilan de l’application du projet social 2005-2009
  • Que soit réintégrée la dimension professionnelle du projet social.
  • D’une colonne stipulant les moyens alloués à chaque mesure du projet social en euros ou en ETP

Il est anormal d’élaborer un projet social sans avoir fait un bilan du précédent. A ce jour nous avons reçu un avant projet social. Les échanges avec la direction sur ce projet ne sont pas pour nous des véritables négociations mais des explications des intentions de la direction.

C’est à partir de l’avant projet social que nous avons élaboré nos propositions en ayant consulté les agents du CHU. Ces propositions ont été discutées et validées par notre Commission Exécutive Générale du 9 novembre 2012.

 

 

Thème 1 : Politique et gestion de l’emploi

 

Respect du statut

  • Arrêt des recours abusifs aux contrats CDD et CDI.

  • Arrêt des recours aux contrats CUI, Intérim.

 

Bourse des emplois

– Publication obligatoire de tous les postes vacants à la bourse des emplois même s’ils ne concernent qu’un seul pôle (ex : biologie, imagerie).

– Possibilité aux CDD de postuler à la bourse des emplois quand elles ne sont pas pourvues.

  • Mise en place d’un registre informatisé de candidatures spontanées même en l’absence de postes vacants. Moyens supplémentaires pour le suivi de ces demandes.
  • Délais de recrutements diminués pour les gérer rapidement au regard des nécessités de service.

 

Attractivité

– Recrutements directement en stage en application du statut sur tout poste vacant, organisation de concours planifiés toute l’année anticipant les besoins en lien avec le tableau des emplois.

– Faciliter l’accès au logement pour les nouveaux recrutés.

  • Bourse aux étudiants paramédicaux dès la première année de formation avec libre choix d’affectation.
  • Accès au recrutement pour les personnes sans qualification.
  • Création d’une prime d’installation.

 

Sécurisation de la prise de poste

  • Sécurisation individualisée de la prise de poste nécessaire aux besoins de l’agent, par un accompagnement interne au service intégré au TST.

 

 

Thème 2 : Politique et gestion de la formation

 

Parvenir à se former pendant son parcours professionnel est un enjeu majeur.

 

C’est aussi un droit inscrit dans la loi et précisé dans le décret du 21 août 2008 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie et la circulaire DHOS du 22 juin 2009.

La formation a pour objectif de :

    • permettre aux agents d’exercer efficacement leur fonction durant toute leur carrière.

– d’améliorer la qualité du service public hospitalier

    • de favoriser le développement professionnel et personnel

en multipliant les possibilités d’accès de tous les agents à la formation tout au long de leur vie professionnelle.

 

Elle reconnaît des nouveaux droits aux agents et des nouveaux dispositifs de formation (DIF, Projet Professionnalisation…). Nous demandons que le projet social mentionne cette évolution dans chacun de ces aspects.

 

Le DPC issu de la loi HPST devient ainsi l’enjeu premier et majeur. Nous rappelons que ce dispositif ne concerne pas tous les personnels du CHU et que sa mise en place sera financée à moyens constants.

 

Evaluer et favoriser l’accès à la formation de l’ensemble des personnels titulaires stagiaires contractuels CUI, emplois d’avenir.

 

Mesures :

– Etablir un historique pour chaque agent de son accès à la formation.

– Recenser le nombre d’agents n’ayant pas accès à la formation dans l’année en cours et les années passées et prioriser leur accès à la formation.

– Mettre en œuvre le passeport formation pour chaque agent avec communication du compteur temps.

Indicateurs :

Evaluation exhaustive de l’accès à la formation pour chaque catégorie et chaque filière et communication aux instances.

Sur l’absentéisme en formation :

L’absentéisme en formation doit être systématiquement compensé. Les raisons de service ne doivent plus exister.

Sur l’apprentissage aux nouveaux matériels et logiciels métiers.

Sur quelles finances ?

 

    • Maintenir un accompagnement humain compétent à la formation notamment pour le e-learning sur le temps de travail et dans des locaux adaptés.

 

    • Accompagner la reconversion pour raison de santé des personnels.

 

    • Accompagner les agents soumis à une restructuration ou réorganisation.

