À l’hôpital, les infirmiers « n’y arrivent plus »


source : la dépêche du midi
Les infirmiers des urgences psychiatriques se sont symboliquement enchaînés hier devant l'Hôtel-Dieu./Photo DDM Xavier de FenoylLes infirmiers des urgences psychiatriques se sont symboliquement enchaînés hier devant l’Hôtel-Dieu./Photo DDM Xavier de Fenoyl

La banderole est toujours la même. Leur mobilisation aussi. Le personnel des urgences psychiatriques du CHU de Toulouse, en grève depuis le 12 juillet, a manifesté une nouvelle fois son malaise hier. Enchaînés symboliquement devant l’Hôtel-Dieu, infirmiers, aides-soignants et agents hospitaliers se sont également invités au conseil de surveillance du CHU. « Nous avons les mains liées. Nous n’avons plus les moyens d’accueillir et de prendre en charge les patients et leur entourage de manière décente » martèlent les infirmiers du service qui réclament des effectifs et une prime de risque. Après les priorités établies par la direction du CHU la semaine dernière (lire La Dépêche du 8 octobre 2011), le conseil de surveillance a décidé d’écrire à l’ARS (agence régionale de santé) « pour appuyer la réflexion sur les filières d’aval et la libération de lits pour les malades ».

À Rangueil, la mobilisation des infirmières du bloc H3 R2 en était hier à son premier jour. Avec 100 % de grévistes. « Après un été d’enfer et le déménagement dans le nouveau bâtiment, nos conditions de travail se sont dégradées. Dans cet environnement neuf, à la pointe de la technologie, elles auraient dû s’améliorer. Mais, avec plus de salles d’opération, l’activité a augmenté et nous manquons d’effectifs. On n’y arrive plus », expliquent les infirmières qui réclament « une reconnaissance salariale légitime » et évoquent la fermeture temporaire d’une salle d’opération pour combler les trous dans le planning. Cette dernière proposition est à l’étude à la direction du CHU. « C’est peut-être mieux que des grèves et des assignations qui créent de la tension chez les personnels », concède Hervé Léon, directeur adjoint. Il ajoute : « Dans ce nouveau bâtiment, il y a des réglages à mettre en place. Quant aux effectifs, on a encore deux mois difficiles à tenir, jusqu’à la sortie des promotions des écoles d’infirmiers. Comme l’an dernier, on recrutera certainement plus pour tenir plus longtemps et faire face aux nombreux congés maternité ».

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