Pour pouvoir virer une secrétaire en CDD,il a été décidé qu’une infirmière ferait de l’accueil !
La direction est-elle devenue folle ?

A chaque collègue viré, voilà ce que vous verrez :

SERVICE DE RADIOPEDIATRIE EN GREVE

La totalité du personnel du service de la radiologie de l’hôpital des enfants a décidé de se mettre en grève à partir du lundi 27 octobre.

La volonté croissante de supprimer des postes et de dégrader la qualité des soins est insoutenable. Notre collègue secrétaire n’aura pas son contrat renouvelé dans notre service alors qu’elle est compétente et que les manques sont flagrants. De retour dans le service après une longue maladie, notre infirmière ne fera plus son métier mais un service d’accueil, qui par ailleurs, n’est en rien adapté à son état santé.

Toutes deux veulent faire leur travail mais sont victimes du management autoritaire de notre direction, qui n’a qu’un objectif en tête : réduire les coûts sans se soucier des besoins des malades ni de la généralisation de la précarité au sein du personnel.

Ni nous, ni les malades n’avons demandé la tarification à l’activité, la gestion par pôle, les réductions budgétaires et encore moins la privatisation rampante de l’hôpital.
Il est hors de question que nous en soyons les victimes.

Nous voulons :
– l’aménagement de son poste d’infirmière à notre IDE
– La stagiairisation et le maintien dans le service de notre collègue secrétaire

La situation est commune a tous les services et nous proposons à toutes et tous, personnels et usagers de se joindre à nous…

Lundi 27 octobre 2008
Rassemblement
13h00
A l’entrée de l’Hôpital des enfants – Purpan
(entre Paule De Viguier et l’Hôpital des Enfants)

contact : radiopediatriechu31@gmail.com

Forts de la mobilisation du 25 septembre dernier, les syndicats CGT, SUD, CFDT, FO ont appelé hier les personnels du CHU de Toulouse à une deuxième journée de grève et d’action pour réclamer, une fois de plus, « une indispensable rallonge budgétaire ». Cette demande avait été refusée lors de l’entretien que les organisations syndicales avaient eu avec la direction générale du CHU le 26 septembre, et c’est donc toujours sur le thème de « trop c’est trop », allusion aux «dégradations continues des conditions de travail dans les établissements hospitaliers publics », que plusieurs centaines de personnes, syndicalistes et militants d’Act Up, se sont rassemblées en début d’après midi dans la grande cour de l’Hôtel-Dieu où se tenait le conseil d’administration du CHU présidé par Pierre Cohen. Cette rallonge budgétaire est justifiée, selon les syndicats par « un manque de personnel qui devient criant ».

Ainsi, font remarquer les personnels « les effectifs demeurent constants alors que les chiffres officiels font apparaître pour l’an passé, par exemple, une augmentation de l’activité hospitalière, et donc de la charge de travail, de 3 à 5% selon les services ». Bref, le titre, acquis depuis trois ans et réitéré pour 2008 de « meilleur CHU de France », attire de plus en plus de patients… sans que « l’intendance suive ».

A tel point que le CHU accuserait aujourd’hui, « un déficit d’un millier d’emplois», toujours selon les syndicats. Résultat, et pour faire marcher la machine, «la direction a remis en cause la charte sur l’organisation du travail au travers d’un insupportable bouleversement des horaires de travail qui, sous forme d’assignations abusives, conduit à une surcharge épuisante». Arguments entendus par les élus puisque le conseil d’administration a adopté à la majorité un vœu reprenant les deux points : rallonge budgétaire et respect de la charte horaire. Une réunion intersyndicale devrait se tenir aujourd’hui afin de faire le point sur le mouvement en attendant le comité technique prévu pour le 17 octobre.

Depuis cet été, il règne une certaine effervescence dans les différents secteurs du Centre hospitalier universitaire de Toulouse. Les syndicats CGT, Sud, FO et CFDT ont organisé plusieurs assemblées générales rassemblant à chaque fois, même en juillet-août, 100 à 150 personnes sur chacun des trois sites du CHU (Purpan, Rangueil et Larrey). Le mécontentement concerne les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Dernier exemple en date : fin juillet, la direction a imposé des journées de douze heures dans deux services de soins de l’hôpital des enfants, en Réanimation et aux Urgences pédiatriques.

Comme les horaires sont largement au-dessus des horaires prévus par la charte locale du travail, conclue avec les syndicats, la direction a essayé d’obtenir l’accord de la majorité du personnel concerné. Non sans mal d’ailleurs puisqu’aux Urgences, elle a dû procéder à pas moins de trois « référendums ». L’encadrement a fait miroiter un moins grand nombre de journées et moins de week-ends travaillés. Mais la pénurie de personnel est telle qu’au moindre accroc, comme un simple arrêt maladie, les roulements promis ne sont pas tenus. La majorité du personnel, qui n’a plus tout à fait ses 20 ans, ne se sent pas, à juste titre, de subir le stress du travail pendant douze heures d’affilée.

Dans certains services, il serait question de réduire l’horaire actuel – majoritairement 7 h 42 par jour – mais ailleurs on passerait à des journées de neuf heures. Et le tout s’accompagnerait de la suppression de plusieurs jours de RTT, ce qui inquiète particulièrement la majorité du personnel, toutes catégories et services confondus. Tout cela évidemment pour économiser des postes, alors que l’activité ne cesse d’augmenter.