 

 

 

Thème 3 : Politique et gestion d’organisation du travail et conditions de vie au travail

 

Conditions de travail

– Respect du décret sur la réglementation du temps de travail (Décret n°2002-9 du 4 janvier 2002) et de la liberté de chaque agent de disposer librement de leurs RT.

  • Sécuriser les TST, dégager des marges de manœuvre en effectifs pour pallier aux aléas et remplir les missions des services. Elaborer les TST avec les ETP nécessaires au remplacement de l’absentéisme pour maladie, de la formation, du temps syndical, des congés annuels, des RT et autres, ainsi que le temps nécessaire pour remplir les missions de l’hôpital public (enseignement et recherche).

– Recrutements pour renforcer l’équipe d’évaluation des risques professionnels (médecins du travail, IDE santé travail, ingénieurs sécurité, spécialistes TMS et RPS, ergonomes par site). Respect de l’obligation de mise à jour annuelle du Document Unique, du bilan Hygiène et Sécurité, mise en place des fiches de pénibilité individuelles

– Améliorer la gestion des fiches d’incidents par le contrôle de la mise en place des mesures correctives. Retour d’information au déclarant. Moyens pour le suivi.

  • Protections des agents déclarant les évènements indésirables quelle que soit leur nature.

– Organisations du travail, permettant la mise en place de comité de retour d’expérience CREX, par mois et par services pour traiter les signalements d’événements indésirables avec informations systématiques aux instances. Respect du droit d’expression des agents.

  • Arrêt des sanctions disciplinaires déguisées notamment mutations autoritaires et incitation au départ.
  • Respect de l’accord local « charte OTT », l’objectif de sa renégociation étant de la revoir à la baisse.

 

Reconnaitre et respecter le rôle du CHSCT

  • Appliquer systématiquement le dispositif de veille CHSCT réglementaire pour les accidents de service graves permettant une meilleure analyse des causes des accidents de service, des maladies professionnelles, des risques psychosociaux et du suicide.

– Respect des préconisations des CHSCT, arrêt de l’entrave au CHSCT, pour une meilleure prévention des accidents de service, des maladies professionnelles, des risques psychosociaux et du suicide.

  • Les restructurations et réorganisations doivent toutes suivre les préconisations des CHSCT.

  • Paiement systématique et dans des délais raisonnables des frais afférents à l’activité du CHSCT lorsqu’elles incombent au CHU de Toulouse (avocats, cabinets d’experts CHSCT, huissiers…)

 

 

Prévention des Risques Psychosociaux et suicide :

  • Information systématique de la possibilité pour chaque agent qui le souhaite d’être accompagné par un représentant du personnel dans tout entretien avec la hiérarchie. Le motif de l’entretien doit être communiqué à l’agent. Ces règles doivent être connues et respectées par la hiérarchie.

Information à l’agent sur les recours en cas de harcèlement. La direction ne doit pas inciter ou couvrir les mauvaises pratiques managériales. Prise en compte et intervention de la direction pour mettre fin aux pratiques managériales pathogènes.

 

 

Respect et élargissement des droits

  • Renforcement en ETP de l’équipe de gestion des AT et absentéisme pour réduire les délais de prise en charge.
  • Fin des saisies de l’intégralité du traitement. Respect de la quotité non saisissable.
  • Afin de favoriser l’articulation vie professionnelle, vie privée nous demandons que l’institution réaffirme et rende possible la prise des jours autorisés pour « enfant malade » dans le cadre réglementaire et de la Charte OTT. De fait, nous demandons qu’il ne soit pas imposé à l’agent d’utiliser les RT lorsque les 12 jours « garde d’enfants» n’ont pas été utilisés.

  • Demande d’élargir le droit à la prise de journées « gardes d’enfants » au-delà de l’âge butoir (16 ans) pour maladie grave.
  • Arrêt des recours aux démarches administratives abusives concernant les accidents de service et incidents de service.
  • Poursuivre et développer les actions liées au développement durable : aide financière à l’accès à tous types de transports. Tri et recyclage des déchets et plan d’économie massive d’énergie notamment par un plan d’isolation des locaux. Prévention de l’exposition aux risques chimiques et agents polluants.
  • Soins gratuits aux agents et leur famille (application complète et loyale de l’article 44 du statut)
  • Compensation intégrale du jour de carence. Jour de carence non applicable pour les accidents de service déclarés.

– Aide au logement et aide à l’accès au logement pour la fidélisation des agents.

