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Hôpital Garonne : Les familles embauchent pour compenser le sous-effectif

Les grévistes manifestaient hier place du Capitole dans le cadre de la journée d'action pour la sauvegarde du service public./Photo DDM NSAsource : la dépêche du midi

Les grévistes manifestaient hier place du Capitole dans le cadre de la journée d’action pour la sauvegarde du service public./Photo DDM NSA

La grève des personnels des services de gériatrie du CHU lève le voile sur l’intervention à Casselardit de personnes étrangères aux services et payées par les familles

La grève illimitée observée depuis hier par une partie du personnel des unités de gériatrie du CHU de Toulouse porte dans la rue et à la connaissance de tous, les questions d’effectifs qui alourdissent depuis des mois la charge de travail des soignants. Mais à l’unité de soins de longue durée de l’Hôpital Garonne, à Casselardit, les familles des résidents n’ont pas attendu cette grève pour compenser sur leurs propres deniers, les carences en personnel qui nuisent au confort des malades.

« C’est propre et les soins sont corrects, note en préambule le proche d’un octogénaire atteint de la maladie d’Alzeihmer, mais là où ça pêche, en revanche, c’est sur le manque de personnel. La famille de mon beau-père a été obligée de salarier une personne qui vient l’aider à manger certains soirs parce que le personnel n’a pas le temps de s’en occuper correctement. Cette femme intervient deux fois par semaine. Le reste du temps c’est la famille qui assure une présence à tour de rôle. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir adopté cette solution ».

Contactée par téléphone, Valérie Ponce-Prètre, directeur délégué au pôle gériatrie du CHU, affirme ne pas être tenue au courant de cette situation : « Le fait que des familles salarient des gens pour administrer les repas n’a pas été porté à ma connaissance. Mais si c’est vrai, c’est très grave car c’est totalement illégal. » La responsable de l’établissement reconnaît toutefois que deux familles ont été autorisées à salarier une personne de compagnie pour accompagner leurs proches en promenade, « mais pas pour les repas. » Après le décès d’une de ces deux personnes, une seule famille serait aujourd’hui dans cette situation. Une salariée gréviste confirmait hier que « sur un étage qui compte une quarantaine de résidents, dont plus de la moitié sont en aide partielle ou totale au repas, les trois aides-soignantes affectées à l’étage lorsque les effectifs sont au complet en sont réduites à intervenir a minima au début et à la fin des repas. »

Pour le personnel soignant, le sous-effectif qui s’est aggravé au cours du dernier mois en raison de nombreux arrêts de maladie impacte directement la santé des résidents car « nous sommes parfois contraints de recoucher les malades dès la fin de l’après-midi, ce qui n’est vraiment pas bon pour une personne qui a déjà perdu ses repères. »

Un commentaire

  1. aude

    merci de nous faire connaitre toutes ces infos régulièrement qui sont malheureusement pas très optimistes… mais réalistes au moins! Comme ça on garde les yeux ouverts sur la réalité!!
    J’ai bien apprécier aussi de lire dernièrement l’article d’une infirmière remplaçante qui témoignait de son expérience dans les cliniques! Scandaleux le buisness qu’elles se font!! L’Etat est complice et en plus il les arrange pour ne pas qu’elles perde de l’argent en prenant en compte les activités peu lucratives! Ce pays va mal! Quand est-ce que ça changera! Si déjà ça change un jour!
    Sinon je vois qu’il y a de sérieux problèmes en gériatrie, là ou je retournerai travailler, après mon congés parental, ça me donne encore plus envie de retourner bosser!
    Sur-ce, a plus
    Aude, syndiquée CGT

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