Le CHU de Toulouse a été l’hôpital pilote pour la mise en place de la T2A (tarification à l’activité), nouveau système de financement destiné à serrer les cordons de la bourse aux hôpitaux, et dont on voit aujourd’hui les conséquences : budgets en régression, postes gelés ou supprimés alors que l’activité augmente. Aussi, le jeudi 25 septembre, la journée de grève organisée par l’intersyndicale a été bien suivie. Plus de 300 personnes se sont retrouvées devant les locaux de la direction à l’Hôtel-Dieu, avant de partir manifester dans les rues du centre-ville pour sensibiliser les usagers. Les selfs de La Grave et de Rangueil étaient fermés, ce qui ne s’était pas vu depuis quinze ans.

Pour l’instant, la direction persiste dans sa volonté de faire appliquer les douze heures « en douceur ». Mais de nouvelles actions et assemblées générales sont prévues dans les jours qui viennent, afin de faire échec à l’émiettement des horaires et des conditions de travail, sur fond de dégradation générale.

Source: Lutte Ouvrière n°2096 du 3 octobre 2008

AFP/ Une centaine de personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se sont rassemblées jeudi à Créteil à l’appel des syndicats SUD-santé et CGT pour protester contre le projet de « démantèlement de l’AP-HP », a-t-on appris de sources syndicale et policière.

Vêtus de leur blouse blanche, les manifestants ont alerté les usagers à propos des « menaces » pesant selon eux sur le service public de santé, avec des « regroupements de service » envisagés à l’AP-HP, a dit à l’AFP Olivier Fichet, délégué syndical SUD-santé à l’hôpital gériatrique Emile-Roux à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne).

Ils ont recueilli plus de 1.000 signatures pour une pétition appelant à « sauver l’hôpital ».

Outre Emile-Roux, les manifestants étaient venus des hôpitaux Henri-Mondor et Albert-Chenevier de Créteil, ainsi que de l’hôpital Joffre-Dupuytren de Draveil (Essonne).

Le 2 octobre, entre 2.000 et 4.000 personnes avaient manifesté à Paris pour les mêmes raisons. Une réunion de tous les délégués syndicaux de l’AP-HP est prévue vendredi à l’hôpital Necker à Paris pour décider de la suite du mouvement.

Lors du CHSCT Purpan bas du 17 juin 2008, des propositions pour la mise en place d’horaires en 12 heures au sein des urgences pédiatriques et de la réanimation néonatale ont été présentées.

Les représentants syndicaux présents à ce CHSCT et siégeant au CTE (CGT – CFDT – FO – SUD) ont exigé que cette question soit soumise au CTE pour avis et ce, dans les délais légaux comme la loi et le règlement intérieur du CTE le prévoient.

Il est d’autant plus important que ce dossier soit présenté à cette instance puisque celui-ci recèle de nombreuses anomalies.

La direction par courrier du 1er juillet adressé au Secrétaire du CTE a décidé de passer outre et de mettre en place cette nouvelle organisation du travail. Face à cela les représentants de l’intersyndicale au CTE ne siègeront pas.

DROLE DE CONCEPTION DU DIALOGUE SOCIAL !!!
Ce dossier doit être examiné en CTE et CHSCT Central, car c’est une nouvelle organisation de travail dérogatoire à la loi qui risque d’être étendue à d’autres secteurs du CHU. Qu’en sera-t-il après, avec une organisation en 12 heures ?? Nous appelons tous les personnels à être vigilants et à refuser les fausses solutions. Faisons respecter le dialogue social et le rôle des instances.

Toulouse, le 10 juillet 2008

Laissez nous un message !

Signalez nous:

– Des assignations abusives (pendant une grève l’effectif de service minimum doit être l’effectif du week-end !)

– Des conditions de travail dégradées pour le CHSCT

– Vos propositions d’articles pour ce blog.

– Votre désir d’adhérer à la CGT. (Remplir le bulletin d’adhésion, télécharger le en PDF (438 Ko),

– Les problèmes que vous rencontrez collectivement.

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Source / auteur : http://www.smg-pratiques.info/

Ce projet accélère le transfert des activités « rentables » de l’hôpital public vers le secteur privé. Il développe l’activité libérale des médecins au sein de l’hôpital public avec paiement à l’acte et mise en place de statut de droit privé. Il laisse intacte la question du financement de l’hôpital public, lieu indispensable pour la prise en charge des pathologies lourdes et complexes et pour l’accès aux soins de tous.

Il n’agit pas sur les actuelles inégalités financières et territoriales d’accès aux soins ; bien au contraire, il les renforce, car la fermeture de services d’hôpitaux publics obligera les patients à consulter en cliniques privées sans garantie de tarifs opposables. Il ne donne pas les moyens d’une autre organisation des soins qui permettrait la création de véritables « maisons de santé de proximité » [1] coordonnés avec les soins plus spécialisés et l’hôpital public.

Un échelon régional de coordination de la politique de santé, tel que les Agences Régionales de Santé, aurait pu être intéressant dans le cadre d’un fonctionnement réellement démocratique des institutions. Cela supposerait aussi la volonté politique d’étudier et repérer les causes environnementales des maladies, de mettre en place des politiques publiques permettant d’y remédier, et de réduire ainsi les inégalités sociales et territoriales de santé, mais actuellement rien n’est prévu en ce sens.

Ce projet doit être dénoncé par tous ceux qui ont à cœur l’accès aux soins des patients, le maintien d’une Assurance maladie solidaire et d’un service public hospitalier de qualité.

Dossier complet sur le site du SMG

Syndicat de la médecine générale

Contacts :
- Marie Kayser : 06 86 55 80 02
- Didier Ménard : 06 07 16 57 78
- Elisabeth Pénide : 06 81 14 31 90

Notes:

[1] Dossier : http://www.smg-pratiques.info/-Analyse-sur-les-maisons-de-sante-.html