– Gratuité de l’accès au self pour nos catégories de personnel à faible revenu (CAE, CUI et autres)

– Amplitude d’ouverture de la crèche du CHU adaptée aux horaires atypiques de nos personnels. Tarifs adaptés aux revenus et places de crèches suffisantes pour les besoins des agents du CHU.

 

 

 

 

 

 

Thème 4 : Politique de communication interne et de gestion du dialogue social

 

Communication interne :

Nous faisons le constat que la gestion des projets au CHU de Toulouse est toujours faite sans réelle participation des agents, parfois sans information et sans consultation des instances représentatives ou malgré leurs avis.

La recherche « d’éléments de langage » n’est en aucun cas une solution pour une meilleure participation des agents à la gestion des projets.

 

Nos propositions

– Instaurer dans les organisations de travail, les moyens nécessaires pour organiser des réunions internes dans les services.

 

 

Dialogue social :

 

Définition : le dialogue social inclut toutes les formes de négociations, de consultations et d’échanges d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs sur des sujets d’intérêt commun.

 

 

  • Respect des instances et des travaux des instances représentatives du personnel. Respect du droit syndical notamment de la dotation en moyens nécessaires au fonctionnement syndical (détachement des agents avec compensation réelle dans les services, locaux, matériel, formations, …). Respect des délais raisonnables dans les demandes de documents afférents au fonctionnement normal des instances.

– Abandon du projet de recours à une entreprise extérieure pour le « baromètre social », les instances et représentants élus du personnel sont là pour jouer ce rôle.

 

Préavis de grève

– Affichage systématique des préavis de grève et tableaux de grévistes dans chaque service par l’encadrement de proximité. Création d’un support informatique pour la saisie des grévistes afin avoir des statistiques réelles par UA, pôle, etc. Communication immédiate du nombre d’agents requis et assignés par service aux organisations syndicales dépositaires du préavis.

– Respect de l’obligation de négociation avec les organisations syndicales dépositaires du préavis de grève.

  • Négociation systématique du service minimum en cas de grève. Les services n’ayant pas fait l’objet d’accord, le service minimum sera de fait l’effectif des dimanches et jours fériés.

  • Signature systématique d’un protocole d’accord de fin de conflit.

 

Activité syndicale

– Renégociation du protocole syndical.

 

 

 

Thème 5 : Politique managériale et gestion de l’encadrement

 

– Arrêt du recours aux « faisant fonction » cadre en poste seul sur un service.

– Reconnaissance statutaire et salariale de la qualification du cadre dès sa prise de fonction (organisation du concours à la sortie des écoles).

– Le CHU de Toulouse doit respecter le statut de la fonction publique hospitalière et ne pas choisir les agents en fonction de critères différents de la réussite au concours et du niveau de qualification.

– Par respect du droit à la formation, le CHU de Toulouse ne doit pas entraver le projet professionnel d’un agent ayant un projet d’encadrement.

– Non-application de tout principe de paiement au mérite ou à l’intéressement. Ce principe contraindra plus fortement les cadres à appliquer des politiques de restrictions.

– Formation préalable suffisante pour la sécurisation de la prise de gardes.

– Politique de formation systématique de l’encadrement et des directions aux droits fondamentaux (Statuts fonction publique hospitalière, droit des agents et droit syndical, …)

– Maintien des spécificités des filières d’origine pour les cadres.

– Respect des choix d’orientation des cadres vers l’enseignement ou l’encadrement de secteur.

– Formation spécifique des cadres, cadres supérieurs et directeurs à la prévention de la souffrance au travail.

 

Thème 6

Nous réitérons notre opposition à la gestion par pôle issue de la loi HPST.

 

 

 

Augmenter les salaires, une nécessité
Il est essentiel de garantir le pouvoir d’achat de tous les salariés dans nos établissements.
Il est urgent de prendre des mesures particulières pour les bas salaires.
Dans notre secteur de la santé, de nombreux salariés connaissent de graves difficultés financières.
Loin de tout superflu, ce sont bien des dépenses incompressibles qui sont à la hausse et grèvent les budgets : Energie, carburants, logement, santé (déremboursement de médicaments), alimentation, habillement.

Le salaire n’est pas un coût , c’est une richesse !
Il contribue notamment à financer notre système de protection sociale et constitue ainsi un élément fondamental de la solidarité. Il forme aussi la base de calcul de notre future pension.

Augmenter les salaires pour relancer l’économie !
Le salaire détermine la consommation des ménages, agit sur l’économie et l’emploi. L’augmentation des salaires sera réinjecté dans la consommation, et participera à la relance économique !

NOS REVENDICATIONS
Le SMIC à 1700 euros Brut. Il faut une refonte de toutes les grilles de salaire, de toutes les catégories, et surtout celles de la catégorie C. Nous exigeons l’ouverture immédiate de négociations pour :

  • Une augmentation significative de la valeur du point d’indice.
  • Une grille qui démarre à 1,2 fois le SMIC pour les agents qualifiés en échelle 4.
  • Une carrière linéaire sans ratio, ni quotas,
  • Un doublement du salaire sur la carrière,
  • Un rattrapage de la perte du pouvoir d’achat subi depuis 2000.
  • La reconnaissance salariale des qualifications,
  • La Prise en compte de la pénibilité de nos métiers.

TOUT LE MONDE EST CONCERNé !!!
RASSEMBLEMENT RéGIONAL

Mardi 4 Décembre
15H00
10, chemin du raisin, Devant L’ARS

NON A L’AUSTERITE EN EUROPE
POUR UNE EUROPE SOCIALE, SOLIDAIRE, ECOLOGIQUE
ET DEMOCRATIQUE

Pour la première fois, partout en Europe, des
organisations syndicales, à l’appel de la CES, et
des organisations du mouvement social ont
décidé d’agir en commun le 14 novembre, en
organisant des grèves et des manifestations
contre les politiques libérales d’austérité.
Ces grévistes et manifestants dénoncent l’adoption
à marche forcée par l’oligarchie européenne du
traité européen TSCG qui, au motif de la dette,
interdit toute politique publique de nouvelle
répartition des richesses et organise l’austérité
budgétaire pour des décennies.
La dette est, plus que jamais, utilisée comme
prétexte idéologique, pour racketter les États, et les
livrer à la spéculation bancaire. Partout en Europe,
les gouvernements programment des restrictions
drastiques contre leurs peuples pour rembourser la
dette publique. Une dette qui est pour l’essentiel
illégitime puisque créé par une baisse de la
fiscalité sur les riches et les multinationales, des
dépenses, notamment militaires, sans lien avec
l’intérêt général, et la crise due à ces mêmes
spéculateurs.
Les diktats de la Troïka (Fonds Monétaire
International, Banque Centrale Européenne, Union
Européenne) ont déjà ravagé plusieurs pays
européens, la Grèce, l’Espagne, le Portugal,
l’Irlande notamment. Ils ont pour conséquence une
mise en récession de l’économie et empêchent
toute politique volontariste de relance de l’activité et
de satisfaction de la demande sociale. Sans parler
de l’évolution vers un mode de production et de
consommation respectueux de l’environnement qui
est tout simplement passée aux oubliettes.
Réduire « les dépenses publiques » signifie
s’attaquer aux services publics en général et en
particulier à l’éducation, à la santé, à la recherche,
à la relocalisation de l’emploi, à la transition
écologique, à l’aménagement des territoires. En
France, 70 milliards d’économies sont
programmées sur le dos de nos conquêtes
sociales. Vient aujourd’hui s’ajouter le pacte de
compétitivité qui va inévitablement aggraver le
tassement des salaires, la précarité et la souffrance
au travail.
Cette dégradation des conditions de vie et la
négation de la souveraineté populaire, organisent le
divorce avec l’idée d’Europe et font le lit des
solutions réactionnaires – voire fascistes .
Contre les vautours de la finance et les politiques
qui les soutiennent, exigeons la solidarité et la
coopération entre les peuples. Par ce meeting, et
dans le prolongement de la mobilisation
européenne du 14 novembre, montrons que la
résistance et les réponses alternatives au
capitalisme existent.
Elles passent par la stricte mise sous contrôle
démocratique de la finance internationale, une
autre répartition des richesses, une construction
démocratique et l’organisation de la transition
écologique pour bâtir une Europe sociale, solidaire,
démocratique et respectueuse de la planète.

MEETING UNITAIRE
JEUDI 29 NOVEMBRE 20H30
Hall 8 Parc des Expos
Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique CAC 31: ATTAC, CGT, FSU, Solidaires, EELV, Front de Gauche (CA,
FASE, GA, GU, PCF, PCOF, PG), NPA et les comités locaux

Les intervenants seront dans l’ordre:

Des syndicalistes de Sanofi,

Esther Jeffer → ATTAC

Sara Rocha → PortugaisEs contre la dette,

Les syndicats → FSU-CGT-Solidaires à 3 voix,

Viki Skoumbi → Syriza

J-L Mélenchon → FdG,

Philippe Poutou → NPA,

Gérard Onesta → EELV.

C’est avec une grande satisfaction que nous avons pris connaissance du communiqué de Monsieur Mabileau, DRH de l’établissement. Il informe que le Directoire, en séance du 26 octobre 2012, a revu certaines mesures du Plan de Retour à l’Equilibre Financier (PREF). A savoir, le plus important : Les agents concernés conservent le choix personnel, plein et entier, de rester en 37h30 et de bénéficier de 15 jours de RTT. Depuis l’AG du 11 octobre 2012 les agents ont été sans relâche à de multiples rassemblements (envahissement du bâtiment administratif, CTE, AG du directeur du 18 et 19 octobre, CME, Conseil de Surveillance,…). Nombreux ont répondu présents ! C’est donc la détermination du personnel qui a permis d’aboutir à la marche du dimanche 28 octobre de l’hôpital jusqu’à à la mairie de Poissy, marche dont le succès a été largement reconnu (plus de 200 manifestants !). Une première victoire est remportée mais les agents restent vigilants face à d’autres attaques qui pourraient attenter à nouveau aux conditions de travail !

La santé est la grande oubliée du débat général, le parlement vient de voter une nouvelle loi d’austérité avec le vote du budget de la sécu qui ne permet même pas de reconduire les moyens de l’an dernier.
Partout en Europe l’austérité a des conséquences sur la santé des peuples et la journée du 14 novembre sera une journée de forte mobilisation à l’échelle européenne (Espagne, Grèce, Portugal, …)
En ce qui nous concerne, l’austérité à l’Hôpital nous l’appelons Hostérité ! Et nous appelons les hospitaliers à la grève contre ces mesures.
– L’Hostérité, C’est 650 millions d’euros de coupe sur les budgets des hôpitaux au niveau national c’est à dire 15.000 suppressions de postes dans nos hôpitaux.
– L’Hostérité, c’est le déficit d’accès aux soins qui engorge les hôpitaux (maternité, dépassements d’honoraires)
– L’Hostérité, c’est 13,5 millions d’euros de coupe sur le budget du CHU de Toulouse, pour l’instant !
– L’Hostérité, c’est des directions qui appliquent les restrictions sans prendre en compte l’impact sur les conditions de travail et de soins en contraignant le personnel à faire face à l’augmentation de la charge de travail et à subir des conditions de travail déplorables.
– L’Hostérité, c’est le jour de carence (170 millions d’euros économisé au niveau national sur le dos des agents malades)
– L’Hostérité, c’est les 12h, les 10h, …  (entre 10% et 30% de personnel économisé)
– L’Hostérité, c’est le gel des salaires (Ex : les catégories C sont au SMIC jusqu’au 7ème échelon) ce sont  les agents qui travaillent ailleurs pour arrondir leur fin de mois
– L’Hostérité, c’est le non remplacement des absences à 100%, le rappel sur les repos, c’est la fin de nos pauses repas, c’est faire les transmissions sur nos heures personnelles, …
– L’Hostérité, c’est des restructurations hospitalières et mutualisations organisées pour baisser le personnel et augmenter l’activité.
– L’Hostérité, c’est les RT qu’on ne peut pas prendre, c’est 2 week-end sur 3 travaillés, c’est les heures supplémentaires,.
– L’Hostérité, c’est les plannings à flux tendu qui nous «montent» les uns contre les autres à la moindre absence, cadres/personnels, personnel/personnel.

Mais demain l’Hostérité, ça peut être l’arrêt de la prime, de l’avancement comme dans d’autres hôpitaux…

Nous appelons tous les services du CHU à se mettre en GREVE le 14 novembre
(rappel : 1h posée = 1h retenue, 2h posées = 2h retenues …) et rejoindre la
manifestation EN TENUE !!!
appelée par la CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires
14 NOVEMBRE 2012 – 14h
ARNAUD BERNARD